lundi, juin 21, 2010

Des médias sont incendiés; il est devenu trop dangereux de couvrir la nouvelle

Des médias ont été fermés au milieu d’un massacre orchestré de la communauté ouzbek au Kirghizistan. Les survivants fuient vers l’Ouzbékistan.


Des médias sont incendiés; il est devenu trop dangereux de couvrir la nouvelle
Environ 2 000 personnes ont perdu la vie depuis le 10 juin dans des violences ethniques au Kirghizistan, disent les dépêches. En réponse à ces troubles, les autorités de la ville méridionale de Osh ont ordonné aux stations de télévision locales de cesser de diffuser, d’après ce que rapportent le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et Reporters sans frontières (RSF). L’Association publique « Journalistes » du Kirghizistan (Public Association “Journalists”, PAJ), basée à Bichkek, s’efforce actuellement d’apporter de l’aide humanitaire aux journalistes dans la partie sud du pays.
Le gouvernement du Président Kurmanbek Bakiïev a été renversé le 7 avril par des manifestations de masse. À la suite de ces événements, la tension s’est accrue entre les Ouzbeks, qui pour la plupart appuient le gouvernement provisoire, et les Kirghiz, qui appuient surtout Bakiïev dans la partie sud. La violence récente est considérée généralement comme ayant été coordonnée pour des raisons politiques afin que Bakiïev puisse reprendre le pouvoir, disent les dépêches. Bakiïev est actuellement en exil au Bélarus.
La violence a d’abord éclaté entre jeunes ouzbeks et kirghiz à Osh le 10 juin, ce qui a entraîné des émeutes importantes. Des gangs armés circulant dans des véhicules ont traversé des quartiers de Osh et de Jalal-Abad, mettant le feu aux maisons et aux magasins et tirant sur les gens qui tentaient de s’échapper, rapportent Human Rights Watch et le CPJ. En réponse, le gouvernement a proclamé un couvre-feu et dépêché dans la région des forces de sécurité, avec pouvoir de tirer pour tuer. Selon les reportages, des dizaines de milliers d’Ouzbeks ont fui les deux villes et franchi la frontière de l’Ouzbékistan afin d’échapper à la violence.
Par ailleurs, les médias locaux sont bafoués par les retombées de la révolution. Les résidents de Osh n’ont plus accès qu’à la chaîne de télévision d’État KTR et à plusieurs chaînes de télévision russes, selon ce que rapporte l’agence de nouvelles indépendante Zpress. Mezon TV et Osh TV ont vu leurs émissions être interrompues, indique le site de nouvelles indépendant « Ferghana ». Les immeubles abritant Osh TV et JTR TV à Osh et à Jalal-Abad ont été incendiés, d’après ce que rapporte l’International Media Support (IMS).
Dans un épisode séparé, la police ouzbek de la ville de Andijan a détenu un éminent journaliste ouzbek, dit le CPJ. Le reporter indépendant Alekseï Volosevich se rendait à la frontière du Kirghizistan couvrir la crise humanitaire pour le compte de « Ferghana ».
Le PAJ et l’IMS travaillent à livrer de la nourriture et de l’équipement médical à environ 100 journalistes et à leurs familles dans les régions de Osh et de Jalal-Abad. La couverture médiatique des événements dans la partie sud du pays est limitée, les journalistes craignant les attentats pendant qu’ils rapportent la nouvelle dans la rue.
16 juin 2010 /ifex.org/fr/
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