mercredi, août 09, 2006

POINT DE PRESSE QUOTIDIEN DU BUREAU DU PORTE-PAROLE DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’ONU: 8 AOÜT 2006

(La version française du Point de presse quotidien n’est pas un document officiel des Nations Unies)

Ci-dessous les principaux points développés par Stéphane Dujarric, Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, M. Kofi Annan:

Lettre du Secrétaire général concernant l’incident de Cana
Dans la journée d’hier, le Secrétaire général a transmis une lettre sur les circonstances de l’incident qui a eu lieu le 30 juillet dans la ville de Cana, au Liban, suite à une requête formulée par le Conseil de sécurité.

Le Secrétaire général note qu’un véritable compte-rendu des faits pertinents ne peut être achevé en sept jours, et a ajouté qu’aucun membre du personnel des Nations Unies n’était présent à Cana lorsque les bombardements israéliens ont eu lieu. La Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) n’était pas en mesure de confirmer ou de nier que le Hezbollah se livrait à des opérations militaires depuis Cana le 30 juillet ou au cours des jours précédents.
Dans sa lettre, le Secrétaire général s’est déclaré gravement troublé par les événements tragiques de Cana et des conséquences du conflit dans son ensemble sur les populations civiles au Liban et en Israël. Il a indiqué que l’attaque sur Cana pourrait être envisagée dans un contexte plus large d’un ensemble de violations du droit international.
Les effets du conflit actuel sur les civils au Liban et en Israël atteignent un degré de gravité qui exige de recueillir des informations supplémentaires, notamment sur les violations du droit international humanitaire et du droit international en matière de libertés fondamentales, indique-t-il. En conséquence, le Secrétaire général soutient les appels en vue d’une enquête plus approfondie.

FINUL
La Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) a indiqué qu’il y avait eu des frappes aériennes et des feux d’artillerie israéliens intenses ce matin dans le secteur oriental de ses opérations, et a ajouté que des canonnières israéliennes avaient également bombardé les zones côtières situées au nord de Naqoura.
Il y a eu hier deux incidents de tirs rapprochés de la position de la FINUL depuis le côté israélien dans la zone d’El Meri, et un incident de tirs rapprochés de la position de la FINUL lancés pas le Hezbollah dans la région de Hula.
La FINUL a ajouté que dans la matinée d’aujourd’hui, le Hezbollah avait procédé à des tirs de roquettes à proximité de la position des Nations Unies à Tibnin, et que la force aérienne israélienne avait lancé des frappes aériennes dans les zones d’où les tirs avaient pris naissance. Suite à ces incidents, la FINUL a protesté tant auprès des autorités libanaises que des autorités israéliennes.

Liban/Situation humanitaire
Selon les institutions humanitaires des Nations Unies qui se trouvent sur le terrain au Liban, la ville de Tyr, au Sud-Liban, est coupée de fait à l’heure actuelle, les frappes israéliennes ayant détruit hier un pont temporaire sur la rivière Litani. La Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) cherche à remplacer ce pont, mais tente d’abord d’obtenir des garanties des Forces de défense israéliennes qu’il ne sera pas de nouveau détruit.
Les Nations Unies examinent de près d’autres itinéraires qui permettraient d’acheminer de l’aide au Liban, notamment par voie de mer, du fait du mauvais état du réseau routier qui a été endommagé à la suite des raids israéliens. Un itinéraire principal par voie de mer pourrait être un acheminement direct à Beyrouth, Sidon et Tyr.
Les approvisionnements en carburant pourront être envoyés au Liban dès que la situation en matière de sécurité le permettra. Des réservoirs de carburant sont prêts à être convoyés de Beyrouth à d’autres régions du Liban, pour autant que la sécurité soit assurée.
Hier, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a demandé instamment à toutes les parties concernées d’assurer le passage sécurisé de stocks de carburants à destination des établissements de soins. L’OMS a appelé l’attention sur le fait que si le carburant n’était pas acheminé cette semaine, 60% de tous les hôpitaux au Liban, outre d’autres établissements de soins, cesseraient tout simplement de fonctionner.

PNUE/Marée noire du Liban
Le Programme des Nations Unies pour l’environnement, ou PNUE, a indiqué que deux experts sont arrivés en Syrie afin d’évaluer l’impact de la marée noire qui a déjà pollué plus de 140 kilomètres de côtes libanaises et qui a gagné les eaux syriennes au nord.
À ce stade, les informations recueillies sur l’ampleur du déversement sont vagues et aucune opération de nettoyage n’a pu être menée.
La PNUE a indiqué que dans le pire des cas, si tout le carburant contenu dans la centrale énergétique de Jiyyeh qui a été bombardée se déversait dans la mer, la marée noire libanaise pourrait bien égaler la catastrophe causée par Exxon en 1989.

Communiqué de presse
ONU

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