mercredi, juillet 26, 2006

Conférence de Rome: pas de cessez-le-feu


La mort de quatre observateurs de l'ONU mardi dans un raid israélien au Liban sud n'a pas provoqué de condamnation à l'unisson de la communauté internationale qui a échoué dans sa demande de cessez-le-feu immédiat.

La mort de quatre observateurs de l'ONU (voir ci-contre) divise la communauté internationale, dont plusieurs représentants, à l'exception d'Israël, étaient présents pour une conférence à Rome sur le Liban.«C'est une chose horrible et cela est vrai de toute victime innocente d'hostilités (...)», a réagi le porte-parole de la Maison Blanche, Tony Snow.Toutefois, «il n'y a pas de raisons de penser» que l'endroit où se trouvaient les quatre observateurs de l'ONU dans le secteur de Khiam a été délibérément visé par l'armée israélienne mardi soir, a-t-il ajouté.
Kofi Annan plus sévère
Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, s'est montré moins nuancé, n'hésitant pas à déclarer que le bombardement israélien «visait apparemment délibérément» une position de l'organisation.«Il est inconcevable que l'erreur qui a été faite soit qualifiée par l'ONU d'acte qui semble délibéré», a rétorqué le Premier ministre israélien Ehud Olmert, dont le pays est déjà très critiqué par une bonne partie de la communauté internationale pour les victimes civiles de la guerre contre le Hezbollah.E.Olmert, qui a exprimé ses «profonds regrets» pour la mort des observateurs, a «affirmé qu'il ordonnerait à l'armée d'ouvrir une enquête complète sur les évènements dont il partagera les résultats avec le secrétaire général de l'ONU», selon un communiqué officiel.Le Conseil de sécurité s'apprêtait lui à condamner l'attaque mardi contre un de ses postes, alors qu'Israël continuait des raids à proximité de postes de l'ONU dans le sud du Liban malgré des mises en garde de responsables des Nations unies, a indiqué un haut responsable de l'ONU.
Pas de contrainte
Une minute de silence à la mémoire des quatre observateurs a été respectée durant la conférence internationale sur la crise libanaise qui se tenait mercredi à Rome. Lors de cette rencontre, le Premier ministre libanais Fouad Siniora a lancé un appel désespéré pour une cessation des hostilités en affirmant que son pays avait été «mis en pièces».Mais les ministres des Affaires étrangères d'une quinzaine de pays ne sont pas parvenus à réclamer un cessez-le-feu immédiat dans le conflit du Liban. Ils se sont finalement contentés d'un appel à «travailler immédiatement pour parvenir de toute urgence à un cessez-le-feu».
Obstacle américain
La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice n'a pas caché l'hostilité de Washington, principal allié d'Israël, à la demande d'un arrêt immédiat des combats. Le secrétaire général de l'ONU avait lui appelé, à l'ouverture des travaux, à une «cessation immédiate des hostilités».Le projet d'une force internationale au Liban a continué d'être discuté tout en restant encore très vague sur son mandat, sa composition ou ses délais de déploiement

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