lundi, août 07, 2006

Lettre à des Israéliens

"Que vous a rapporté votre inflexibilité ? La terreur aux portes de vos maisons, un univers enfermé, hostile à toute différence : le contraire de la pensée juive universelle qui nous a tant donné"
de Dominique Eddé

Vos choix, à l’heure qu’il est, nous concernent tous. Je m’adresse ici à ceux d’entre vous qui approuvent cetteguerre. Plus de 80% du peuple israélien. Au nom de votre sécurité, vous avez donné à vos gouvernants le droit de mettre à terre deux peuples et deux pays, la Palestine et le Liban. Sur quoi se fonde votre confiance renouvelée dans le pouvoir des bombes ? En quoi cette vision de soi sans l’autre est-elle une manière d’affronter la réalité, de protéger votre avenir ?
Si seulement vous saviez le montant de violence et de haine que sèment vos chars et vos avions, si vous saviez le long chemin que tant d’entre nous, vos voisins, ont fait pour vous comprendre, vous connaître, vous reconnaître, vous auriez peur de votre peur, peur du fourvoiement qu’elle vous inspire.
Vous useriez de la force écrasante qui est la vôtre pour ne confier la paix qu’à l’application du droit : au retrait de vos troupes de tous les territoires occupés, au démantèlement de toutes les colonies, au respect de la légitimité du gouvernement palestinien. Le recours àla toute-puissance militaire ne vous a-t-il pas donné la preuve en Palestine, ainsi qu’à vos alliés américains en Irak, de son impuissance à mettre la réalité au pas de vos désirs ?
Vos gouvernants ont beau mettre le feu au paysage qui vous effraie, plus ce paysage brûle, plus il vous fait peur.
La réalité que vos chars et vos avions prennent pour cible - vies humaines, maisons, routes, villes et villages -, à peine l’avez-vous démolie qu’elle vous échappe. Si tangible, si spectaculaire soit-elle, la conquête qui est à la portée de vos soldats est un leurre. C’est, certes, une domination de l’espace, mais le temps ? Comment espérez-vous l’atteindre ?
C’est pourtant lui votre ennemi, c’est lui qu’il vous faut amadouer, apprivoiser. Car cet espace, quoi que vous fassiez, est habité par un monde qui survit à ses morts et qui n’est pas le vôtre. Plus vous le détruisez, le rasez, l’effacez, plus sa mémoire grandit et setransforme en haine. D’elle, de cette mémoire embrasée, vous ne pourrez jamais vous faire obéir. Si loin soit-elle de la vôtre, plus rien ne sert de la nier et de lui faire porter le crime qui fut perpétré contre votre peuple. Ce n’est pas ici, c’est en Europe que le peuple juif a enduré l’horreur. Et c’est encore là-bas qu’un certain nombre de vos alliés, au prétexte de vous défendre, ne soutiennent vos guerres que pour mieux s’acquitter de leur culpabilité. Ne vous laissez pas berner par le silence approbateur du monde. Ralliez plutôt vos dissidents qui seront un jour l’honneur de votre histoire.
Les mouvements islamistes vous font peur ? Le Hamas et le Hezbollah vous menacent ? Il vous faut en finir, les rayer de la carte, les arracher comme des arbres, jusqu’aux dernières de leurs racines ? Vous ne pouvez pas, vous ne pourrez pas y parvenir. Voyez l’Irak démembré, décomposé, soumis depuis trois ans au rythme quotidien de ses plusieurs dizaines demorts et de blessés. Voyez maintenant le Liban, sur lequel votre armée s’acharne de tous côtés. Quel trophée vous attend à l’horizon des morts et de l’exode que vous causez ? Aucun.
La presque totalité de la population chiite libanaise - soit près de 40% du peuple - soutient le Hezbollah, qui, souvenez-vous, est né en 1982 pour résister à la première invasion du Liban par vos troupes. Depuis, ce n’est plus seulement un parti armé, c’est une organisation sociale, politique, économique, un mode de pensée, une force incontournable.
Celle-ci, bien qu’alliée à l’Iran, n’est en aucun cas un corps étranger au Liban, elle en est désormais, que cela vous plaise, que cela nous plaise ou pas, une partie constituante, déterminante. Rêver son éradication à coups de bombes, c’est rêver de faire marcher un homme en lui coupant les jambes.
C’est aussi exposer le Liban aux risques d’une nouvelle guerre civile. Seul le temps - encore lui- permettait, aurait peut-être permis, le lent réajustement des équilibres interlibanais. Votre Etat n’a cessé d’essayer, durant les cinquante-huit ans de son histoire, de troquer l’application du droit contre celle de la force. En est-il plus avancé ?
A présent, faisons les comptes. Mettons provisoirement de côté la souffrance endurée, une décennie après l’autre, par les Palestiniens, oublions un instant le droit du Liban, à n’être pas qu’un champ de ruines, qu’avez-vous gagné, vous, peuple israélien, à ne renoncer à rien ? Ou alors, si, soyons juste, vous avez renoncé au Grand Israël, mais en échange de quoi ? De quel territoire morcelé, de quelle invivable prison pour les Palestiniens ? Et pour finir, que vous a rapporté votre inflexibilité ? Quoi d’autre que la terreur aux portes de vos maisons ? Quoi de plus qu’un univers enfermé, hostile à toute différence : le contraire de la pensée juive universelle qui nous a tant donné ? class=spip>Vos ennemis de la veille - les Arabes - sont défaits, totalement défaits. Ce monde qu’on appelait « le monde arabe » et que vous perceviez, de loin, comme la pire des menaces, il n’est plus que l’ombre de lui-même. Son peu d’existence, il ne la doit plus désormais qu’à sa langue, qui, soit dit en passant, n’est pas sans rapport avec la vôtre. Ses autres liens et ressorts n’ont plus d’existence. Ils sont politiquement morts. Ni les guerres du Golfe, ni les guerres du Liban et de l’Algérie, ni celles de la Palestine et de l’Irak, ni, aujourd’hui, votre réinvasion de ce pays harcelé qui est le mien, n’ont provoqué le moindre mouvement de solidarité arabe. class=spip>Vos ennemis de la veille - les Arabes - sont défaits, totalement défaits. Ce monde qu’on appelait « le monde arabe » et que vous perceviez, de loin, comme la pire des menaces, il n’est plus que l’ombre de lui-même. Son peu d’existence, il ne la doit plus désormais qu’à sa langue, qui, soit dit en passant, n’est pas sans rapport avec la vôtre. Ses autres liens et ressorts n’ont plus d’existence. Ils sont politiquement morts. Ni les guerres du Golfe, ni les guerres du Liban et de l’Algérie, ni celles de la Palestine et de l’Irak, ni, aujourd’hui, votre réinvasion de ce pays harcelé qui est le mien, n’ont provoqué le moindre mouvement de solidarité arabe.
Certains d’entre vous y voient peut-être le signe d’une première victoire. Ils auraient tort. Car ce monde vaincu, fini, décomposé, a donné à Israël, ainsi qu’aux grandes puissances, la mauvaise habitude de marcher au rythme et à la cadence que ceux-ci leur imposaient. Bon gré mal gré,il a, depuis la fin de l’Empire ottoman, réglé sa montre à l’heure occidentale, adopté un calendrier qui n’était pas le sien.
Cette marche forcée ne fut pas, loin de là, le seul motif de ses naufrages mais elle y a contribué. Quoi qu’il en soit, le religieux, revenu en force sur la scène politique, a pris désormais le relais de l’arabisme. Et ce nouvel Orient déboussolé est, encore une fois, bien trop compliqué pour se laisser forger comme du métal par la seule volonté du couple israélo-américain et par le feu des bombes.
La plupart des régimes arabes, que n’épuise aucun adjectif - répressifs, mensongers, traîtres et corrompus -, sont en état de survie artificielle. C’est l’islamisme qui prend désormais un peu partout, sous des formes diverses, le relais de l’arabisme. Ce fait vous déplaît ? A bien d’entre nous aussi, figurez-vous. Quand je dis « nous », je pense à tous ceux qui, dans les pays arabes, se sont battus enfaveur d’une citoyenneté qui transcende les appartenances communautaires.
Pour des millions d’hommes, ce raz de marée signe une énorme défaite. Il n’empêche : le principe de réalité n’est pas une image que l’on efface en appuyant sur la gâchette.
Les équilibres ou les déséquilibres au sein de l’Islam, est-ce à vous ou est-ce aux musulmans eux-mêmes d’en décider ? Car le temps des islamistes, je me répète, n’est plus à la merci du vôtre. Vous aurez beau poursuivre leurs hommes de ville en ville, de pays en pays, les heures et les années qui sont les leurs n’ont plus de comptes à vous rendre. Tendez l’oreille, et comparez les discours arabes du siècle dernier avec ceux des actuels chefs religieux. Le débit des premiers est pressé, survolté, branché sur l’Occident, le second est lent, calme, indifférent à vos sommations, à vos ultimatums.
Les islamistes ont donné un énorme coup de frein à la marche de l’histoire.Contre cette nouvelle horloge, vos bombes ne peuvent rien.
Votre compréhension, en revanche, votre juste appréciation du court et du long terme peut initier un mouvement qui protège vos droits sans détruire les nôtres ; mieux : qui fasse de votre pays un pôle autour duquel se rallier, une démocratie ouverte et non pas un vase clos fondé sur la conscience abusive d’une supériorité intrinsèque. Le pari est risqué ? Certes. Il est déjà trop tard ? Peut-être. Mais y a-t-il une autre voie qui ne soit suicidaire ?
Née à Beyrouth, Dominique Eddé, qui vit aujourd’hui à Paris, a publié :
En 1989 « Lettre posthume » chez Gallimard En 1992, « Beyrouth centre-ville » (Cyprès) En 1999, « Pourquoi il fait si sombre ? » (Seuil) Son dernier roman, « Cerf-volant », a été publié en 2003 dans la collection l’Arpenteur chez Gallimard
aloufok.net/article.php3?id_article=3297
De : Dominique Eddélundi 7 août 2006 (21h09)
Bellaciao

Partager

Israël intensifie son offensive


Israël a intensifié lundi son offensive meurtrière au Liban, où le premier ministre Fouad Siniora, en larmes, a imploré l'aide des pays arabes pour obtenir un cessez-le-feu immédiat pour son pays, frappé par de nouveaux bombardements qui ont tué plusieurs dizaines de civils. L'aviation israélienne, au 27e jour d'une guerre qui a déjà fait un millier de morts côté libanais, a pilonné sans relâche le Liban, larguant ses obus sur les routes et les villages du sud du pays, de la plaine de la Bekaa à l'est et sur la banlieue sud, déjà en ruines, de Beyrouth, bastion du parti chiite Hezbollah. Une trentaine de civils ont été tués, selon des bilans de la police.

M. Siniora, accusant violemment Israël devant les chefs de la diplomatie des pays arabes réunis à Beyrouth, avait en outre annoncé la mort de 40 personnes dans un bombardement sur le village de Houla au Liban sud, avant d'admettre que le bilan n'était que d'un mort.
«Le dernier massacre a eu lieu il y a quelques heures, c'est un carnage épouvantable à Houla où plus de 40 martyrs sont tombés», avait lancé le premier ministre.
«Il s'est avéré qu'une personne a été tuée. On avait pensé que tout l'immeuble s'était effondré sur 40 personnes. Dieu merci ils ont été sauvés», a-t-il déclaré quelques heures plus tard. Le premier ministre avait fait cette annonce devant les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe, réunis en urgence pour soutenir le Liban, qui a rejeté dimanche une proposition franco-américaine de résolution devant le Conseil de sécurité de l'ONU visant à faire cesser les combats entre Israël et le Hezbollah.
M. Siniora a annoncé en fin de réunion que les ministres avaient apporté leur soutien sans équivoque à son propre plan de sortie de crise. Mais peu avant, il avait éclaté en sanglots en implorant l'aide des pays arabes pour obtenir «un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel», ainsi qu'un retrait rapide de l'armée israélienne et le déploiement jusqu'à la frontière israélo-libanaise des soldats libanais, épaulés par un contingent renforcé des Casques bleus de l'ONU au Liban sud. Le projet franco-américain ne fait au contraire pas mention d'un retrait des troupes israéliennes du sud du pays, où Israël a déployé environ 10 000 hommes ces dernières semaines.
Le Liban craint une nouvelle occupation de ce territoire dont Israël s'était retiré en 2000, laissant le champ libre aux miliciens chiites du Hezbollah. Pour tenter d'obtenir une modification du projet franco-américain, une délégation de la Ligue arabe, conduite par son secrétaire général Amr Moussa, devait partir lundi pour New York, selon une source officielle libanaise.
À l'encontre des tentatives d'apaisement des Occidentaux, l'état-major israélien a proposé lundi d'intensifier ses opérations militaires au Liban, où Israël a lancé depuis le 12 juillet son offensive aérienne et terrestre visant à neutraliser les bases du Hezbollah et à faire cesser les tirs de roquettes du parti chiite sur le nord de son territoire.

Le premier ministre Ehud Olmert et le ministre de la Défense Amir Peretz devaient décider s'ils acceptent cette approche. Quoi qu'il en soit, les bombardements de lundi ont été particulièrement meurtriers, avec au moins 34 civils tués. Ainsi 14 corps ont été retirés des décombres d'un pâté de maisons détruites par l'aviation israélienne à Ghaziyé, sur le littoral au sud de Saïda, principale ville du Liban sud.
Sept autres personnes sont mortes sous les décombres de leur maison, détruite dans un raid mené à l'aube sur Ghassaniyé, autre village au sud de Saïda, tandis que cinq civils ont été tués dans un bloc de trois immeubles qui s'est effondré après deux raids successifs à Tyr, ville portuaire de Liban sud complètement coupée du reste du pays. Dimanche, Israël avait vécu sa journée la plus sanglante depuis le 12 juillet, avec quinze Israéliens, dont douze soldats, tués dans le nord du pays sous les roquettes du Hezbollah.
Après la mort des 12 militaires, «il est évident que nous révisons nos positions», a déclaré lundi à l'AFP un responsable militaire israélien. «Il faut une occupation de deux à trois semaines d'une zone de sécurité au Liban sud, puis un nettoyage de ce secteur pour diminuer sensiblement les tirs de roquettes à courte portée», a affirmé de son côté le ministre sans portefeuille Eytan Cabel. Le ministre israélien de la Sécurité intérieure, Avi Dichter, a expliqué que «l'objectif numéro un est de faire cesser les tirs de roquettes ou de les réduire au minimum».
«Dans ce but, aucune limite de temps n'a été fixée à l'armée qui poursuivra ses opérations sans avoir à tenir compte d'un cessez-le-feu aussi longtemps qu'il n'aura pas été instauré», a-t-il ajouté. Et Israël a décrété lundi soir un couvre-feu à 22h00 dans le sud du Liban. L'exigence par le Liban d'un retrait israélien du Liban sud dès la cessation des hostilités rencontre l'opposition de l'État hébreu, qui ne souhaite retirer ses soldats qu'après le déploiement d'une force multinationale, et a prévenu que ses opérations militaires se poursuivraient d'ici là.

Outre la délégation arabe, plusieurs ministres des Affaires étrangères des pays membres du Conseil de sécurité, dont la secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice, sont attendus mardi à l'ONU pour parler du Liban. Les États-Unis ont souhaité lundi qu'une résolution de l'ONU soit adoptée le plus vite possible, tout en reconnaissant qu'il faudrait encore un peu de temps pour dissiper les objections israéliennes et libanaises. «Nous allons coopérer avec nos partenaires pour présenter la résolution le plus vite possible», a dit le président George W. Bush, tout en affirmant comprendre que les «les deux parties (libanaise et israélienne) ne vont pas être d'accord avec tous les aspects de la résolution». Condoleezza Rice a pour sa part estimé que le projet franco-américain constituait une «base solide» pour un règlement, mais a dit elle aussi qu'il faudrait «prendre un peu de temps» pour dissiper les objections de part et d'autre.
Photo AFP
07 août 2006
Cyberpresse


Notes les plus récentes

Israël intensifie son off...
Israël a intensifié lundi son offensive meurtrière au Liban, où le premier ministre Fouad Siniora, en larmes, a imploré l'aide ...

Munitions anti-bunkers en...
Guerre du Liban : Munitions anti-bunkers envoyées en secret en Israël par les USA - il manifesto.Un stock d’armes de précision est ...

SOURIS GRISES ISRAÉLIENNE...À l’heure où le Liban et la Palestine sont sauvagement agressés, et qu’une campagne internationale est lancée pour dénoncer les crimes ...


Le poignard dans le dosAu-delà de l’arrogance et du mépris pour l’adversaire, il y a un problème militaire fondamental : il est tout simplement impossible de ...

190 martyrs palestiniens,...
Aug 7, 2006, 04:29 Gaza – CPILe ministère de la santé de l’autorité palestinienne a déclaré que 190 Palestiniens étaient tombés en ...

Quand annoncera-t-on la m...
Moi, depuis cinquante ansJ'essaie de dessiner ces paysQu'on appelle-allégoriquement- les pays des Arabes,Tantôt couleur de sang,Tantôt couleur de colère.Mon dessin achevé, ...

Génocide au Liban : Une s...
Les chaînes de télévision du monde entier transmettent chaque jour et ce depuis le 12 juillet 2006 des images apocalyptiques d¹immeubles, ...

Les Marocains manifestent...
Ils ont dit…Khalid Soufiani, président du Comité marocain de soutien aux peuples palestinien et libanais«A nouveau le peuple marocain réitère son ...

26e jour : 14 morts et un...
Israël poursuit ses attaques contre les civils au Liban Quatorze personnes, en majorité des civils, ont été tuées et une quinzaine ...

Treize civils ont trouvé ...
Les affrontements se poursuivent au Liban, divergences à l'Onu© ReutersTreize civils ont trouvé la mort lundi dans des raids de l'aviation ...

La Civilisation contre le...
Attention ! - Images InsoutenablesDe la part du peuple libanaisà l'Occident soit-disant "Civilisé" :"MERCI !"Attention ! - Images Insoutenables Ci-DessousUn Chef-d'Oeuvre ...

Douze soldats et trois ci...
KFAR GILADI (AFP) - Israël a été la cible dimanche de la salve de roquettes du Hezbollah libanais la plus ...

La ville martyre
Comment peut-on qualifier ces actes barbares sur des enfants, des femmes, des vieillards, des handicapés ? Comment peut-on assassiner impunément des ...

Israël : La layette bleue
C’est un bébé habillé d’une layette bleue. Sans tête. Avec un corps élastique comme tous les bébés du monde. Un qui ...

Liban: les violences ne s..
.La situation est toujours bloquée au Liban
[SwissTXT]Les hostilités au Liban et en
Israël n'ont connu aucune accalmie dimanche. Une ...

Partager

Génocide au Liban : Une situation sanitaire catastrophique

Les chaînes de télévision du monde entier transmettent chaque jour et ce depuis le 12 juillet 2006 des images apocalyptiques d¹immeubles, de maisons, d¹écoles, de villages, de routes , de ponts totalement détruits par les bombes que largue l¹aviation israélienne sur le Liban.
Par air, par mer et par terre toute la puissance destructrice de l¹armée israélienne est mise à contribution pour raser un pays souverain connu pour son pacifisme. La folie de l¹armée israélienne ne s¹arrête pas là, mais va là où même le nazisme n¹a pas été, à savoir détruire des hôpitaux, des ambulances, des convois humanitaires.
C¹est ainsi qu¹israël a détruit une aile entière de l¹hôpital Jabel Amel à Tyr, tuant une famille de neuf personnes qui avaient tenté d¹obtenir de l¹aide à cet endroit après avoir été victimes d¹un précédent bombardement sur leur immeuble à logement.

Au Liban sud, des avions israéliens ont laissé tomber des prospectus avertissant les villageois qu¹ils devaient fuir vers le nord pour survivre. Lorsqu¹ils se sont conformés à l¹avertissement, un avion de guerre a attaqué une colonne de réfugiés, incinérant 18 personnes, en majorité des enfants. Dans la même région un autre drame humain a eu lieu au village de Cana qui a été bombardé par les avions israéliens : mort d¹au moins 52 civils dont 30 enfants. Les images de ce carnage ont fait le tour du monde, révélant au grand jour le vrai visage de la super armée israélienne qui assassine froidement des civils avec une prédilection pour les bébés et les enfants. Des centaines de Libanais ont été tués, presque tous des civils, des femmes et des enfants en majorité. Plusieurs centaines d¹autres ont été estropiés dans les bombardements et des centaines de milliers ont été forcés de fuir et font face à une crise humanitaire de plus en plus catastrophique. On parle ici d¹un gigantesque acte «d¹épuration ethnique», dont le but est de chasser une population entière de chiites appauvris hors du Liban sud. Devant son incapacité à venir à bout des combattants du Hizbollah, l¹armée israélienne est devenue comme un chien enragé, mordant à droite et à gauche, tuant des innocents au Liban et à Gaza, où des bombardements et des frappes d¹artillerie ont tué des dizaines et blessé des centaines de civils. Depuis jeudi dernier pas moins de 50 Palestiniens sont tombés sous les balles des soldats de l¹Etat hébreu. Le samedi 5 août 2006 un jeune palestinien de 17 ans et sa s¦ur âgée de 15 ans ont été tués par des tirs de l¹armée d¹occupation sioniste.
Dans les deux territoires, Israël mène des actes sauvages et massifs de punition collective contre les populations civiles : des crimes de guerre au sens le plus strict du droit international. Des représentants de l¹armée israélienne ont ouvertement proclamé que leur objectif était de renvoyer Gaza «à l¹âge de pierre» et le Liban «20 ans en arrière», à l¹époque de la violente guerre civile.
Après 25 jours de bombardements intensifs sur les habitations, les voitures, les ambulances, les hôpitaux... plus de 955 personnes sont mortes dont 46% d¹enfants, sans compter ceux que l¹on ne retrouvera que plus tard sous les décombres de leur maison. Pour ceux qui ont la chance de pouvoir atteindre un hôpital ou ce qui en reste, c¹est l¹apocalypse. Le spectacle qui s¹offre à eux est cauchemardesque : des blessés par dizaines à même le sol, pas de médicaments, les médecins et les infirmières encore en service sont dépassés par les flots incessants des victimes. Les personnels de santé sont dépassés et ne peuvent faire face à toutes les demandes de soins car ils parent au plus urgent. Par ailleurs, il n¹y a pas d¹électricité et les groupes électrogènes fonctionnent au fuel qui manque terriblement, un grand nombre de patients ne peuvent pas être correctement opérés, les risques d¹infections sont réelles, les malades sous dialyse sont condamnés à une mort certaine car les bombardements détruisent tout sans aucune distinction. Le Liban vit un drame humain insoutenable.
Mais ce qu¹il y a de plus dur, c¹est la mort. La mort est naturelle; on l¹accepte quand celle-ci survient après une longue et incurable maladie ou quand elle est due à l¹âge très avancé, mais on l¹accepte très mal quand elle est causée par la folie meurtrière d¹assassins car l¹armée israélienne n¹est ni plus ni moins qu¹une armée de tueurs assoiffés de sang. Cette même armée détruit les hôpitaux, les centres de santé, les ambulances, les convois de médicaments et de vivres et tout ce qui est de nature à soulager les blessés. On comprend dès lors le véritable objectif de cette armée : tuer le plus de civils, affamer les rescapés et créer une situation sanitaire catastrophique. Les tyrans, les assassins n¹ont jamais triomphé et, comme disait feu Mahatma Gandhi : «Quand je désespère, je me souviens que tout au long de l¹histoire, la voix de la vérité et de l¹amour a toujours triomphé. Il y¹a eu dans ce monde des tyrans et des assassins et pendant un temps ils peuvent nous sembler invincibles, et à la fin ils tombent toujours. Pense à cela, toujours.» Israël devrait comprendre qu¹il court vers sa propre perte, que ni son armée, ni les armes, les bombes qu¹elle reçoit des Etats-unis ne viendront à bout des peuples qu¹elle s¹obstine à attaquer. Un jour viendra où il faudra bien payer la facture de ces folies meurtrières, Israël devrait s¹inspirer de ce qui est arrivé à Hitler et à ses nazis, c¹est à croire qu¹Ehud Olmert et les siens ont la mémoire très courte.
Il faudrait bâtir un mur sur lequel devraient figurer tous les noms des responsables des exterminations des civils libanais et palestiniens dont le nombre se compte par milliers. Les responsables israéliens ainsi que tous les pilotes de l¹armée israélienne qui sont responsables des bombardements de Gaza, Cana, Bent Jbeil, Beyrouth et toutes les autres localités du Liban devraient être poursuivis pour leurs implication directe dans le génocide du Liban et l¹assassinat d¹enfants en Palestine, les noms de tous ces tueurs devraient figurer sur ce mur de l¹infamie, qu¹il faudrait construire dans toutes les capitales éprises de paix et de justice afin de permettre à ces assassins de découvrir l¹ignominie qu¹ils ont commise. Le Liban devrait exiger de tous les Etats membres de l¹ONU que soit tenue une session commémorative extraordinaire pour honorer toutes les victimes du génocide libanais et que le 12 juillet soit une journée du souvenir, car ce crime contre l¹humanité, c¹est des dirigeants et des soldats israéliens qui l¹ont commis . Il est nécessaire d¹en garder la mémoire pour que de pareilles horreurs ne se reproduisent plus
Devinez qui sont ceux qui vont refuser !

AlBayane.net

Partager

Info liban | 07.08.06 | 11:40

BEYROUTH (AP) -- L'aviation israélienne a mené plusieurs raids sur la banlieue sud de Beyrouth lundi au lever du jour, accentuant ses attaques contre ce bastion du Hezbollah au lendemain de tirs de roquettes de la milice chiite qui ont fait 15 morts dans le nord d'Israël. L'aviation israélienne a également bombardé le sud et l'est du Liban. Au moins 15 personnes ont été tuées au cours de ces raids aériens. Un soldat israélien a été tué lundi au cours d'un violent accrochage entre Tsahal et le Hezbollah dans le sud du Liban, selon l'armée israélienne. Quatre autres soldats ont été légèrement blessés au combat à Bint Jbaïl. Tsahal a précisé avoir tué cinq miliciens chiites au cours de l'accrochage. Côté israélien, une nouvelle salve de roquettes tirées par le Hezbollah a touché le nord de l'Etat hébreu lundi matin, blessant deux personnes, selon les secours. Cette nouvelle attaque de la milice chiite a commencé vers 11h locales et des explosions pouvaient être entendues à Kiryat Shemona.

NATIONS UNIES (AP) -- Washington et Paris devraient faire circuler lundi un nouveau projet de résolution prenant en compte certains amendements proposés par le Qatar et d'autres membres du Conseil de sécurité, selon des diplomates. Parmi les changements proposés, figure notamment un appel aux forces israéliennes à se retirer du pays du Cèdre une fois l'arrêt des combats. Le Liban a exhorté dimanche le Conseil de sécurité de l'ONU à modifier une résolution destinée à mettre fin aux affrontements entre Israël et le Hezbollah, pour exiger le retrait des forces israéliennes du Liban à la fin des hostilités. De leur côté, le Hezbollah et ses alliés ont rejeté le projet de résolution réclamant un arrêt complet des hostilités.

JERUSALEM (AP) -- Le Premier ministre israélien Ehoud Olmert a réuni lundi les hauts responsables de la défense pour étudier une éventuelle expansion de l'offensive lancée le 12 juillet au Liban. Aucune décision quant à cette intensification n'a été prise, ont déclaré des responsables qui ont requis l'anonymat. Cette réunion survient au lendemain d'une salve de roquettes tirées par le Hezbollah sur le nord d'Israël qui s'est soldée par la mort de 15 personnes dont 12 réservistes.

BEYROUTH (AP) -- Les dirigeants arabes envisagent de tenir cette semaine en Arabie saoudite un sommet sur la situation au Liban, ont rapporté lundi des médias libanais. Le chef de la diplomatie saoudienne Saoud al-Fayçal devrait lancer un appel en ce sens lors de la réunion d'urgence des ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe lundi à Beyrouth, selon la télévision libanaise LBC, qui cite des sources saoudiennes.

Nouvel Observateur

Partager

dimanche, août 06, 2006

La ville martyre

Comment peut-on qualifier ces actes barbares sur des enfants, des femmes, des vieillards, des handicapés ? Comment peut-on assassiner impunément des civiles innocents ? Au nom de quel droit israël s’arroge le droit de massacrer à grande échelle tout un peuple ? Pourquoi ce silence des organisation internationales ? Pourquoi cette fuite en avant des dirigeants arabes qui sont calfeutrés dans leurs bureaux et qui n’osent même pas condamner ces tueries ?

L’Etat terroriste d’Israël n’est pas à son premier forfait. Quand il subit des revers sanglants, il se venge sur une population démunie en faisant fi des conventions internationales tout en narguant le monde. Tous ses crimes sont passés en silence et même les télévisions de l’Occident n’ont pas montré les images des corps mutilés des enfants, alors qu’il suffit qu’une roquette s’abatte sur ville de l’Etat sioniste pour en faire l’ouverture de leurs journaux télévisés.

ACTE I
Le premier massacre de Kana a eu lieu entre le 11 avril et le 27 avril 1996, lorsqu’Israël a lancé une campagne de bombardement appelée «opération raisins de la colère» contre des cibles situées sur le territoire libanais. Le but de cette opération était de détruire ou de fragiliser le Hezbollah qui menait une guérilla anti-israélienne dans le Liban-Sud, alors occupé par Tsahal.Le 18 avril, au cours de cette opération, un bombardement de l’armée israélienne tue 102 civils réfugiés dans un camp de Casques bleus situé près du village de Kana au Liban-Sud.Le bombardement a commencé aux alentours de 14 heures et duré un peu moins de 20 minutes. Israël a attribué le bombardement à une erreur de tir. Le gouvernement israélien a noté que des miliciens du Hezbollah se trouvaient dans le camp tout en précisant que ce fait n’est pas à l’origine du bombardement (à noter que l’ONU a confirmé cette déclaration tout en spécifiant que ces miliciens étaient désarmés et ont pu entrer avant comme après le bombardement). Les premiers témoignages ont indiqué qu’un drône israélien survolait le camp, tandis que 2 hélicoptères survolaient les entourages. Le gouvernement israélien a démenti alors la présence d’aéronefs dans le secteur.Quelques jours plus tard, un enregistrement vidéo amateur filmé par un Casque bleu fidjien montre qu’un drône se trouvait bien au-dessus du camp. Le film contredit les déclarations initiales du gouvernement israélien et le plonge dans l’embarras. Israël affirme alors que le champ de vision du drône était réduit et ne permettait pas de voir ce qui se passait dans le camp et que les premières déclarations officielles avaient eu lieu hâtivement alors que l’enquête interne de l’armée n’était pas achevée.Le rapport de l’ONU, très critique pour Israël, a suggéré que le bombardement a été perpétré en connaissance de cause. Sa rédaction a fait l’objet de pressions contradictoires afin de l’édulcorer ou d’en faire un élément à charge. La version rendue publique du rapport adopte un style «technique», c’est-à-dire limité aux faits avec peu d’analyses. Une des conclusions de la commission d’enquête de l’ONU a affirmé que «bien que la possibilité d’une erreur de tir ne peut être complètement écartée, le relevé des impacts rend improbable l’éventualité d’un bombardement dû à une erreur technique et/ou de procédure».Quelques semaines après les faits, un accord est signé entre le Hezbollah et Israël avec la participation de la France, des Etats-Unis d’Amérique, de la Syrie et du gouvernement libanais. Cet accord stipule que les deux parties doivent s’abstenir d’attaquer les civils.

ACTE II
Un raid aérien conduit par l’armée israélienne sur la ville de Kana s’est produit dans la nuit du 30 juillet 2006 au cours des affrontements entre le Tsahal et le Hezbollah au Liban-Sud. L’effondrement d’un bâtiment a fait 28 morts, dont 16 enfants (selon un premier bilan, la police libanaise avait annoncé plus de 62 morts civils dont 42 enfants dont une quinzaine de handicapés physiques ou mentaux). Certains parlent de massacre et établissent un parallèle avec les circonstances de la mort de civils au cours du bombardement de Kana de 1996, où une centaine de civils avaient trouvé la mort.

Contexte du drame
L’événement survient après plusieurs semaines d’affrontements entre le Tsahal et le Hezbollah, dans le contexte d’un nouveau conflit qui frappe le Liban et le Nord d’Israël. Le gouvernement israélien et certains médias accusent le Hezbollah d’utiliser la population civile comme des boucliers humains.Pendant deux semaines, Israël a prévenu les populations d’évacuer les régions qui servent de bases de tir de roquettes et de missiles vers le territoire israélien. Dan Gillerman, ambassadeur israélien aux Etats-Unis d’Amérique, a déclaré qu’«Israël a répété aux habitants de Kana qu’ils devaient partir et qu’il ne serait pas surprenant que le Hezbollah les ait fait rester», mais les routes qui relient Kana aux villages voisins étaient impraticables ou très dangereuses, étant soumises au pilonnage quotidien de l’artillerie israélienne.Le drame de Kana intervient après deux semaines de bombardements israéliens qui, d’après l’AFP, auraient fait au moins 548 victimes au Liban, dont 465 civils.

Déroulement des faitsIsraël considère la ville de Kana comme un site de tir du Hezbollah. L’armée a donc décidé de bombarder Kana entraînant ainsi le pilonnage de la ville pendant plus de deux heures. Ce bombardement a détruit des dizaines de bâtiments dont un immeuble de 3 étages qui, d’après l’armée israélienne, était une base de lancement de missiles Katioucha. Ce bombardement a provoqué la mort de 28 des 63 habitants de l’immeuble bombardé. On compte 16 enfants et plusieurs femmes parmi les victimes (selon les secouristes libanais). 20 personnes bloquées sous les ruines d’un abri en sont retirées.

Responsabilités du drame
Le bombardement a entraîné de nombreuses protestations, ainsi que l’annulation de la visite de Condoleezza Rice à Beyrouth qui de source officielle libanaise, «n’est plus la bienvenue au Liban, tant qu’un cessez-le-feu n’aura pas été conclu». Le Premier ministre libanais, Fouad Siniora, a exclu tout dialogue après le massacre et a indiqué qu’une enquête internationale doit avoir lieu sur le massacre. A Beyrouth, des milliers de Libanais ont manifesté, certains sont entrés dans le quartier général de l’ONU à Beyrouth, en cassant les vitres.D’après le gouvernement israélien, le nombre important de victimes civiles est imputable au Hezbollah qui se servirait de la population comme «bouclier humain». Les habitants ont affirmé qu’il n’existait aucun membre du Hezbollah à Kana et contestent, avec le ministre de la Défense libanais et Human Rights Watch, l’existence de quelque batterie de katioucha que ce soit dans le village. Selon des sources israéliennes également, l’immeuble en question aurait non seulement pu servir de cache pour des installations de lancement de missiles mais se serait effondré près de 7 heures après les bombardements. Un survivant infirme cette version des faits en affirmant que l’immeuble qui était bombardé à 1 heure du matin a subi 2 raids de la part de l’armée israélienne et un correspondant d’El-Djazira dit que l’immeuble s’est effondré tout de suite, les corps n’ayant pu être retirés que 7 heures après le bombardement à cause des bombardements intenses.Le chef d’état-major de l’armée de l’air israélienne, le général Amir Eshel, a, cependant, fait remarquer dans une conférence de presse à Tel-Aviv, dimanche soir, qu’il n’y avait pas forcément de rapport de cause à effet entre le raid de Tsahal sur Kana et l’écroulement d’un immeuble du village. L’officier a laissé entendre que des armes entreposées par le Hezbollah dans l’édifice ont pu exploser quelques heures après le bombardement et provoquer alors l’effondrement du bâtiment. Un média de l’extrême droite libanaise non lié au gouvernement israélien, Libanoscopie, rejoint l’idée d’une manipulation orchestrée par le Hezbollah pour utiliser le symbole de Kana et empêcher toute négociation israélo-libanaise.Une investigation ordonnée par l’ONU est en cours et doit rendre ses conclusions.

Crime de guerre ?
Louise Arbour, haut commissaire de l’ONU pour les droits de l’Homme, demande une enquête indépendante pour déterminer s’il s’agit d’un crime de guerre. Une des difficultés est qu’aucun des belligérants n’a signé la Convention instituant la Cour pénale internationale et il n’y a donc aucune juridiction internationale qui pourrait se déclarer compétente. Par ailleurs, en matière de protection des civiles en temps de guerre, la convention de Genève insiste sur la nécessité du strict respect de cette convention. Mais il faut reconnaître que l’hystérie sioniste veut, par n’importe quel moyen, tuer le maximum de civils sans pour autant respecter les différentes conventions internationales. On se demande alors qui va arrêter ces tueries ?

Historiquement, la codification du traitement réservé aux civils en temps de guerre constitue aussi une troisième étape dans la constitution du droit de Genève. On a voulu tenir compte des leçons de la Seconde Guerre mondiale et d’une évolution des conflits armés, dont les principales victimes sont, toujours plus, les civils.Cette Convention est un compromis entre les impératifs militaires de sécurité (pour l’occupant) et les droits fondamentaux des civils (subissant l’occupation). C’est donc un minimum réaliste, intangible, qui s’applique «quelles que soient les circonstances».
Ce consensus des Etats remonte à 1949 et tient compte des leçons de la Seconde Guerre mondiale.Avec cette Convention, les civils sont clairement protégés de tout acte hostile :n Ils ne peuvent être pris en otage pour, par exemple, servir de boucliers humains ;n Toutes les mesures de représailles visant les civils ou leurs biens sont strictement interdites ; n Les punitions collectives sont strictement interdites ; n L’armée, qui occupe un territoire où vivent des civils, doit assurer leur protection, n’a pas le droit de les déporter et d’implanter des colons civils dans le territoire concerné. Cette Convention est très détaillée et précise parmi toutes ses dispositions, la violation de certaines qui constituent un «infraction grave» correspond à un crime de guerre.
Ces violations sont : «L’homicide intentionnel, la torture ou les traitements inhumains, y compris les expériences biologiques, le fait de causer intentionnellement de grandes souffrances ou de porter des atteintes graves à l’intégrité physique ou à la santé, la déportation ou le transfert illégaux, la détention illégale, le fait de contraindre une personne protégée à servir dans les forces armées de la puissance ennemie, ou celui de la priver de son droit d’être jugée régulièrement et impartialement selon les prescriptions de la présente Convention, la prise d’otages, la destruction et l’appropriation de biens non justifiées par des nécessités militaires et exécutées sur une grande échelle de façon illicite et arbitraire».

Mohamed El-Ouahed
lanouvellerepublique.com


http://20six.fr/basta

Partager

Notes les plus récentes

Notes les plus récentes
Nous avons un ordre d’ex...Pas de lumière dans Gaza Dans Gaza, les gens ont subi la terreur nocturne des bangs soniques avant même les vols ...
Doweik refuse d'êtrelibé...Le chef du Parlement palestinien, Aziz Doweik, arrêté samedi par Israël, a dit dimanche qu'il refusait d'être libéré à la place ...
Journal des Palestinien... Site d'information sur le conflit israélo-palestinien Palestine - Solidarité Retour : Accueil - Originaux - Analyses - Ressources - Mises à jour &n ...
Israël interpelle le prés...Israël interpelle le président du parlement palestinien© ReutersLes forces de sécurité israéliennes ont interpellé dans la nuit de samedi à dimanche ...
900.000 Libanais déplacés...1948, 2006. Deux dates symboliques dans la courte histoire de l’Etat d’Israël. de Rim al-Khatib En regardant les images de l’exode ...
4.000 obus israéliens s’a...Les hélicoptères israéliens ont tiré quatre missiles air-sol sur le nord de Tyr, samedi avant l'aube. (AP / K. Frayer) ...
Liban : campagne de vacci...Liban : campagne de vaccination pour les enfants déplacés© Unicef 2006 Kate BrooksLe Liban il y a quelques jours : image ...
Union floue autour du Hez...Union floue autour du Hezbollah La rue arabe est toute acquise à la cause de Hassan Nasrallah, ce qui est loin ...
Assez de crimes de guerre...Cessez le feu: assez de crimes de guerre!Des secouristes de la Croix-Rouge sortent le corps d’un Libanais dégagé des décombres d’un ...
Agir immédiatement!
Les Américains mettentle... Ali Ahani : "Les Américains, avec leur "Nouveau Moyen-Orient'', mettent le feu à la région"Quelle est la position de l'Iran face ...
Pire journée de bombardem... Un immeuble du sud Liban touché par un bombardement israélien (05/08/2006) Le Liban sud a vécu samedi sa pire journée de ...
PORTRAIT DU HEZBOLLAHPhoto AFPLe Hezbollah attire la sympathie dans plusieurs pays, principalement en Syrie, en Iran et en Irak. Ainsi, à Sadr, ...

Droits de l'Homme
La démocratie
LISTE NOIRE

Partager

Doweik refuse d'être libéré à la place d'autres prisonniers

Le chef du Parlement palestinien, Aziz Doweik, arrêté samedi par Israël, a dit dimanche qu'il refusait d'être libéré à la place d'autres prisonniers palestiniens en échange d'un Israélien enlevé près de la bande de Gaza, dans un entretien avec la chaîne satellitaire Al-Arabiya.L'entretien avec M. Doweik, qui s'exprimait depuis sa prison, s'est déroulé par téléphone."Nous (...) n'acceptons pas d'être une alternative à nos frères détenus dans les prisons israéliennes", a déclaré M. Doweik, qui parlait en son nom et en celui d'une soixantaine de responsables du Hamas, ministres et députés, qui avaient été arrêtés fin juin en Cisjordanie.

Il répondait à un journaliste qui lui demandait s'il pensait avoir été arrêté pour servir de monnaie d'échange dans le cadre de la libération du soldat israélien Gilad Shalit, enlevé fin juin en lisière de la bande de Gaza par des groupes armés palestiniens, dont la branche armée du Hamas.M. Doweik, qui appartient au Hamas, a été arrêté samedi soir à son domicile à Ramallah, en Cisjordanie, par l'armée israélienne lors d'une incursion dans la ville."Nous ne serons pas une monnaie d'échange et nous refusons d'être libérés à la place de milliers de nos frères, de femmes et d'enfants détenus", a ajouté le responsable palestinien.Le Hamas insiste, pour libérer le soldat israélien, sur un échange de prisonniers avec Israël.M. Doweik a affirmé avoir été "maltraité" lors de son arrestation et "maintenu les yeux bandés pendant six heures"."Aucune accusation ne lui a été adressée jusqu'à présent", a indiqué le président du parlement palestinien.Il a précisé avoir été placé dans la prison d'Ofer (en Cisjordanie) avec plusieurs autres détenus palestiniens, qui lui ont procuré le téléphone sur lequel il a pu être joint par la chaîne.M. Doweik, 58 ans, a été élu président du CLP en février après la victoire du Hamas aux élections législatives de janvier aux dépens du Fatah.Un porte-parole de l'armée israélienne a affirmé que M. Doweik a été arrêté "car il s'agit d'un dirigeant du Hamas qui est une organisation terroriste".Le porte-parole a lié l'arrestation de M. Doweik à celle de 64 responsables politiques du Hamas, dont huit ministres et 26 députés, le 29 juin, en Cisjordanie occupée.Ils avaient été détenus dans le cadre d'une vaste campagne israélienne contre le mouvement islamiste, après l'enlèvement le 25 juin d'un soldat israélien.
Cyberpresse

Partager

Israël interpelle le président du parlement palestinien


Les forces de sécurité israéliennes ont interpellé dans la nuit de samedi à dimanche le président du parlement palestinien, Aziz Dweik, par ailleurs dirigeant du Hamas au pouvoir, rapporte son épouse.

"Nous étions assis paisiblement, normalement. C'est alors que nous avons entendu frapper à la porte, ce qui nous a surpris et choqués parce que les coups étaient si forts", a raconté l'épouse à Reuters à Ramallah, en Cisjordanie.
"Il est descendu parce que l'armée était en bas. Il a ouvert la porte. Ils l'ont vu en pyjama et lui ont demandé de les suivre. Il a réclamé ses vêtements et je les lui ai apportés".
Un porte-parole de l'armée israélienne a confirmé que Dweik avait été emmené en garde à vue.
"Il est le chef du parlement (dirigé par le) Hamas, et comme le Hamas est une organisation terroriste, il est sujet à arrestation", a dit le porte-parole.
Les forces israéliennes ont interpellé huit membres du gouvernement palestiniens et 23 députés en juin après l'enlèvement d'un soldat israélien par trois activistes, dont un membre du Hamas, qui s'étaient infiltrés de la bande de Gaza en Israël.
Trois des ministres ont depuis été relâchés.
"Nous condamnons et rejetons cette piraterie israélienne", a réagi le Premier ministre palestinien Ismaïl Haniyeh après l'interpellation de Dweik.
"Nous exhortons tous les parlementaires arabes et internationaux à condamner et à dénoncer ce crime et à assurer la libération d'Aziz Dweik et de tous les ministres et députés emprisonnés", a-t-il dit à Reuters.

dimanche 6 août 2006, mis à jour à 13:25
Lexpress

Partager

samedi, août 05, 2006

Liban: le pays vit sa pire journée de bombardements, pas de trêve en vue


Le Liban sud a vécu samedi sa pire journée de bombardements depuis le 12 juillet, sans espoir d'une trêve à brève échéance entre le Hezbollah et Israël, dont les commandos de marine ont mené une délicate opération contre les miliciens chiites dans le port de Tyr.
Un texte demandant "un arrêt complet des hostilités" doit être présenté dès ce samedi au Conseil de sécurité de l'Onu à New York.
Après plusieurs jours de négociations entre Français et Américains, un accord a été trouvé "sur le projet de résolution sur le Proche-Orient préparé par la France pour demander un arrêt complet des hostilités et travailler à un cessez-le feu permanent et à une solution à long terme", a annoncé la présidence française.
Un ministre libanais membre du Hezbollah a affirmé samedi que son parti respecterait un cessez-le-feu s'il "ne reste plus un seul soldat israélien au Liban", réagissant à l'accord entre les Etats-Unis et la France à l'Onu.
4.000 obus israéliens s'étaient déjà abattus à la mi-journée sur le Liban sud, tirés lors de 250 raids aériens.
Selon la police libanaise, ces bombardements sont les plus lourds depuis le début de l'offensive israélienne contre le parti chiite Hezbollah, qui a fait presque mille morts, en majorité civils, et qu'aucune des multiples initiatives diplomatiques mises en oeuvre n'est parvenue à contrer.
Un émissaire de Washington, le secrétaire d'Etat adjoint pour le Proche-Orient David Welch, a assuré que les Etats-Unis étaient déterminés à clore "pour toujours" l'actuelle période de violence au Liban, lors d'une visite samedi à Beyrouth.
Mais alors que les discussions s'éternisent au Conseil de sécurité de l'Onu entre Français et Américains sur un projet de résolution visant à faire cesser les hostilités, l'aviation israélienne avait déjà étendu vendredi ses bombardements à travers le Liban, et les raids ont redoublé d'intensité samedi dans le sud.
Les infrastructures du pays et l'habitat sont d'ores et déjà très lourdement atteints, avec 73 ponts et 72 bretelles routières détruites, ainsi que 6.800 habitations, selon un bilan annoncé samedi par le Haut comité de secours libanais.
Témoin de l'aggravation de la situation humanitaire dans un pays où 800.000 personnes ont été déplacées par le conflit, le ministre de la Santé, Mohamad Khalifé, a affirmé samedi que les hôpitaux du Liban ne disposaient plus que d'une semaine de carburant.
Samedi à l'aube, des commandos de marine israéliens ont mené une opération sur la ville portuaire de Tyr, à environ 80 kilomètres au sud de Beyrouth.
L'armée israélienne a annoncé que huit soldats ont été blessés dans l'opération, qui visait notamment des rampes de missiles du Hezbollah, et qu'un "grand nombre" d'hommes du Hezbollah avaient été tués.
Ce nouveau raid, le deuxième en une semaine, a conjugué un débarquement de commandos de marine et l'atterrissage d'hélicoptères à proximité de Tyr, qui a résonné à l'aube du fracas des explosions et des échanges de tirs.
Un responsable de la marine a annoncé la mort dans l'opération de trois chefs du Hezbollah, responsables d'un tir de missile vendredi contre la ville israélienne de Hadera, à 40 kilomètres au nord de Tel Aviv, la localité la plus éloignée jamais atteinte par un tir depuis le Liban.
Le parti chiite a au contraire assuré avoir fait échouer ce raid, tuant un assaillant et en blessant trois autres, alors que la police a annoncé la mort d'un militaire libanais.

L'opération a été accompagnée par d'intenses bombardements de la région de Tyr, où des dizaines de localités du sud et de l'est de la ville, abandonnées par la grande majorité de leurs habitants, ont été la cible de raids aériens et maritimes, selon un médecin de la région.
Les secteurs les plus visés samedi, selon la police libanaise, sont le sud et l'est de Tyr, ainsi que la localité d'Aaitaroun, près de la frontière israélienne, qui a été noyée en quelques heures sous 2.000 obus.
Selon la police, une quinzaine de villages, distants d'environ 5 kilomètres de la frontière, sont en train d'être systématiquement détruits par les bombardements. 14 blessés seulement ont été recensés, car la quasi-totalité des habitants ont déserté la région, mais l'aviation israélienne a largué samedi des tracts annonçant de nouveaux bombardements.
Au 25ème jour de l'offensive, lancée après la capture par le Hezbollah de deux soldats israéliens à la frontière israélo-libanaise, les incursions terrestres se poursuivaient parallèlement, plus à l'est, le long de cette frontière.
Israël a déployé au Liban sud environ 10.000 soldats pour tenter d'établir une zone de sécurité, mais se heurte toujours à la résistance de la milice chiite et les dirigeants israéliens affirment avoir besoin de plusieurs jours encore pour neutraliser le Hezbollah.
Un responsable militaire a néanmoins affirmé samedi que ses forces contrôlaient désormais au Liban sud "une zone profonde de 5 à 8, voire 10 kilomètres". L'armée israélienne a annoncé avoir perdu un soldat dans la nuit de vendredi à samedi dans le secteur de Taïbé, dans l'est de la zone des combats.
Jeudi, l'armée israélienne avait indiqué avoir reçu l'ordre du ministre de la Défense Amir Peretz de se tenir prête pour une éventuelle prise de contrôle du Liban sud jusqu'au fleuve Litani, distant de 5 à 30 km de la frontière, selon les endroits.
Côté israélien, 35 roquettes tirées à partir du Liban sud se sont abattues samedi sur le nord du pays, a annoncé la police, dont onze sur la banlieue nord de Haïfa, troisième ville d'Israël. La police n'a pas fait état de victimes, alors qu'une source médicale avait annoncé dans la matinée cinq blessés. Le Hezbollah avait tiré vendredi 220 roquettes sur le nord d'Israël.
A New York, l'adoption par le Conseil de sécurité de l'Onu d'une résolution sur l'arrêt des combats semble désormais peu vraisemblable avant la semaine prochaine, Français et Américains n'étant toujours pas parvenus à un accord.
La France et les Etats-Unis ont tenté ces derniers jours de rapprocher leurs positions, Paris réclamant un arrêt immédiat des hostilités et un accord politique, préalables au déploiement d'une force internationale, alors que Washington souhaitait voir une telle force opérationnelle le plus rapidement possible.

Courrier international 2006

Partager

Stupéfiante indulgence pour un État voyou

DANS cette nouvelle guerre qui embrase le Proche-Orient, le plus effrayant n’est pas la violence déchaînée par l’État hébreu : c’est l’incroyable indulgence dont elle bénéficie. Qu’après plusieurs semaines de féroces bombardements perpétrés sur un petit pays, aucune instance internationale n’ait appelé à un cessez-le-feu est consternant : ni le G8, ni l’ONU, ni l’Union européenne n’a été capable de cette décision de simple bon sens. Est-ce le signe que nous entrons dans une ère nouvelle ? Aucun conflit armé entre deux États ne s’était traduit, jusqu’à présent, par une impuissance aussi flagrante de la communauté internationale.

Or, cette impuissance est d’autant plus choquante qu’elle est volontaire : elle résulte, en fait, de la volonté d’un seul membre de cette communauté internationale, les États-Unis d’Amérique.
Paralysée par le veto américain en faveur d’Israël, toute initiative internationale semble donc devoir passer sous les fourches caudines de l’hyper puissance. En germe depuis la disparition de l’Union soviétique, cette profonde asymétrie de la scène mondiale éclate au grand jour. Elle libère, du coup, les énergies dévastatrices d’un État d’Israël dont les dirigeants ont abdiqué toute volonté de négociation. L’administration Bush a achevé le processus engagé avec la victoire de Ronald Reagan en 1980 : la montée en puissance d’un néo-impérialisme qui n’hésite pas à recourir “préventivement” à la force. Le gouvernement Olmert, de son côté, a achevé le processus entamé au lendemain de l’assassinat d’Itzhak Rabin en 1995 : la destruction systématique de toute opposition, armée ou non, aux ambitions d’Israël.
La nouvelle guerre de l’État hébreu contre le Hezbollah reproduit cette profonde asymétrie de l’ordre international. C’est une guerre où le déséquilibre des forces est gigantesque. L’État d’Israël dispose d’une force militaire colossale, quasiment invaincue sur les théâtres d’opérations du Proche-Orient et alimentée en permanence par les transferts technologiques en provenance de son puissant protecteur américain. Le Hezbollah, lui, est un parti politique minoritaire libanais qui dispose d’une milice dépourvue d’encadrement militaire et d’armement lourd.
La comédie de l’agresseur agressé
La dramaturgie orchestrée autour des roquettes lâchées sur Israël est un écran de fumée dont on voit bien qu’elle profite aux deux belligérants : elle permet au Hezbollah de défier Israël et à Israël de jouer la comédie de l’agresseur agressé. En réalité, ce sont des pétards mouillés qui n’ont heureusement fait qu’une dizaine de victimes civiles en Israël, alors qu’un millier de Libanais (si on inclut les disparus) ont déjà péri sous les bombes de Tsahal. Le parallèle médiatique entre bombardements israéliens et tirs de Katioucha, par lequel les médias dominants croient sans doute témoigner de leur objectivité, est grotesque. On a beau leur consacrer le même temps télévisuel, le déséquilibre des pertes civiles est énorme : à l’image de cette guerre profondément asymétrique entre le fort et le faible où le fort bénéficie, en outre, de l’appui massif de l’hyper puissance mondiale.
Tout se passe, en fait, comme si les dirigeants israéliens avaient oublié pour de bon toute dimension politique. Fascinés par leur propre puissance militaire (il est frappant de voir comme ils s’en gargarisent), ils oublient que leur courageuse aviation n’a tué jusqu’à présent que des civils (lors des combats terrestres, en revanche, le bilan des opérations est nettement moins glorieux). Pourtant, cette rage destructrice ne les empêche pas d’inviter les Libanais à se ranger à leurs côtés contre le Hezbollah. À croire que la vertu pédagogique des bombardements, même ponctuée de lâchers de tracts, a ses limites : un récent sondage indique que 86% des Libanais soutiennent la résistance islamique. Il y a peu de chance, par conséquent, qu’Israël parvienne à rééditer son exploit de 1982, où il avait fait élire un président phalangiste après avoir assiégé et bombardé Beyrouth durant trois mois, tuant au passage 15.000 civils.
L’avantage militaire (tout relatif) ne préjuge donc pas nécessairement de la victoire politique. Et le Hezbollah, sur ce plan, dispose d’atouts indéniables : sa solide implantation au sein de la communauté chiite libanaise, le soutien qu’il a obtenu de la part des autres forces politiques dans le pays, sans parler de ses relations privilégiées avec l’Iran et la Syrie, sur lesquelles de nombreux commentateurs semblent faire une véritable fixation obsessionnelle. Pour comprendre l’importance du Hezbollah, il suffit pourtant d’aller au Liban, au lieu d’imaginer de sombres complots syro-iraniens pour la domination du Moyen-Orient. La force du Hezbollah, c’est le soutien du peuple libanais. Et si tel n’est pas le cas, on se demande bien pourquoi Israël aujourd’hui s’acharne à détruire le Liban tout entier.
Si le Hezbollah cède, il n’y a plus de Liban
De même qu’elle soude psychologiquement les Libanais autour du Hezbollah, la nouvelle invasion israélienne a paradoxalement pour effet d’en montrer l’utilité militaire. Si les infrastructures de la résistance islamique sont écrasées dans le Sud du pays, qui s’opposera à la marche des blindés israéliens vers Beyrouth ? Le patriarche maronite et la famille Hariri ? Sûrement pas. Encore confuse il y a trois semaines, l’idée que le Hezbollah constitue un rempart contre Israël s’impose désormais avec l’évidence d’une force matérielle : si le Hezbollah cède, il n’y a plus de Liban, mais un nouveau bantoustan israélien.
Il est clair que l’État hébreu est déterminé à éradiquer la résistance islamique, au Liban comme en Palestine. En témoigne la brutalité de l’agression contre le Liban, mais aussi la sauvagerie des attaques lancées simultanément contre Gaza. Dans les deux cas, c’est la même méthode : des bombardements répétés pour terroriser la population et la mettre à genoux. Puis l’assassinat des responsables politiques, pour décapiter la résistance, interdire toute issue négociée, fermer définitivement la porte à un règlement au fond. Politique évidemment à courte vue, suicidaire à long terme, mais qui a pour elle les vertus de l’efficacité tant qu’on est incontestablement le plus fort.
Particulièrement éclairante, à cet égard, est la genèse de la crise actuelle. Qui peut croire un seul instant que l’offensive contre le Liban est la simple réplique à l’enlèvement de deux soldats par les miliciens du Hezbollah ? Comment se fait-il que la riposte ait été aussi brutale et aussi indiscriminée, frappant d’emblée la totalité du territoire libanais ? Pourquoi Israël refuse-t-il obstinément tout cessez-le-feu et tout échange de prisonniers ? Simple prétexte, le double enlèvement du 12 juillet fournit aux dirigeants israéliens, en effet, l’occasion rêvée d’une nouvelle guerre israélo-arabe dont le bénéfice pourrait être multiple.
Le Liban, envahi, occupé et bombardé sans relâche durant des décennies
Le bénéfice immédiat en serait l’élimination du Hezbollah. Pas seulement parce que la Galilée est à portée de ses roquettes. Mais surtout parce que cette présence armée est un obstacle à la domination du Liban. Une fois neutralisée la résistance islamique, le Liban pourra retrouver son statut d’État-tampon, sans véritable souveraineté, ni cohésion nationale, ni force militaire. Israël ne saurait tolérer à sa frontière Nord un État fantoche : c’est la raison pour laquelle, depuis trente ans, il a systématiquement violé son espace aérien et ses eaux territoriales, expédié les tueurs du Mossad pour y perpétrer d’innombrables assassinats, détruit sa flotte aérienne civile, envahi son territoire en 1978 et même poussé son offensive militaire en 1982 jusqu’à Beyrouth.
Envahi, occupé et bombardé sans relâche durant des décennies, le Liban n’a vu le départ des troupes israéliennes du Sud du pays qu’en 2000. Cette victoire tardive, il la doit au Hezbollah, qui a harcelé l’occupant pendant vingt ans, tuant 900 de ses soldats et le contraignant à un retrait unilatéral. La violente attaque israélienne engagée le 12 juillet a donc toutes les caractéristiques d’un règlement de comptes. Mais il est possible que l’État hébreu veuille aller plus loin, et cette perspective est on ne peut plus inquiétante. Car les Israéliens ne sont pas seuls, et leur initiative s’inscrit probablement dans un plan d’ensemble. La caution américaine apportée à l’agression israélienne est si grossière, en effet, qu’on ne saurait écarter cette hypothèse.
Que les dirigeants américains pérorent avec emphase sur la “démocratisation” du Moyen-Orient au moment où l’aviation israélienne procède à la destruction systématique du Liban est d’une confondante absurdité. Mais l’axe américano-israélien suit une logique de la force qui défie la force de la logique. Empêtrée dans l’infernal bourbier irakien, l’administration Bush est d’autant plus à la recherche d’une porte de sortie qu’elle doit aussi relever le défi du nucléaire iranien sans perdre la face. La tentation est grande, chez les faucons de Washington, d’effectuer une fracassante sortie “par le haut” en poussant à l’extension du conflit israélo-libanais pour justifier des frappes aériennes contre la République islamique. Les néo-conservateurs, dans la presse américaine, piaffent d’impatience et ne cessent d’argumenter en ce sens, estimant que l’occasion est trop belle pour régler son compte, simultanément, au Hezbollah et à ses bailleurs de fonds iraniens.
La stupéfiante indulgence accordée à l’État hébreu nous aura alors bel et bien conduits à la catastrophe.
Bruno Guigue Stupéfiante indulgence pour un État voyouArticle paru dans Témoignages le samedi 5 août 2006 (page 11)URL : http://www.temoignages.re/article.php3?id_article=16663

BASTA

Partager

Honte d'être Américain

Savez-vous qu'Israel est engagé dans un nettoyage ethnique au Sud Liban ? Israel a ordonné à tous les villageois de partir. Israel a ensuite détruit leurs maisons et a assassiné les villageois en fuite. De cette façon, personne ne va revenir et il n'y aura plus d'endroit où revenir. Cela rendra la saisie du territoire plus facile pour Israel, tout comme Israel a volé la Palestine aux Palestiniens.


Savez-vous qu'un tiers des civils libanais assassinés dansles attaques israéliennes sur des zones résidentielles civiles sont des enfants ?
C'est le rapport de Jan Egeland, le coordinateur de l'Aide d'Urgence pour l'ONU. Il dit qu'il est impossible pour l'aide d'atteindre les blessés et ceux qui sont enterrés sous les gravats, parce que les attaques aériennes israéliennes ont fait sauter tous les ponts et toutes les routes. En voyant le nombre de fois (presque toujours) où Israel manque les cibles du Hizbollah et frappe des civils, on aurait pû penser que les tirs israéliens auraient été guidés par des satellites américains et des GPS militaires américains. Ne soyez pas surpris de la complicité des Etats-Unis. Pourquoi la marionnette serait-elle moins maléfique que le maître de la marionnette ?
Naturellement, vous ne savez pas ces choses, parce que la presse et les télévisions américaines n'en font pas état.Parce que Bush est tellement fier de lui. Vous devez savoirqu'il a bloqué tous les efforts pour arrêter le massacre israélien des civils libanais. Bush a dit à l'ONU : "NON". Bush a dit à la Communauté Européenne :
"NON". Bush a dit au Premier Ministre libanais pro-Américain :
"NON". Deux fois. Bush est très fier de sa fermeté.
Il apprécie le déchainement d'Israel et souhaiterait faire la même chose en Irak.Etes-vous fiers d'être Américains quand "votre" président donne un feu vert à Israel pour qu'il laisse tomber des bombes sur des convois de villageois fuyant les bombardements israéliens, sur les quartiers résidentiels de la capitale Beyrouth et sur l'ensemble du Liban, sur des hôpitaux, sur des centrales électriques, sur des usines et des stocks de nourriture, sur des ports, sur des aéroports civils, sur des ponts, sur des routes, sur chaque élément d'infrastructure dont dépend la vie civilisée ?
Êtes-vous fier d'être Américain ?
Ou êtes-vous une marionnetteisraélienne ?
Le 20 juillet, "votre" Chambre des Représentants a voté à 410 contre 8 en faveur des crimes de guerre massifs d'Israel au Liban. Non contente de rendre chaque Américain complice des crimes de guerre, "votre" Chambre des Représentants, selon Associated Press, a également "condamné les ennemis de l'Etat Juif".
Qui sont les "ennemis de l'Etat Juif" ?
Ce sont les Palestiniens dont la terre a été volée par l'Etat Juif, dont les maisons et les oliveraies ont été détruites par l'Etat Juif, dont les enfants ont été tués dans les rues par l'Etat Juif, dont les femmes ont été maltraitées par l'Etat Juif.
Ce sont mes Palestiniens qui ont été emmurés dans des ghettos, qui ne peuvent pas accéder à leurs champs ou aux soins médicaux ou aux écoles, qui ne peuvent pas circuler sur les routes de Palestine qui sont construites seulement pour les Israéliens.
Ce sont les Palestiniensdont les anciennes villes ont été envahies par les "colons" Sionistes militants sous la protection de l'armée israélienne qui frappent et persécutent les Palestiniens et les poussent à quitter leurs villes. Ce sont les Palestiniens qui ne peuvent pas autoriser leurs enfants à sortir de leurs maisons parce qu'ils seraient assassinés par des "colons israéliens".Les Palestiniens qui se confrontent au mal israélien sont appelés des "terroristes".
Quand Bush a obligé des élections libres en Palestine, le peuple a voté pour le Hamas. Le Hamas est l'organisation qui a fait face à l'Etat Juif. Cela signifie, naturellement, que le Hamas est malfaisant, antisémite, anti-Américain et terroriste. Les Etats-Unis et Israel ont répondu en coupant tous les financements au nouveau gouvernement. La démocratie est autorisée seulement si elle produit les résultats que veulent Bush et Israel.Les Israéliens nepratiquent jamais la terreur.
Seuls ceux qui se mettent en travers du chemin d'Israel sont des terroristes.Un autre ennemi de l'Etat Juif est le Hizbollah. Le Hizbollah est une milice de Musulmans Shiites créée en 1982 quand Israel a envahi le Liban pour la première fois. Pendant cette invasion, l'Etat Juif, possédant une grande morale, a organisé le meurtre des réfugiés dans des camps de réfugiés. Le résultat des atrocités israéliennes fût le Hizbollah, qui a combattu l'armée israélienne, l'a battu, et l'a fait partir du Liban, la queue entre les jambes. Aujourd'hui le Hizbollah défend non seulement le Sud Liban mais fournit également des services sociaux tels que des orphelinats et des soins médicaux.Pour couper court, les ennemis de l'Etat Juif sont tous les pays Musulmans non dirigés par une marionnette américaine, amie d'Israel. L'Egypte, la Jordanie, l'Arabie Saoudite, et les Emirats dupétrole se sont positionnés aux côtés d'Israel contre leurs propres frères, parce qu'ils dépendent de l'argent américain ou de la protection américaine contre leur propre peuple.
Tôt ou tard, ces gouvernements totalement corrompus qui ne représentent pas le peuple qu'ils gouvernent seront renversés. C'est seulement une question de temps.
En effet, Bush et Israel peuvent accélérer le processus dans leur effort effréné pour renverser les gouvernements de la Syrie et de l'Iran. Les deux gouvernements ont un soutien bien plus populaire que Bush, mais le débile de la Maison Blanche ne le sait pas. Le débile pense que la Syrie et l'Iran seront des "promenadesde santé" comme l'Irak, où dix fières divisions de l'armée américaine sont gênées par quelques insurgés à armement léger.Si vous êtes toujours fier d'être Américain, considérez que votre fierté n'a rien de bon pour Israel ou pourl'Amérique.
Le 20 juillet quand "votre" Chambre des Représentants, suivie de "votre" Sénat américain, a voté la résolution soutenant les crimes de guerre israéliens, le Lobby le plus puissant à Washington, le American Israeli Public Affairs Committee (AIPAC), a rapidement publié un communiqué de presse proclamant : "Une écrasante majorité des Américains soutient la guerre contre le terrorisme d'Israel et comprend que nous devons nous tenir aux côtés de notre allié le plus proche pendant cette période de crise".
La vérité est qu'Israel a créé la crise en envahissant un pays avec un gouvernement pro-américain. La vérité est que les Américains ne soutiennent pas les crimes de guerre d'Israel, comme l'ont indiqué clairement les résultats d'un sondage d'opinion de CNN et comme l'ont indiqué clairement ceux qui ont téléphoné à C-Span.En dépit de la déformation israélienne aux informations fournies par les "reportages" américains,une majorité d'Américains n'approuvent pas les atrocités israéliennes contre les civils libanais.
Le Hizbollah est localisé au Sud Liban. Si Israel vise le Hizbollah, pourquoi les bombes israéliennes tombent-elles sur le Nord du Liban ?
Pourquoi tombent-elles sur Beyrouth ?
Pourquoi tombent-elles sur des aéroports civils ?
Sur des écoles et des hôpitaux ?
Maintenant nous arrivons au principal problème.
Quand le Sénat et la Chambre des Représentants votent des résolutions soutenant les crimes de guerre israéliens et condamnant ceux qui résistent à l'agression israélienne, le Sénat et le Congrès confirment la propagande d'Oussama Ben Laden que l'Amérique est aux côtés d'Israel contre le monde Arabe et Musulman.En effet,
Israel, qui possède l'un des plus forts revenus par habitant au monde, est le plus grand destinataire de l'aide étrangère américaine.
Beaucoup croient qu'une grandepartie de cette "aide" revient à l'AIPAC, qui l'utilise pour élire "nos" représentants au Congrès.Cette perception n'est pas une faveur à Israel, dont la population diminue, parce que ceux qui sont intelligents ont vu les écrits sur le mur et sont partis. Israel est entouré par des centaines de millions de Musulmans qui sont transformés en ennemis d'Israel par les actions et les politiques inhumaines d'Israel.
Dans le monde Musulman, l'espoir a toujours été que les Etats-Unis interviendraient au nom du compromis et feraient comprendre à Israel qu'il ne peut pas voler la Palestine et transformer chaque Palestinien en réfugié.C'était l'espoir du monde Arabe.
C'est la raison pour laquelle nos marionnettes n'ont pas été renversées. Cet espoir est la raison pour laquelle l'Amérique a toujours eu du prestige dans le monde Arabe.La résolution de la Chambre des Représentants, achetée et payée par l'argentde l'AIPAC, est le dernier clou dans le cercueil du prestige américain au Moyen-Orient. Elle prouve que l'Amérique est, en effet, la marionnette d'Israel, tout comme le dit Oussama Ben Laden, et tout comme le pense une majorité de Musulmans.
L'espoir et la diplomatie étant morts, dorénavant l'Amérique et Israel n'ont plus que leurs dents et leurs griffes. La fameuse armée israélienne n'est même pas capable de battre une milice au Sud Liban. La fameuse armée américaine n'est même pas capable de battre une insurrection, équipée d'armes légères, tirée d'une minorité de la population en Irak, des insurgés, d'ailleurs, qui sont principalement engagés dans la guerre civile contre la majorité Shiite.Que vont faire les Etats-Unis et sa principale marionnette ?
Tous les deux sont trop paranoïaques pour admettre leurs erreurs terribles.
Israel et les Etats-Unis veulent soit détruiredepuis le ciel l'infrastructure civile du Liban, de la Palestine, de la Syrie, et de l'Iran de sorte que la vie civilisée devienne impossible pour les Musulmans, soit les Etats-Unis et Israel utiliseront des armes nucléaires pour intimider les Musulmans jusqu'à ce qu'ils consentent aux désirs d'Israel.Le génocide des Musulmans sous une forme ou sous une autre est l'objectif professé par les néo-conservateurs qui ont le contrôle total de l'Administration Bush. Le parrain néocon Norman Podhoretz a réclamé une 4ème guerre mondiale (selon l'opinion des néocons, la 3ème guerre mondiale était la guerre froide) pour renverser l'Islam au Moyen-Orient, déraciner la religion Islamique et pour la transformer en rituel formalisé et laique.
Le néocon du Pentagone, Rumsfeld, a rédigé une nouvelle doctrine de guerre américaine qui permet l'attaque nucléaire préventive contre des Etats non-nucléaires.Le néoconDavid Horowitz dit qu'en tuant des civils palestiniens et libanais, "Israel effectue le travail du reste du monde civilisé", assimilant ainsi les criminels de guerre à des hommes civilisés.Le néocon Larry Kudlow dit que "Israel effectue le travail de Dieu" par le meurtre des Libanais, une affirmation qui devrait faire hésiter les partisans des Chrétiens Evangéliques d'Israel.
Quand est-ce que le Seigneur Jésus a dit : "Va et assassine tes voisins afin de leur voler leurs terres" ?
La complicité du public américain dans ces crimes honteux damnera l'Amérique pour toujours.

Source : http://www.counterpunch.org/
ism-france.org

Partager

Certaines attaques israéliennes équivalent à des crimes de guerre

Israël/Liban : Il faut stopper les attaques indiscriminées contre les civils

Certaines attaques israéliennes équivalent à des crimes de guerre
Israël/Liban : Il faut stopper les attaques indiscriminées contre les civils
(Beyrouth, 3 août 2006) – Les forces israéliennes ont omis systématiquement de faire la distinction entre les combattants et les civils dans leur campagne militaire contre le Hezbollah au Liban, déclare Human Rights Watch dans un
rapport publié ce jour.
Le type des attaques observées dans plus de 20 cas ayant fait l’objet d’études par des chercheurs de Human Rights Watch au Liban indique que les ratés de l’armée israélienne ne peuvent pas être considérés comme de simples accidents ni être mis sur le compte des mauvaises pratiques du Hezbollah. Dans certains cas, ces attaques constituent de véritables crimes de guerre.
Le type d’attaques menées montre le mépris inquiétant de l’armée israélienne pour les vies des civils libanais. Nos recherches montrent que les affirmations d’Israël selon lesquelles les combattants du Hezbollah se cachent parmi les civils n’expliquent pas, et justifient encore moins la guerre aveugle d’Israël.
Kenneth Roth, directeur de Human Rights Watch

Droits de l'Homme
BASTA
Sur le même thème
L’Etat hébreu élargit le ... Un raid israélien a visé le bâtiment des douanes à Qaa, un village de l'est libanais. Les morts sont en ...
Nuit de bombardements à T...Des hélicoptères israéliens ont bombardé samedi avant l'aube l'entrée nord de Tyr, au Liban sud, et survolaient la ville portuaire en ...
Israël accroît ses bombar...Au moins 35 personnes ont été tuées au Liban, où l’aviation israélienne a accru ses bombardements à travers le pays.
Des ...
Notes les plus discutées.
Notes les plus récentes
L’Etat hébreu élargit le ... Un raid israélien a visé le bâtiment des douanes à Qaa, un village de l'est libanais. Les morts sont en ...
Nuit de bombardements à T...Des hélicoptères israéliens ont bombardé samedi avant l'aube l'entrée nord de Tyr, au Liban sud, et survolaient la ville portuaire en ...
Tout va bien... vraiment ...Oui, tout va bien...Les Français, enfin, ceux qui en ont encore les moyens, sont en vacances ! Ils rêvent... Pendant que trop ...
Israël accroît ses bombar...Au moins 35 personnes ont été tuées au Liban, où l’aviation israélienne a accru ses bombardements à travers le pays. Des ...
Le Hezbollah avertit de f...Al-JazeeraLe chef du Hezbollah a averti que le groupe tirera des roquettes sur Tel Aviv sir Israël attaque le centre de ... basta / 00:29
"Il y a aussi des armes i...Israël défend ses armes. Ses bombes, tient à préciser le porte-parole militaire de Tel Aviv dans un communiqué envoyé à l’Irin, ...
Au moins 30 morts dans le...04/0820:28 CET Liban Au moins 30 morts dans les raids israéliens 24 jours que ça dure, et chaque journée apporte son nouveau ...
Israël frappe le cœur du ...La principale route entre Beyrouth et le nord est désormais coupée après les bombardements israéliens qui ont visé plusieurs ponts.(Photo: ...
Anatomie d’une campagne d...Tel-Aviv et le massacre de Cana : Anatomie d’une campagne de propagande de Rick Kelly Le gouvernement israélien a réagi à son ...
L’ONU inféodé au pouvoir ...Pendant que des frappes barbares de l’armée israélienne se poursuivent au Liban et en Palestine avec l’aval des États-unis. Pendant ...
L'idéologie sionisteLes intellectuels organiques du sionisme : la formation de l’idéologie sioniste Les bouleversements de la situation concrète des Juifs européens sur les ...
GazaGaza : les Nations Unies attirent l'attention sur une crise en voie d'être oubliée3 août 2006 – Les agences humanitaires des ...
Comment pouvons-nous rest...Le massacre de Cana Comment pouvons-nous rester plantés là et laisser le massacre se poursuivre ? de Robert Fisk Le nom ...
Israël pilonne la région ...L’armée israélienne a repris ses frappes aériennes sur la banlieue sud de la capitale libanaise jeudi. Beyrouth n’avait pas été visée ...

Le rapport de 50 pages, intitulé “Frappes mortelles: attaques israéliennes indiscriminées contre des civils au Liban,” (Fatal Strikes: Israel’s Indiscriminate Attacks Against Civilians in Lebanon) analyse une vingtaine de cas d’attaques aériennes et d’artillerie contre des maisons et des véhicules civils. Sur les 153 victimes civiles mentionnées dans le rapport, 63 sont des enfants. Plus de 500 personnes ont été tuées au Liban par les tirs israéliens depuis le début des combats le 12 juillet, la plupart étant des civils. “Le type d’attaques menées montre le mépris inquiétant de l’armée israélienne pour les vies des civils libanais,” a déclaré Kenneth Roth, directeur de Human Rights Watch. “Nos recherches montrent que les affirmations d’Israël selon lesquelles les combattants du Hezbollah se cachent parmi les civils n’expliquent pas, et justifient encore moins la guerre aveugle d’Israël.”
Le rapport s’appuie sur des entretiens approfondis avec des victimes et des témoins d’attaques, des visites à certains lieux d'explosions, ainsi que sur des informations obtenues auprès d’hôpitaux, d’organisations humanitaires, de forces de sécurité et d’organismes gouvernementaux. Human Rights Watch a aussi mené ses recherches en Israël, et a évalué les armes utilisées par les Forces de défense israéliennes (FDI). Les chercheurs de Human Rights Watch ont identifié de nombreux cas où les FDI ont lancé des attaques aériennes et d’artillerie visant des objectifs militaires limités ou douteux ayant engendré un coût civil excessif. Dans beaucoup de cas, les forces israéliennes ont frappé une zone sans cible militaire apparente. Dans certains cas, les forces israéliennes semblent avoir ciblé délibérément des civils. Par exemple, le 13 juillet, une attaque aérienne israélienne a détruit la maison d’un religieux connu pour être un sympathisant du Hezbollah alors qu’il n’avait, selon toute vraisemblance, pris aucune part active aux hostilités. Même si les FDI le considéraient comme une cible légitime (et Human Rights Watch n’a aucune preuve qu’il l’était), l’attaque l’a tué, lui, sa femme, leurs dix enfants et leur employée domestique sri lankaise. Le 16 juillet, un avion israélien a tiré sur une maison civile dans le village d’Aitaroun, tuant 11 membres de la famille al-Akhrass, dont sept personnes ayant la double nationalité canadienne libanaise, qui passaient leurs vacances au village au moment où la guerre a commencé. Human Rights Watch s’est entretenu séparément avec trois villageois qui ont tous nié énergiquement que la famille ait eu le moindre lien avec le Hezbollah. Parmi les victimes figuraient des enfants âgés de un, trois, cinq et sept ans. Le gouvernement israélien tient le Hezbollah pour responsable du coût si élevé de victimes civiles au Liban, soutenant que les combattants du Hezbollah s’étaient cachés avec leurs armes au sein de la population civile. Cependant, dans aucun des cas cités dans le rapport, il n’y a de preuves indiquant que le Hezbollah était actif dans la zone concernée ou à proximité pendant ou avant l’attaque. “Les combattants du Hezbollah ne doivent pas se cacher derrière les civils – c'est indiscutable – mais l’image propagée par Israël selon laquelle cet écran de protection serait la cause d’un coût aussi élevé en vies humaines civiles est fausse,” a déclaré Roth. “Dans de nombreux cas où il y a eu victimes civiles, Human Rights Watch a determiné que cela ne correspondait pas à des attaques visant des combattants ou des stocks d’armes du Hezbollah parce qu’il n’y avait aucune trace d’une quelconque présence du Hezbollah dans les parages.” Des déclarations de hauts fonctionnaires et de dirigeants militaires israéliens laissent supposer que les FDI ont gommé la distinction entre les civils et les combattants, soutenant que seuls restent au Sud-Liban les individus associés au Hezbollah, et que donc, tous sont les cibles légitimes d’attaques. Selon le droit international cependant, seuls des civils participant directement aux hostilités perdent leur immunité. Beaucoup de civils n’ont pas pu fuir parce qu’ils sont malades, blessés, qu’ils n’ont pas les moyens de partir ou fournissent des services essentiels aux civils. De nombreux civils ont peur de quitter le sud parce que les routes font l’objet d’attaques israéliennes. Des centaines de milliers de Libanais ont quitté leur maison, mais les forces israéliennes ont utilisé des avions de combat et l’artillerie contre des dizaines de véhicules civils, dont beaucoup arborant des drapeaux blancs. Israël a justifié ses attaques sur les routes en invoquant la nécessité de cibler les combattants du Hezbollah qui déplacent des armes et de bloquer leurs voies de transport. Cependant, aucune des preuves rassemblées par Human Rights Watch, ou signalées à ce jour par des sources médiatiques indépendantes, n’indiquent que les attaques contre des véhicules mentionnées dans le rapport ont causé des victimes parmi le Hezbollah ou détruit des armes. En revanche, elles ont tué et blessé des civils qui fuyaient en laissant leur maison après que les FDI aient donné des instructions pour évacuer. “Les avertissements d’attaques imminentes par les Israéliens ne transforment pas les civils en cibles militaires,” a déclaré Roth. “Les groupes militants palestiniens pourraient alors aussi bien ‘avertir’ les colons israéliens qu’ils doivent quitter leurs habitations et se sentir ensuite autorisés à attaquer ceux qui sont restés.” Human Rights Watch appelle Israël à cesser immédiatement les attaques menées de manière indiscriminée et à faire la distinction à tout moment entre les civils et les combattants. Human Rights Watch appelle aussi les Etats-Unis à suspendre immédiatement les transferts d’armes, de munitions et autres matériels qui auraient probablement été utilisés en violation du droit humanitaire international au Liban, jusqu’à ce que ces violations cessent. Human Rights Watch demande aussi au Secrétaire général des Nations Unies de mettre en place une Commission d’enquête internationale pour examiner les cas reportés de violations, y compris les possibles crimes de guerre, et de formuler des recommandations pour que ceux qui ont violé la loi rendent des comptes. Cette commission devrait examiner tant les attaques israéliennes au Liban que les attaques du Hezbollah en Israël.
Human Rights Watch

Droits de l'Homme La démocratie LISTE NOIRE Entretien La Poésie BASTA

Partager

L’Etat hébreu élargit le champ de ses raids au Liban

Une quarantaine de civils ont été tués vendredi. Au moins vingt-six d’entre eux dans un bombardement près de la frontière syrienne. Un autre raid a tué une dizaine de personnes à Taïbé, dans la partie centrale de la zone frontalière entre le Liban et Israël. En retour, le Hezbollah a tiré trois missiles à quelque 80 km de la frontière vendredi soir.

Au 24e jour d’un conflit qui ne donne aucun signe de répit, l'armée israélienne a mis à exécution ses menaces d'étendre les bombardements. Ses attaques aériennes ont tué une quarantaine de civils au moins.
En début de soirée vendredi, un raid israélien a ainsi tué sept civils à Taïbé, dans la partie centrale de la zone frontalière entre le Liban et Israël. De violents combats opposent l'armée israélienne et le Hezbollah pour le contrôle de cette ville. Selon les forces de sécurité libanaises, les frappes auraient également détruit plusieurs maisons et 57 personnes seraient encore prisonnières des décombres.
26 ouvriers syriens sont morts
Dans l’après-midi, l’aviation israélienne a tué au moins vingt-six personnes en bombardant l'enceinte du bâtiment des douanes libanaises de Qaa, un village de l'est du Liban, à proximité de la frontière syrienne. Les morts sont en majorité des ouvriers syriens mais le bilan pourrait s'alourdir, selon les secours.
Plus tôt dans la journée, l’aviation avait mené une trentaine de raids, dont certains particulièrement violents, contre le fief du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth. Les quartiers de Roueiss et Haret-Hreik ont également été visés. Au préalable, la population avait été appelée à fuir par des tracts largués par les avions israéliens. Par ailleurs, les chasseurs-bombardiers ont franchi le mur du son à basse altitude au dessus de la capitale libaniase, semant la panique parmi la population.
Bombardement des ponts essentiels à l’acheminement de l’aide humanitaire
L’armée israélienne s’attaque aussi aux infrastructures. Une centrale électrique qui alimente le sud de la vallée de la Bekaa, dans l'est du Liban, et une grande partie du sud du pays, a été visée. Immédiatement, le courant a été coupé dans ces régions.
L'aviation a également bombardé quatre ponts, dont le pont dit du «Casino du Liban», l'un des plus importants ouvrages sur la voie rapide littorale, qui relie Beyrouth au nord du Liban. Une destruction qui a stoppé net un convoi de huit camions transportant 150 tonnes de vivres et de matériel destinées aux quelque 900.000 Libanais déplacés par la guerre.
Cinq personnes, dont quatre civils, ont trouvé la mort dans ce raid. La Commission européenne a immédiatement exprimé ses «regrets» puisque la destruction de ces ponts entrave de manière importante la circulation en direction de la frontière syrienne.
Menaces de Nasrallah
Jeudi soir, dans une déclaration télévisée, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait menacé de frapper Tel-Aviv si la capitale libanaise était bombardée. Il avait aussi affirmé que son mouvement arrêterait de tirer des roquettes sur le nord d'Israël si l’Etat hébreu arrêtait de «bombarder nos villages».
Un haut responsable militaire israélien non identifié, cité par la télévision publique, avait répliqué en affirmant qu'Israël anéantirait toutes les infrastructures du Liban si Tel-Aviv était touchée par une attaque. Jeudi soir, l’armée israélienne avait en outre reçu l'ordre du ministre de la Défense de se tenir prête pour une éventuelle prise de contrôle du Liban-Sud, jusqu'au fleuve Litani, situé à une vingtaine de kilomètres de la frontière israélienne.
Tirs de roquettes à 80 km de la frontière vendredi soir
Plusieurs roquettes se sont abattues vendredi soir sur Hadera et aux alentours. Située à 80 km de la frontière et à 40 km au nord de Tel-Aviv, il s’agit de la localité israélienne la plus lointaine atteinte jusqu’ici par le Hezbollah. Pour le moment, aucune victime n’est à déplorer.
Selon la télévision arabe al-Arabiya, cinq soldats ont été tués dans des accrochages avec des combattants du Hezbollah au Liban-Sud vendredi, tandis que Tsahal ne reconnaît que deux pertes. Environ 10.000 soldats israéliens opèrent actuellement dans la région avec pour objectif d'instaurer une zone de sécurité de 6 à 8 km au nord de la frontière israélienne et de neutraliser les secteurs à partir desquels sont tirées les roquettes de courte portée du Hezbollah. Vendredi, huit engins sont tombés sur le nord de l’Etat hébreu, tuant ainsi quatre Israéliens.
La résolution, une «question de jours»
La journée de jeudi a été sanglante pour Israël, avec la mort de huit civils, tués par des roquettes, dans le nord de l’Etat hébreu, et celle de quatre soldats dans les combats au Liban-Sud. En 24 jours de conflit, 41 militaires israéliens ont été tués. Côté libanais, 900 personnes sont mortes depuis le début de l’offensive et des milliers d’autres ont été blessées.
Les Etats-Unis ont affirmé être persuadés qu'une résolution du Conseil de sécurité de l'Onu sur le Liban était une question de «jours» et ont demandé à leurs diplomates de travailler tout le week-end si aucun accord n'était trouvé vendredi. Mais les dirigeants israéliens affirmaient en début de semaine avoir besoin d’encore plusieurs jours pour atteindre leur objectif, le ministre de la Justice, Haïm Ramon, évoquant les alentours du 12 août pour la fin de l'offensive. Le premier ministre israélien, Ehoud Olmert, a affirmé sa volonté de voir se déployer une force internationale «solide» de 15.000 hommes dans le sud du Liban, avant un cessez-le-feu.
De leur côté, les ministres des Affaires étrangères des pays membres de la Ligue arabe ont décidé de tenir une réunion extraordinaire lundi à Beyrouth afin de soutenir le Liban.

lefigaro.fr
Publié le 05 août 2006

Partager

vendredi, août 04, 2006

Israël accroît ses bombardements au Liban : au moins 35 morts

Au moins 35 personnes ont été tuées au Liban, où l’aviation israélienne a accru ses bombardements à travers le pays. Des régions chrétiennes jusque-là épargnées ont été touchées, au lendemain des menaces du Hezbollah libanais de frapper Tel-Aviv.

Dans le raid israélien le plus sanglant, au moins 23 personnes ont été tuées et 30 blessées, en majorité des ouvriers syriens, à Qaa, un village libanais proche de la frontière syrienne. Les missiles israéliens ont touché une chambre frigorifique attenante au bâtiment des douanes.
Sept personnes ont par ailleurs été tuées et dix blessées dans un raid aérien contre un immeuble à Taïbé, dans la partie centrale de la zone frontalière entre le Liban et Israël. Cinq autres civils ont été tués dans des raids contre quatre ponts au nord de Beyrouth, alors qu’un soldat libanais a péri au sud de la capitale.
Au 24e jour de ce conflit destructeur ne donnant aucun signe de répit, l’armée israélienne a de son côté perdu trois soldats dans des combats avec le Hezbollah au Sud-Liban. Quatre civils ont eux été tués par des tirs de roquettes dans le nord d’Israël.
Au moins deux missiles se sont par ailleurs abattus vendredi soir, sans faire de victime, sur Hadera, à une quarantaine de km au nord de Tel-Aviv. Cette localité est la plus éloignée jamais atteinte par des tirs provenant du Liban sud.
Mettant à exécution ses menaces d’étendre ses bombardements, l’aviation israélienne a mené des dizaines de raids, dont certains particulièrement violents, contre le fief du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth. Tsahal avait auparavant appelé la population à fuir dans des tracts largués par les avions.
A l’est du Liban, l’aviation israélienne a bombardé une centrale électrique qui alimente de nombreuses régions. Ces frappes ont coupé "un cordon ombilical" essentiel pour l’acheminement de l’aide humanitaire au Liban, où plus de 800’000 personnes ont été déplacées, et ont interrompu des évacuations vers la Syrie, selon des organisations humanitaires. Le président libanais Emile Lahoud a accusé Israël de chercher à "affamer" la population libanaise.
Tsahal a reçu l’ordre de se tenir prête pour une "prise de contrôle rapide" du sud du Liban jusqu’au fleuve Litani, situé de 5 à 30 km de la frontière israélienne. Selon l’ONU, l’armée israélienne mène sept incursions le long de la frontière et les combats y sont intenses.

Armees.Com
4/08 22:59

Partager