jeudi, juillet 02, 2009

Pour seule évoluton


Depuis l’âge de pierre
A la nouvelle erre
Les hommes de cro-magnon
Aujourd’hui en pantalon
Pour seule évolution
La bombe nucléaire
Pour seule évolution
Contaminé la terre

Depuis l’âge de pierre
A la nouvelle erre
L’homme se reproduit
Multipliant les petits
Pour seule évolution
Des enfants qui blatèrent
Pour seule évolution
Futurs contestataires
...
Depuis l’âge de pierre
A la nouvelle erre
Charriant dans leurs gènes
La connerie humaine
Pour seule évolution
Guerres et destructions
Pour seule évolution
Au nom de la nation
...
Depuis l’âge de pierre
A la nouvelle erre
Ne cesse l’esclavage
S’amplifie avec rage
Pour seule évolution
Le pouvoir des religions
Pour seule évolution
Avec leur bénédiction
...
Depuis l’âge de pierre
A la nouvelle erre
L’enfant devient vieux con
Dans son lit grabataire
Pour seule évolution
Déblatère sur la vie
Pour seule évolution
Défèque dans son lit
...
Depuis l’âge de pierre
A la nouvelle erre
Héritiers de cro-magnon
Nos ancêtres sans pantalon
Pour seule évolution
Nous sommes toujours cons
Pour seule évolution
Posons nous les vraies questions
...

mercredi 1er juillet 2009, par Ariel BOUCHER
2.7.09 21:05
http://basta.20six.fr/basta/art/169010163/

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mercredi, juillet 01, 2009

Honduras. Les « intérêts USA » encore aux mains des militaires de la Joint task force Bravo


Le président Obama, après s’être déclaré « profondément préoccupé par la détention et l’expulsion du président Zelaya », a demandé que « tous les acteurs politiques et sociaux au Honduras respectent les règles démocratiques ». Il a donc pris officiellement ses distances avec le coup d’Etat. Il ne peut pourtant pas ignorer qu’au premier rang, chez les « acteurs politiques » du Honduras, se trouvent les militaires étasuniens. C’est à la tristement célèbre Ecole des Amériques, gérée par l’US Army à Fort Benning (Georgie), qu’ont été formés le général Romeo Vasquez, le chef des golpistes, et le général Luis Suazo, chef d’état-major de l’aviation qui a joué un rôle clé dans le coup d’Etat. C’est à cette même école, rebaptisée en 2001 « Institut de l’hémisphère occidental pour la coopération sur la sécurité », que se formèrent les généraux Juan Castro, Policarco Garcia et Humberto Hernandez qui, dans les années ‘70 et ‘80, soumirent le Honduras à une dictature des plus féroces, en créant un des plus redoutés escadrons de la mort d’Amérique latine, le Bataillon 3-16. Les golpistes actuels ne sont cependant pas que les revenants d’un passé désormais enseveli.
Sous un nouveau nom, l’Ecole des Amériques continue à opérer au Honduras. Dans la base aérienne de Soto Cano, où siège l’académie aéronautique et navale hondurienne, opère une unité inter-forces étasunienne, la Joint task force Bravo, dépendant du U.S Southern Command, dont le quartier général est à Miami et dont l’ « aire d’intérêt » comprend l’Amérique centrale, méridionale et les Caraïbes. La « mission » de la Jtf-Bravo consiste à « soutenir les intérêts étasuniens en Amérique centrale », en, avant tout, « aidant les forces armées latino-américaines à développer des structures et des doctrines appropriées ». C’est dans cet objectif que la Jtf-Bravo organise 3-5 grandes manoeuvres par an, dirigées par le président des chefs d’Etat-major réunis (le général de plus haut grade au Pentagone).
En plus de fournir une assistance militaire à travers la Jtf-Bravo, le gouvernement étasunien finance l’armée hondurienne dans le cadre du budget pour les « opérations à l’étranger ». Pour l’année fiscale 2009, on prévoit une allocation d’un million et demi de dollars pour la formation et l’entraînement, qui ne sont qu’une petite partie des financements que l’armée hondurienne reçoit des Etats-Unis. Dans le même budget, est prévue une allocation d’environ 10 millions de dollars pour un programme, géré par l’USAID, qui aide le Honduras à « gouverner avec justice et démocratie », à quoi s’ajoutent 7 millions de dollars pour l’aider à instaurer le « bon gouvernement ».
Le visage que présente Washington au Honduras est celui d’un bienfaiteur. Les militaires y contribuent activement par diverses œuvres méritantes. En mai dernier, quand la frégate anti-missiles étasunienne Doyle est arrivée au port de La Ceiba, pour des « échanges professionnels avec les militaires honduriens », les marins étasuniens sont allés réparer et repeindre une école. Le 20 juin, quand plusieurs F-16 et autres avions militaires sont arrivés des Etats-Unis à la base Armando Escalon, 35 mille dollars ont été recueillis pour un hôpital. Mais qu’est-ce qui se cache derrière ce visage ? En d’autres termes, est-il possible que la toute puissante ambassade étasunienne au Honduras et le commandement de la Jtf-Bravo, qui entraîne les militaires honduriens, n’aient pas été au courant des préparatifs du coup d’Etat ? Est-il possible qu’ils n’y aient tenu aucun rôle ? C’est sur cela, et sur les opérations de déstabilisation en Amérique latine, héritées de l’ère Bush, que le président Obama devrait faire toute la lumière.
Reçu de l’auteur et traduit par Marie-Ange Patrizio
Edition de mardi 30 juin de Il manifesto / Mondialisation.ca, Le 1 juillet 2009
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lundi, juin 29, 2009

AFGHANISTAN: Au moins 800 civils tués entre janvier et mai – Nations Unies

Les pertes civiles occasionnées par les opérations des forces internationales en Afghanistan ont provoqué la colère de la population touchée
KABOUL, 29 juin 2009 (IRIN) - Les pertes civiles occasionnées par les affrontements armés entre les insurgés, l’armée américaine, la Force internationale d’assistance et de sécurité (FIAS) en Afghanistan et les forces du gouvernement ont augmenté de 24 pour cent jusqu’ici, cette année, par rapport au bilan 2008 pour la même période, selon un rapport publié par Ban Ki-Moon, secrétaire général des Nations Unies.

Au seul mois de mai, 261 non-combattants ont perdu la vie au cours du conflit qui sévit en Afghanistan, a déclaré John Holmes, Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et coordinateur des secours d’urgence des Nations Unies, aux membres du Conseil de sécurité, lors d’une réunion, le 26 juin.

L’un des incidents les plus graves a eu lieu en mai : des dizaines de civils, dont au moins 65 femmes et enfants, ont été tués lorsque les forces américaines ont bombardé un village de Bala Bulok, une région de la province de Farah, dans le sud-ouest de l’Afghanistan, a indiqué la Commission indépendante des droits de l’Homme d’Afghanistan (CIDHA), le 26 mai.

« La MANUA [Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan] a recensé 800 morts au sein de la population civile entre janvier et mai 2009, essentiellement dans le sud, le sud-est et l’est du pays », peut-on lire dans le rapport du Secrétaire général des Nations Unies, intitulé The Situation in Afghanistan and its Implication for International Peace and Security [La Situation en Afghanistan et ses conséquences sur la paix et la sécurité internationales], publié le 23 juin.
Au moins 55 pour cent des décès recensés ont été attribués aux agissements des insurgés, 33 pour cent ont été causés par les forces afghanes et internationales et 12 pour cent n’ont pu être attribués à aucun des belligérants, selon le rapport.
Dans son rapport, le Secrétaire général des Nations Unies accuse les Talibans d’être responsables d’une majorité des pertes civiles et se félicite des mesures adoptées par les forces internationales pour minimiser les conséquences de la guerre sur les non-combattants.
Le conflit armé a également provoqué le déplacement de dizaines de milliers de personnes, dont la plupart ont besoin d’être protégées et aidées, selon les organisations humanitaires.
Une augmentation sans précédent

« ...Au cours de la prochaine période, une recrudescence de la violence sera probablement observée par rapport à la même période, l’année dernière, notamment une augmentation du nombre d’attentats suicides complexes, des actes d’intimidation et des assassinats commis par les insurgés ... »

Depuis la chute du régime taliban en 2001, l’insécurité a progressivement gagné certaines régions du pays, notamment le sud.
En mai 2009, elle s’est aggravée, atteignant un niveau jamais observé depuis 2001, avec plus de 1 000 incidents violents recensés, selon le rapport des Nations Unies.
Si les violences liées aux agissements des insurgés sont principalement concentrées dans le sud et l’est du pays, deux régions instables, elles ont également gagné le centre et le nord. « Au cours de la prochaine période, une recrudescence de la violence sera probablement observée par rapport à la même période, l’année dernière, notamment une augmentation du nombre d’attentats suicides complexes, des actes d’intimidation et des assassinats commis par les insurgés », selon le rapport.
En plus de ses conséquences néfastes sur la vie des civils, cette insécurité de plus en plus alarmante représente une menace grave pour les travailleurs humanitaires, qui sont de moins en moins en mesure de se rendre dans une bonne partie du pays.
En effet, entre le 1er janvier et le 15 juin 2009, plus de 60 incidents de sécurité concernaient des organisations non-gouvernementales (ONG), selon le Bureau afghan pour la sécurité des ONG. Des dizaines de travailleurs humanitaires ont également été tués ou enlevés l’année dernière.
En raison du renforcement de la présence militaire américaine ces derniers mois et du déploiement de forces afghanes entraînées récemment, la situation de sécurité s’est néanmoins améliorée dans les provinces de Kaboul, Hérat, Logar et Wardak, selon le rapport des Nations Unies.
Les travailleurs de la santé s’inquiètent toutefois à l’idée que les violences ne culminent au cours des prochains mois, des élections présidentielles et provinciales devant être tenues dans le pays en août. Les insurgés auraient en effet menacé de perturber le déroulement des élections en fomentant de nouveaux attentats suicides et en posant des bombes le long des routes.

ad/at/ed/nh/ail
Thèmes: (IRIN) Paix et sécurité

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