mercredi, juillet 12, 2006

Attentats en série à Bombay


Sept attentats à l'explosif ont frappé quasi-simultanément les transports ferroviaires de Bombay et de sa banlieue hier, faisant au moins 200 morts et 714 blessés. Les forces de sécurité s'activaient ce mercredi pour retrouver les responsables de ce drame...

Etat d'alerte maximal
Au moins 200 morts. Le bilan de ces attentats, le plus lourd depuis des années en Inde, s'est encore aggravé dans la nuit, pour atteindre au moins 200 morts et 714 blessés, selon les autorités régionales. Les déflagrations, causées par des explosifs et apparemment coordonnées, ont eu lieu hier soir à l'heure de pointe en moins de 15 minutes dans des trains et des gares bondées de la capitale financière de l'Inde et de sa banlieue. Ce mercredi, la police inspectait les sites des attentats à la recherche d'indices leur permettant de suivre la trace des poseurs de bombe. Elle enquête sur les éventuels liens entre un groupe étudiant islamiste, le Students' Islamic Movement of India, et le groupe radical extrémiste Lashkar-e-Taiba. Basé au Pakistan où il est interdit, le Lashkar est actif au Cachemire indien en proie à une insurrection séparatiste depuis 1989.
"L'oeuvre du Lashkar"
? Selon des "sources haut placées au gouvernement" citées par The Hindu, ces attentats "sont à l'évidence l'oeuvre du Lashkar" et visent à intensifier le "rythme des violences communautaires". Les attentats de mars à Bénarès dans le Nord du pays (23 morts) et d'octobre à New Delhi (66 morts) avaient également été quasi-simultanés et les autorités indiennes avaient montré du doigt des groupes islamistes basés au Pakistan et actifs au Cachemire indien. Les policiers ont déjà retrouvé un minuteur dans les décombres. Une huitième bombe qui n'a pas explosé aurait également été retrouvée et les forces antiterroristes enquêtent, selon un haut responsable de la police. Pour le quotidien Times of India, le fait que les bombes ont été placées dans des trains de première classe signale que les auteurs des attentats entendaient toucher des personnes "qui représentent la face d'un Bombay mondialisé".
Appel au calme.
De nombreux lieux sensibles restaient placés ce mercredi en état d'alerte maximale, en particulier à New Delhi et à Bombay, avec des mesures particulières dans les gares et les aéroports. Mais la Bourse de Bombay reste ouverte. Hier déjà, peu après ces attentats, le Premier ministre indien Manmohan Singh a promis de "vaincre les terroristes" et appelé la population au calme. "Nous allons œuvrer pour vaincre les plans diaboliques des terroristes et nous ne les laisserons pas réussir", a affirmé M. Singh dans un communiqué rendu public à New Delhi. Les explosions ont eu lieu à l'heure de pointe, dans un intervalle de 20 minutes, la première à 18h24 (12H56 GMT), selon le préfet de police de Bombay A.N. Roy. Le bilan, le plus lourd jamais vu depuis des années en Inde, n'a cessé d'évoluer au fil des heures. La ville de Bombay, capitale financière de l'Inde connue aussi pour ses bidonvilles, a été plusieurs fois la cible d'attentats à la bombe dans le passé. En 1993, une série d'explosions y avaient tué plus de 300 personnes et blessé plus de 1.000. A chaque fois, les autorités indiennes avaient montré du doigt des groupes islamistes basés au Pakistan et actifs au Cachemire indien, en proie à une insurrection islamiste depuis 1989. Mais à Islamabad, hier soir, le Pakistan a "fermement condamné la série d'attentats à la bombe" évoquant un "acte méprisable de terrorisme".

© Radio France 2006

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