vendredi, janvier 16, 2009

Israël bombarde des hôpitaux et un entrepôt de l’ONU

Les explosions dans la bande de Gaza se sont poursuivies après une journée marquée par les combats les plus acharnés que le territoire palestinien ait connus depuis le début de la guerre.
Zeina Awad, correpondante de Al Jazeera à la frontière entre Israël et Gaza, a dit que la nuit avait été relativement calme, les efforts diplomatiques semblant s'intensifier, mais dans les premières heures de vendredi - 21ème jour de la campagne militaire israélienne - on pouvait toujours entendre des explosions et les avions survolant le territoire.
Les dirigeants israéliens examineraient les conditions du Hamas pour un cessez-le-feu et Tzipi Livni, ministre israélienne des affaires étrangères se rend à Washington pour des consultations avec Condoleezza Rice, son homologue étasunienne, au sujet des conditions d'un cessez-le-feu.
L'armée israélienne a dit qu'elle « bouclerait » la Cisjordanie vendredi après que le Hamas a appelé les Palestiniens à manifester contre Israël
Hôpitaux touchés
Jeudi, sur le terrain, les forces israéliennes ont bombardé trois hôpitaux et un complexe de l'ONU lors de leur avance dans la ville très peuplée de Gaza.
Près de 500 personnes étaient réfugiées à l'hôpital Al-Quds dans le quartier sud-ouest de Tal Al-Hawa quand des jets israéliens l'ont bombardé et incendié jeudi matin.
Les responsables de l'hôpital ont dit que l'incendie avait été provoqué par un « obus au phosphore ».
« Nous avons pu maîtriser l'incendie dans l'hôpital, mais non pas dans le bâtiment administratif » a dit un officiel d'Al-Quds.
« Nous espérons que le feu ne reprendra pas vers les ailes de l'hôpital ».
Des obus israéliens ont aussi touché deux hôpitaux à l'est de Gaza Ville alors que les Gazaouis fuyaient devant les tanks envahissant la ville.
On ne sait pas encore si les raids ont provoqué des victimes.
Les Israéliens ont aussi bombardé un complexe de l'ONU à Gaza Ville, incendiant deux entrepôts de nourriture et de fournitures médicales très précieuses, ce qui a soulevé un tollé international.
Près de 700 Palestiniens étaient réfugiés dans le complexe de l'ONU au moment des frappes lesquelles ont blessé deux civils et trois fonctionnaires ONU.
Adnan Abu Hasna, porte-parole de l'UNWRA a dit que le feu faisait toujours rage des heures après l'attaque et que des « dizaines de millions de dollars en assistance » étaient partis en fumée.
Incendies au phosphore
John Ging, directeur des opérations de l'UNWRA dans la Bande a aussi accusé les Israëliens d'utiliser des bombes au phosphore
« Ce sont des incendies au phosphore et ils sont donc très difficiles à éteindre parce que l'eau dégage des fumées toxiques et ne fait rien pour arrêter la combustion » a-t-il dit.
Israël prétend que toutes les armes qu'il emploie dans le conflit sont conformes au droit international.
L'offensive israélienne a tué jusqu'ici au moins 1105 Palestiniens et en a blessé 5130 ; près de la moitié des victimes décédées étaient des civils et 330 des enfants.
Treize Israéliens sont morts, dont trois civils.
Jeudi, les forces israéliennes ont aussi bombardé deux bâtiments où se trouvent des journalistes internationaux à Gaza , tout comme le bureau du Croissant Rouge près de Gaza Ville et la mosquée principale.

Cet article peut être consulté ici :
http://english.aljazeera.net/news/m...
Traduction de l'anglais : Anne-Marie Goossens
16 janvier 2009 / Info-palestine
Règle numéro 1 : Au Proche-Orient, ce sont toujours les Arabes qui attaquent les premiers, et c’est toujours Israël qui se défend. Cela s’appelle des représailles.
Règle numéro 2 : Les Arabes, Palestiniens ou Libanais n’ont pas le droit de tuer des civils de l’autre camp. Cela s’appelle du terrorisme.
Règle numéro 3 : Israël a le droit de tuer les civils arabes. Cela s’appelle de la légitime défense. Règle numéro 4 : Quand Israël tue trop de civils, les puissances occidentales l’appellent à la retenue. Cela s’appelle la réaction de la communauté internationale.
Règle numéro 5 : Les Palestiniens et les Libanais n’ont pas le droit de capturer des militaires israéliens, même si leur nombre est très limité et ne dépasse pas trois soldats.
Règle numéro 6 : Les Israéliens ont le droit d’enlever autant de Palestiniens qu’ils le souhaitent (environ 10 000 prisonniers à ce jour, dont près de 300 enfants). Il n’y a aucune limite et ils n’ont besoin d’apporter aucune preuve de la culpabilité des personnes enlevées. Il suffit juste de dire le mot magique “terroriste”.
Règle numéro 7 : Quand vous dites “Hezbollah”, il faut toujours rajouter l’expression “soutenu par la Syrie et l’Iran”.
Règle numéro 8 : Quand vous dites “Israël”, il ne faut surtout pas rajouter après : “soutenu par les États-Unis, la France et l’Europe”, car on pourrait croire qu’il s’agit d’un conflit déséquilibré. Règle numéro 9 : Ne jamais parler de “Territoires occupés”, ni de résolutions de l’ONU, ni de violations du droit international, ni des conventions de Genève. Cela risque de perturber le téléspectateur et l’auditeur de France Info.
Règle numéro 10 : Les Israéliens parlent mieux le français que les Arabes. C’est ce qui explique qu’on leur donne, ainsi qu’à leurs partisans, aussi souvent que possible la parole. Ainsi, ils peuvent nous expliquer les règles précédentes (de 1 à 9). Cela s’appelle de la neutralité journalistique. Règle numéro 11 : Si vous n’êtes pas d’accord avec ces règles ou si vous trouvez qu’elles favorisent une partie dans le conflit contre une autre, c’est que vous êtes un “dangereux antisémite”.

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