samedi, octobre 28, 2006

un an après Ceuta et Mellila

ESPAGNE / MAROC Un an après Ceuta et Melilla, les droits des migrants et des demandeurs d'asile sont toujours en danger
Résumé de la situation
Un an après les évènements tragiques de Ceuta et Melilla, les enquêtes sur les actions des forces de sécurité marocaines et espagnoles impliquées ne sont toujours pas terminées et aucune mesure préventive n’a été adoptée.
Depuis un an, un foisonnement de projets ont été discutés au niveau de l’Union européenne afin de mieux gérer les flux migratoires vers son territoire au risque d’entraver d’avantage l’accès aux procédures d’asile.

Il y a déjà un an, 13 migrants ont été tués et des centaines d’autres blessés en tentant de pénétrer dans les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla au Maroc.
Un an plus tard, les enquêtes pour déterminer les responsabilités, du côté des Marocains ou des Espagnols, ne sont toujours pas terminées et aucune mesure préventive n’a semble-t-il été adoptée. Amnesty international est préoccupée par l’absence de garanties d’impartialité, d’exhaustivité et d’efficacité des enquêtes. En outre, aucune mesure disciplinaire n’a été prise pour la mort ou le mauvais traitement de migrants. Trois personnes ont encore été tuées en juillet 2006 en essayant de pénétrer en Espagne depuis le Maroc. Depuis un an, un nombre record de migrants sont arrivés aux portes de l’Union européenne, aux Canaries, à Lampedusa, à Malte et en Grèce.La réaction première des Etats membres face à ces arrivées est d’accentuer leurs efforts en terme de contrôle de leurs frontières en multipliant les mesures opérationnelles. En particulier, des patrouilles sont mises en place au large des côtes pour empêcher les embarcations de pénétrer les eaux territoriales. Un foisonnement de projets ont été discutés au niveau de l’Union entre responsables politiques et fonctionnaires afin de mieux gérer les flux migratoires.Les ministres de l’Intérieur et les chefs d’Etat et de Gouvernement se sont réunis à Tampere et Lahti en Finlande mais aussi à Rabat, Madrid et Athènes. Pour le droit à l’asile dans les 25 Etats membres, la menace est réelle et les demandes, qui ont déjà baissé de 700 000 à 250 000 en douze années ont encore chuté de 20% en 2006.
En réaction, Amnesty International a multiplié les initiatives pour demander aux Etats membres de veiller à ce que les mesures prises soient respectueuses du droit d’asile.
Elle a également rappelé qu’en matière de coopération avec les pays d’origine et de transit dans la lutte contre l’immigration irrégulière, la préoccupation des droits humains doit être un élément essentiel.
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