jeudi, janvier 15, 2009

Il tombe une bombe par seconde

(Wissam Nassar/MaanImages)
La fumée s'élève au dessus de Gaza Ville pendant le bombardement israélien du 11 janvier 2009.
Depuis le camp de réfugiés de Jabaliya dans la Bande de Gaza occupée "Live from Palestine" le 13 janvier 2009.
C'est horrible ici. Aujourd'hui ça a été le pire. Il y avait beaucoup de F-16 au-dessus de nous et du phosphore blanc tombait du ciel.
Je n'ai pas dormi la nuit dernière. Le son des tirs d'obus dans le nord et à l'est nous a tous empêchés de dormir.
Le plus souvent, nous n'avons pas d'électricité dans ma maison. Quand il y en a pendant une heure ou deux, tout la famille s'affaire. Nous chargeons nos téléphones mobiles, nous pompons de l'eau, nous cuisons du pain. Mais j'ai vu des choses tellement horribles à la télévision que parfois je souhaiterais que nous n'ayons pas d'électricité. Jusqu'ici ma famille va bien, mais j'hésite à parler de ma famille car tout le monde à Gaza est ma famille. Nous souffrons collectivement et nous sommes punis et oubliés collectivement et nous sommes en train de mourir.
C'est très dangereux ici et partout à Gaza. A cinq heures de l'après-midi les rues sont vides. Personne ne sort de chez soi dans mon quartier. Mais même dans nos maisons, nous ne sommes pas à l'abri. Je jure que parfois ça sent la mort autour de nous.
Ce n'est pas vrai que c'est une guerre entre le Hamas et Israël. J'en suis témoin à Gaza et bien que vous puissiez penser que Gaza est un pays et que le Hamas est une grande et puissante armée, ce sont des mensonges. Les factions palestiniennes n'ont pas de tanks, d'avions de combat, de bateaux de guerre. Elles ont des roquettes artisanales, de simples armes. Elles ne peuvent rien faire contre la grande puissante armée israélienne.
Nous vivons sous un siège complet et tous les jours des gens se font tuer, nos maisons sont détruites. Hamas et les autres factions palestiniennes essaient de défendre les Palestiniens contre les massacres, les invasions et les frappes aériennes constantes. L'occupation et les actions israéliennes à Gaza sont des actes terroristes comme ils le sont depuis la campagne de nettoyage ethnique de 1948.
Ce que je vois maintenant doit être ce que je verrai de pire dans ma vie.
Je n'ai pas de fusil, je n'ai pas d'armes. Ma lutte consiste à dire la vérité. Beaucoup de gens m'ont demandé s'il y a moyen d'envoyer de l'argent ou de la nourriture. Ce qu'il nous faut vraiment, c'est notre liberté et le cessez-le-feu.
Ne restez pas silencieux devant les massacres israéliens et l'holocauste des Palestiniens. L'appel à la fin de ce siège doit être plus fort que les bombes qui pleuvent sur nous.

* Adham Khalil vit dans le camp de réfugiés de Jabaliya ; il est dirigeant de la jeunesse à la bibliothèque pour enfants de Assria. Son blogue Free Free Palestine se trouve ici http://nagyelali.blogspot.com.
Cet article a été établi à partir de textos envoyés par Adham et de conversations téléphoniques avec lui. Il a été adapté en vue de sa publication par le personnel de MECA (Alliance du Moyen-Orient pour les enfants) en raison des difficultés qu'éprouvent les Gazouis à communiquer librement avec le monde extérieur. Pour aider MECA à envoyer plus d'aide médicale pour les milliers d'habitants malades et blessés de Gaza qui vivent sous le siège visiter son site http://www.mecaforpeace.org.
15 janvier 2009 Adham Khalil - The Electronic Intifada

Lire aussi :
N'ACHETEZ PLUS CES PRODUITS, ILS FINANCENT LA GUERRE À GAZA
Liste des produits israéliens à boycotter

Israël prend délibérément les civils pour cible
« Abu Salah est mort, son épouse est morte. Tawfiq Abou est mort, son fils est mort, sa femme est morte aussi. Ibrahim Mohammed est mort, et sa mère est morte. Nasar est mort et Ishaq est mort. La femme de Nael Samouni est morte. Beaucoup de gens sont morts. »

Bourreaux d'enfants
Alors qu'Israël mène à Ghaza une effroyable entreprise d'épuration ethnique, le silence de certains intellectuels est assourdissant. Pas un mot en effet de la part de ceux-là même qui se sont faits les champions du droit d'ingérence et de la défense des droits de l'homme partout dans le monde, sauf en Palestine. La raison en est simple : en aucun cas il n'est question de remettre en cause Israël.

Nous gagnerons la guerre à Gaza
Dans sa guerre contre Gaza, Israël a tué plus de 700 Palestiniens - des femmes et des enfants pour près d'un tiers - et a blessé plus de 3000 personnes.

L'axe de l'apocalypse se rue à l'assaut du camp de concentration de Gaza...
Le ciel s'est embrasé, la terre a tremblé.
La bête, habitée par une rage jubilatoire, progresse dans la nuit.Inhumaine.

Gaza : des milliers de maisons détruites et endommagées par Israël
Pendant que des civils sont assassinés, le CS des Nations-Unies passe un temps énorme à discuter de questions politiques litigieuses, alors qu'il devrait agir pour empêcher les assassinats d'enfants et de civils innocents, et assurer la fourniture de l'aide humanitaire en respect du droit international.

Partager

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

Abonnement Publier les commentaires [Atom]

Liens vers cet article:

Créer un lien

<< Accueil