vendredi, septembre 22, 2006

Trois ans plus tard ils nous mentent encore !

Dans les rues de Bagdad, l'humeur des Irakiens n'était pas à la fête pour l'anniversaire de l'intervention de la coalition censée marquer la fin d'une dictature.

« C'est un anniversaire douloureux. Nous nous attendions à ce que l'Irak aille mieux disait un bagdadien. Mais c'est le contraire qui se passe. L'Irak vient de vivre les trois pires années de son histoire ».Même constatation de la part de l'ex-premier ministre d'Irak par intérim, Lyad Allaoui, arrivé au pouvoir avec le soutien des Etats-Unis. « Il est malheureux que nous soyons en guerre civile.Chaque jour, nous perdons en moyenne une soixantaine de personnes dans tout le pays, si ce n'est pas plus, a-t-il déclaré dans une interview à la BBC. Si ce n'est pas une guerre civile, alors Dieu seul sait ce qu'est une guerre civile. »
Dieu et évidemment l'administration américaine et britannique, puisque l'emploi de « guerre civile » pour décrire la situation en Irak, a été immédiatement réfuté par le vice-président Dick Cheney et par le secrétaire britannique à la défense, John Reid.
Le premier accusant des insurgés Irakiens de vouloir fomenter un conflit civil tout en ne croyant pas à son aboutissement. Quant à Reid, voici ce qu'il affirme, « Il n'y a pas de guerre civile, et nous ne permettrons pas qu'une guerre civile se développe ». Les Etats-Unis et la Grande Bretagne, par la bouche de leurs dirigeants, continuent à nous prendre pour des imbéciles en nousmentant de la sorte. Il y a un peu plus d'un an de cela, je prédisais déjà une guerre civile en Irak. Voir le site Oulala: http://www.oulala.net/Portail/article.php3?id_article=1703 Pourtant certains à l'époque se moquaient de mes craintes.
Il faut avouer que depuis le déclenchement de l'intervention de la coalition, à l'aube du 20 mars 2003 les morts s'accumulent à la vitesse grand V dans ce pauvre pays martyr qu'est devenu l'Irak. Plus de trente milles morts Irakiens contre 2313 américains.
Pour le locataire de la maison Blanche toujours pas question de parler de guerre. Non ! George W Bush s'est adressé à ses compatriotes encore une fois sur le ton de l'optimisme devenu d'un ridicule frôlant l'aliénation pathologique. « Nous mettrons en ouvre une stratégie qui mènera à la victoire en Irak. Et une victoire en Irak, rendra cepays plus sûr et permettra d'ériger les fondations d'une paix pour les générations à venir. » Ce cow-boy nous affirme qu'il n'y a pas de guerre en Irak et dans la minute qui suit, nous parle de victoire. Quand il nous parle de bienfaits et de paix pour les générations à venir, ce n'est certainement pas aux Irakiens qu'il pense, mais bien aux portefeuilles des pétroliers.Heureusement nous voyons poindre aux Etats-Unis, des personnages influents se tourner contre l'administration Bush. Le Général à la retraite Paul Eaton, anciennement responsable de la formation des forces irakiennes de sécurité, a rejeté toute la responsabilité des échecs en Irak sur le secrétaire à la défense Donald Rumfeld, le décrivant comme un homme brutal, s'aliénant ses alliés et ne s'occupant pas des recommandations de l'état-major. Selon Anthony Cordesman, analyste du centre d'études stratégiques et internationales, tous les grands objectifs de l'administration Bush en Irak se sontrévélés illusoires. « Les efforts pour moderniser l'économie irakienne sont en gros, un échec financier, idéologique et bureaucratique », Ajoute monsieur Cordesman.
Quoi qu'il en soit, les forces américaines comptent un peu plus de 133,000 soldats en Irak, soit environ un tiers de plus que le 9 avril 2003, date de la chute de Bagdad. L'administration Bush nous a toujours fait croire que son but était de créer une démocratie en Irak avec l'avènement d'un gouvernement lui aussi élu bien évidemment démocratiquement. Pour affirmer les allégations de notre grand ami George W bush, voici le témoignage d'une Bagdadienne, madame Nadia Ahmed :Dimanche 18 décembre. Premier choc postélectoral: dans le taxi qui me conduit au travail, j'apprends par la radio que le prix de l'essence est passé de 50 à 150 dinars le litre! Le chauffeur, jeune chiite, regrette déjà d'avoir voté pour les chiites. «Notre doigt porte encore l'encre des élections et ils ontaugmenté le prix de l'essence! Comment je vais faire?» demande-t-il. Il me fait comprendre qu'il augmentera ses tarifs. (Comme la plupart des femmes irakiennes, j'ai renoncé à conduire ma voiture depuis l'occupation, pour des raisons de sécurité.) Cette semaine-là, des manifestations contre cette augmentation ont eu lieu à Bassora, à Nadjaf, à Karbala et à Mossoul.Lundi 19 décembre. À la télé, la Commission des élections annonce les premiers résultats. Comme je le craignais, la coalition chiite est en tête des listes à Bagdad et dans la plupart des gouvernorats du sud de l'Irak. J'éprouve un profond sentiment de déception, d'amertume. Pourquoi me suis-je laissé leurrer par ces élections? Suis-je naïve à ce point?Mardi 20 décembre. L'augmentation du prix de l'essence et les accusations de truquage des élections font la une des journaux. Tous les journaux, sauf celui du premier ministre, dénoncent l'augmentation du prix de l'essence. Le truquageest flagrant pour ceux qui n'ont pas eu les voix qu'ils espéraient: la liste laïque d'Allaoui et la liste sunnite.Au travail, un chiite, fier des résultats, me confie qu'il a mis, de ses propres mains, 1 000 bulletins pro-chiites dans les urnes de l'un des centres où il était de garde, à Sadr City! «Nous l'avons fait dans plusieurs centres», me chuchote-t-il en souriant.
Je l'ai écouté sans rien dire, de peur d'être étiquetée «anti-chiite». Je ne le suis pas, bien entendu, mais l'aveuglement des chiites est devenu tel qu'il est très risqué, et inutile, de discuter religion et politique avec eux. La peur de parler qu'on avait au temps de Saddam Hussein est-elle en train de se réinstaller? J'évite, par exemple, de parler religion, élections ou politique avec le chauffeur de taxi qui m'amène au travail tous les jours.L'après-midi, un voisin, Kamel, 40 ans, surveillant dans un bureau de vote, me dit qu'il a vu des policiers entrer au moment de lafermeture, à 18 h. Ils se sont mis à déchirer presque tous les bulletins en faveur d'Allaoui! Furieux, il a l'intention de porter plainte, mais il sait que la plupart de ceux que la Commission des élections a choisis pour suivre le déroulement du scrutin sont chiites. Sans parler des policiers, partout présents: ils sont presque tous chiites.Les élections sont loin d'être honnêtes. Et l'Irak est loin d'être sur le chemin de la démocratie.
Source : http://www.lactualite.com/shared/print.jsp?content=20060208_161908_1124&De Istanbul à Karachi, de Londres à Sydney, de la Suède au Pakistan, des milliers de personnes ont manifesté contre l'intervention américaine en Irak, mais les deux plus grands terroristes de la planète, Blair et Bush s'en moquent!


YABASTA

Soumis par Mehr Licht
23-03-2006



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