lundi, juillet 10, 2006

Le Japon lâche du lest sur le dossier du nucléaire nord-coréen

Face à l'hostilité affichée de la Russie et surtout de la Chine, le Japon n'insistera pas pour un vote dès lundi au Conseil de sécurité de l'Onu sur une résolution imposant des sanctions à la Corée du Nord pour avoir tiré des missiles.
"Le vice-ministre (des Affaires étrangère) de la Chine se rend en Corée du Nord pour les convaincre. Dans de telles circonstances, il n'est pas nécessaire d'insister pour un vote dès le 10 (juillet)", a expliqué le Premier ministre japonais Junichiro Koizumi.
Une délégation chinoise comptant le vice-ministre des Affaires étrangères chargé des relations avec Pyongyang, Wu Dawei, est arrivée lundi en Corée du Nord pour une visite de six jours.
Koizumi a néanmoins rappelé que le Japon restait mobilisé pour un vote rapide de l'Onu sur une résolution conduisant à des sanctions et n'était pas favorable, comme la Russie et la Chine, à une simple déclaration émanant de la présidence du Conseil, assumée actuellement par la France.
Le Premier ministre japonais s'exprimait à l'issue d'un entretien avec l'émissaire des Etats-Unis en Corée du Nord, Christopher Hill.
AVEU DE FAIBLESSE
"Nous voulons démontrer que nous parlons tous, oui tous, d'une seule voix face aux provocations des Nord-Coréens", a affirmé Hill de son côté malgré les réticences chinoises et russes.
Pékin, le plus proche allié de Pyongyang, et Moscou disposent tous deux d'un droit de veto au Conseil de sécurité mais pourraient décider de s'abstenir lors du vote de la résolution, pour ne pas s'opposer frontalement aux Etats-Unis et autres puissance.
Le gouvernement chinois a toutefois signalé qu'une incapacité à atteindre l'unanimité parmi les membres du Conseil serait un aveu de faiblesse.
Le secrétaire en chef du gouvernement japonais, Shinzo Abe, a estimé que la Chine avait le devoir de tout essayer pour inciter Pyongyang à renoncer à son programme nucléaire, en tant que nation organisatrice des négociations des "six".
Ces pourparlers des six nations - Les deux Corées, la Chine, les Etats-Unis, la Russie et le Japon - sont suspendus depuis novembre 2005.
Hill s'est lui aussi prononcé pour une reprise des débats tout en affirmant qu'ils se poursuivraient sans la Corée du Nord si celle-ci refusait toujours de revenir à la table des négociations.
Lexpress

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