samedi, février 10, 2007

UNE SALE GUERRE DE PROPAGANDE AVANT L’ATTAQUE ! Deuxième volet

Si je récidive par un article de plus sur ce sujet, c’est pour faire prendre conscience aux lecteurs, qu’encore une fois l’administration Bush est en train de mentir au monde entier, afin de lui permettre sans trop d’opposition d’attaquer l’Iran. Bush nous a déjà bourré le mou avec ses armes de destructions massives et l’importance d’installer une démocratie en Irak, voilà-t-il pas qu’il récidive avec l’immense voisin de ce dernier. Je crois que nous devons avoir de bonnes raisons de nous inquiéter, car ce qui risque d’arriver est mille fois plus grave que toutes nos querelles internes si pénibles soient-elles. Nous devrons tous nous impliquer. La manière de faire reste à définir.

mercredi 7 février 2007 Revoltes
De façon inquiétante, un article paru mercredi dans le Los Angeles Times donnait un aperçu de projets prévoyant des patrouilles plus agressives le long de la frontière entre l’Iran et l’Irak, par les avions de guerre américains, soi-disant pour empêcher la contrebande d’armes vers l’Irak. Un important officiel du Pentagone a déclaré : « La puissance aérienne joue des rôles importants, et l’un de ces rôles consiste à être une force dissuasive, que ce soit par le contrôle des frontières, la souveraineté aérienne ou quelque chose de plus cinétique. » Comme l’a fait remarquer le Times, « cinétique » est un terme utilisé pour signifier une action militaire offensive. Quel que soit l’objectif avoué, la provocation des patrouilles aériennes américaines près de l’espace aérien iranien pourrait rapidement se transformer en conflit militaire ouvert.
L’été dernier, l’intervention israélienne au Liban, le laissait supposer : Israël et les Etats-Unis cherchaient fondamentalement un casus belli avec la Syrie ou/et l’Iran. Aujourd’hui, les déclarations récentes de George W. Bush, notamment au cours de son dernier Discours sur l’état de l’Union justifient et renforcent cette hypothèse : “Le succès en Irak exige également la défense de son intégrité territoriale et une stabilisation de la région face aux défis extrémistes. Cela commence par s’intéresser à l’Iran et à la Syrie. Ces deux régimes permettent aux terroristes et aux insurgés d’utiliser leurs territoires pour entrer et sortir d’Irak. L’Iran fournit un soutien matériel pour des attaques contre les troupes américaines. Nous stopperons les attaques contre nos forces. Nous interromprons le flux de soutien de l’Iran et de la Syrie. Et nous chercherons et détruirons les réseaux qui fournissent des armements avancés et forment nos ennemis en Irak ».
Bien que de hauts représentants américains ne cessent de répéter, comme s’il s’agissait de faits avérés, que des agents iraniens sont engagés à soutenir des milices antiaméricaines en Irak, aucune preuve n’a été fournie pour appuyer ces affirmations. L’ambassadeur américain en Irak, Zalmay Khalilzad, devait présenter mercredi un « dossier » sur des preuves concrètes d’envois d’armes iraniennes en Irak, incluant les numéros de série et les documents de livraison. Mais ce projet a été repoussé, démontrant que les « preuves » sont tout aussi minces que les mensonges concernant les armes de destruction massive, qui avaient été concoctés pour justifier l’occupation militaire de l’Irak.
Le manque de preuve n’a pas empêché les médias américains de publier des articles qui ont tout l’air d’avoir été préparés par l’administration Bush, la CIA ou le Pentagone. Mercredi, un article paru dans le New York Times, basé sur des sources anonymes des Etats-Unis et de l’Irak, a insinué que des agents iraniens étaient impliqués dans l’attaque, le 20 janvier à Karbala, d’une enceinte protégée où cinq soldats américains avaient été tués.
L’article fournissait des détails concernant l’attaque, mettant l’accent sur le fait qu’elle avait nécessité une grande organisation : l’utilisation de cartes d’identité contrefaites, d’uniformes et de mitraillettes de type « américain », de véhicules utilitaires de sport et d’outils de communication. Mais il ne présentait pas la moindre preuve que des Iraniens, et encore moins des agents du gouvernement iranien, étaient impliqués. La seule « preuve » présentée était que l’opération était trop complexe pour que des insurgés irakiens l’aient menée seuls. -1-
Un haut représentant irakien qui n’a pas été nommé a soutenu que des francs-tireurs de l’Armée du Mahdi de l’imam chiite Moqtada al-Sadr étaient armés et contrôlés directement de l’Iran. Un représentant de l’armée américaine a suggéré la possibilité d’une vaste conspiration impliquant de hauts représentants irakiens, lorsqu’il a demandé : « Est-ce que le gouverneur [de Karbala] était impliqué ? Est-ce que la police irakienne en service était complice ou tout simplement incompétente ? »
Le New York Times a exprimé très ouvertement le véritable objectif de cet article, qui a été repris et diffusé par l’ensemble des médias : « Lier l’Iran à cette attaque meurtrière pourrait aider l’administration Bush, engagée avec l’Iran dans une guerre de paroles qui va s’intensifiant. » Voilà bien ce que nous-mêmes essayons de démontrer. Nous croyons que les Etats-Unis, encore une fois, se servent d’une propagande mensongère avec l’aide des médias inféodés à l’administration conservatrice du locataire de la Maison Blanche. Ce qui est effrayant, c’est que même chez les démocrates qui pourtant détiennent le pouvoir au sénat depuis les élections de mi-mandat en novembre dernier, nous entendons les mêmes discours envers l’Iran.
« L’Iran menace la sécurité d’Israël et du monde entier...Nous devons envisager toutes les options pour l’empêcher de posséder des armes nucléaires. Laissez-moi le réitérer : toutes les options doivent être envisagées. » Qui a prononcé ces mots ? Ce n’est ni George W.Bush ni Dick Cheney, mais John Edwards, candidat à l’investiture démocrate. L’ancien colistier de John Kerry a fait cette déclaration musclée le mois dernier, à l’occasion de la conférence annuelle de Herzliya (nord de Tel-Aviv) sur les questions stratégiques d’Israël. Même Hillary Clinton nous dit « La politique des États-Unis doit être claire et sans équivoque : nous ne pouvons et nous ne devons pas permettre à l’Iran de posséder des armes nucléaires. ». La seule et unique façon d’interdire ces armes à l’Iran, c’est la destruction de toutes leurs infrastructures nucléaire. Aussi pour ce faire, seule une attaque d’envergure est à prévoir.
CF-18 Hornet
Le vrai danger est là...qui sera le premier d’Israël ou des États-Unis à s’en servir ?
Comme à son tour l’a déclaré Richard Perle, néocon pro sioniste influent, en rassurant son auditoire « Bush attaquera l’Iran plutôt que de lui permettre d’acquérir les moyens de construire une bombe nucléaire ». Tout est dit tant chez les républicains que chez les démocrates. Tous s’accordent pour dire non au nucléaire iranien. À quand l’attaque ?
L’article précédent faisait suite à un autre reportage douteux du New York Times publié le 29 janvier alléguant que les « renseignements iraniens » avaient été impliqués dans l’assassinat de l’ambassadeur égyptien en Irak, Ihab Al Sharif, peu de temps après son arrivée en Irak en juin 2005. L’article se basait sur un article publié à la Une du journal égyptien Al Ahram, qui ne fournissait aucune autre preuve que les commentaires de sources anonymes. Les ministres des Affaires étrangères iranien et égyptien ont tout deux nié les allégations. À l’époque, al-Qaïda avait revendiqué l’assassinat. Rien de tout cela n’a cependant empêché le New York Times de présenter cette histoire comme véridique. -2-
Il est certainement possible que les services de renseignement iraniens opèrent en Irak, comme le font d’autres pays, y compris des alliés des Américains comme l’Arabie Saoudite et la Jordanie. L’Iran entretient des liens étroits avec des partis et des milices chiites, dont ceux qui participent au gouvernement fantoche des Etats-Unis à Bagdad, et pourrait bien leur fournir de l’aide. Il est également possible que les insurgés achètent des armes légalement ou illégalement en Iran, ainsi que dans d’autres pays. Mais il n’y a aucune preuve que le gouvernement iranien appuie l’insurrection anti-américaine en Irak.
D’autant plus que nous apprenons aujourd’hui, de la part de trois anciens hauts responsables militaires américains, qu’une intervention militaire contre l’Iran aurait des conséquences désastreuses pour la région. (Sunday Times, l’édition dominicale du Times). Voici ce que nous disent les généraux Joseph Hoar, ex-chef du Commandement central américain, et Robert Gard, ancien secrétaire adjoint à la Défense et le vice-amiral Jack Shanahan, ancien directeur du Centre pour l’information sur la défense. « En tant qu’anciens chefs militaires américains, nous mettons fortement en garde les USA contre l’usage de la force militaire contre l’Iran. Une attaque contre l’Iran aurait des conséquences désastreuses pour la sécurité dans la région, les forces de la coalition et accroîtrait encore les tentions régionales et mondiales. », ils rajoutent que la crise actuelle « doit être résolue par l’intermédiaire de la diplomatie ». Dans ce cadre estiment-ils, l’administration Bush « devrait engager immédiatement des pourparlers directs avec le gouvernement iranien sans conditions préalables. Il reste du temps pour parler, nous devons nous assurer de l’utiliser ». Cela fait longtemps que l’ONU prône cette solution, mais l’orgueil mal placé du cow-boy américain le pousse plutôt vers d’autres mensonges afin d’aboutir à une nouvelle guerre,
Même des ONG à Londres ont publié aujourd’hui, un rapport mettant en garde le gouvernement britannique contre les conséquences « contre-productives » et « extrêmement dangereuses » d’une intervention armée des Etats-Unis en Iran. Parmi les signataires du rapport, on trouve OXFAM, engagé contre la pauvreté dans le monde, Unison, GMB et Amicus, trois des principaux syndicats de Grande-Bretagne, le centre de recherche Foreign Policy Center, mais aussi le Conseil musulman de Grande-Bretagne et des associations chrétiennes. Tout le monde a peur des réactions fanatiques de l’illuminé de la Maison Blanche. Si vous avez le courage de lire le reste de l’article, il y a de quoi comprendre les craintes et les angoisses des peuples.
Dans des commentaires publiés sur le site Internet du Conseil des relations étrangères (Council on Foreign Relations) basé aux États-Unis, Kenneth Pollack de l’Institut Brookings notait : « L’administration Bush semble voir les Iraniens comme la source de beaucoup, sinon de tous, les problèmes de l’Irak aujourd’hui. Pour moi, cela rappelle dangereusement la manière dont ils parlaient de la Syrie en 2004 et 2005, lorsqu’ils exagéraient de façon ridicule le rôle de la Syrie dans l’insurrection sunnite. ».
De plus, un article paru dans le Los Angeles Times du 23 janvier notait : « Malgré toute sa rhétorique agressive, l’administration Bush n’a fourni que des preuves très limitées pour appuyer ses prétentions [de l’implication iranienne]. Les journalistes qui voyagent avec les troupes américaines n’ont pas vu non plus de signes importants d’implication iranienne. Durant une récente offensive dans un bastion d’insurgés sunnites ici, on n’a trouvé qu’une seule mitrailleuse iranienne parmi les dizaines de caches d’armes découvertes par les Américains. Les officiels britanniques ont accusé de la même manière l’Iran d’être impliqué en Irak, mais disent ne pas avoir trouvé d’armes de fabrication iranienne dans les zones où ils patrouillent. ». Espérons que ces mêmes mensonges n’auront plus aucun poids dans les décisions internationales et que les nations du monde vont enfin dire non au malade mental de la Maison Blanche et à tous ceux qui pensent comme lui.
Dans une interview accordée le 29 janvier à un journaliste manifestement hostile du New York Times, l’ambassadeur iranien en Irak, Hassan Kazemi Oumi, a vigoureusement nié tout soutien de l’Iran à des milices anti-américaines. Il a rejeté les preuves saisies par les troupes américaines lors de raids provocateurs durant lesquels un certain nombre d’Iraniens avaient été détenus en décembre et janvier. « Il a ridiculisé les preuves que les militaires américains disent avoir recueillies, incluant des cartes de Bagdad délimitant les quartiers sunnites, chiites et mixtes - le type de cartes qui, selon les officiels américains, serait utile à une milice préparant un massacre ethnique. M. Oumi a répondu que ce type de cartes est si commun et facile à obtenir qu’il ne prouve rien », cita le journal.
Dans les semaines à venir, l’offensive propagandiste américaine va sans aucun doute s’intensifier dans le but d’obscurcir les véritables raisons des préparatifs de guerre contre l’Iran. En premier lieu, Washington est déterminé à empêcher l’Iran d’étendre son influence suite aux désastres créés par les États-Unis en Irak et en Afghanistan voisins. Plus largement, cependant, l’administration Bush voit l’assujettissement de l’Iran qui s’en suivra comme une étape nécessaire dans le plan depuis longtemps élaboré de domination américaine sur le Moyen-Orient et l’Asie centrale et leurs riches réserves de pétrole et de gaz.
KURT VONNEGUT. Parmi les résistants aux États-Unis, il est un vieil écrivain américain, Kurt Vonnegut. Dans son dernier livre « Un homme sans patrie » -3- il nous explique pourquoi il n’a plus le goût de rire : l’élection que George W.Bush a volé en Floride, l’équipe de psychopathes médiocres (de Harvard ) qu’il a réunis à Washington, l’appétit du pétrole qui les anime, la guerre qu’ils mènent au nom du « bien » le terrifient. « Le président est chrétien ? Hitler l’était aussi ! » Nous dit-il. Le romancier se méfie des « visionnaires » comme Bush : « À 41 ans, Jésus lui est apparu et l’a fait cesser de picoler, de renifler de la peinture. » Puis il ajoute pince-sans-rire : « D’autres ivrognes ont vu apparaître des éléphants roses ».
Kurt Vonnegut est un écrivain formidable. Il a dessiné de l’Amérique des portraits inoubliables, et voilà qu’il ose se proclamer « sans patrie » ! Il s’exile d’une société dont « même les pauvres sont obèses » dit-il. Face à un siècle de délire humain en tous genres, il se permet un dernier cri du cœur : « Quelle erreur nous sommes ! Je pense que la planète devrait se débarrasser de nous ! ».
Si je n’étais conscient qu’il y a aux Etats-Unis comme partout ailleurs de braves et intelligentes personnes, je ne serais pas loin de penser comme Kurt Vonnegut.
Source : 1- http://www.legrandsoir.info/article.php3 ?id_article=4671
2- http://www.rtl.fr/info/article.asp ?dicid=306416
3- Denoël, coll. « & d’ailleurs »,
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