samedi, mai 13, 2006

La vie de Moussaoui n'a tenu qu'à un juré


D'après le récit d'un membre du jury obtenu par le Washington Post, onze jurés sur douze ont voté en faveur de la peine de mort sur l'un des trois chefs d'inculpation qui pesaient sur le Français •
Il fallait l'unanimité pour le condamner à mort .


Zacarias Moussaoui a échappé à la peine de mort grâce à la voix d'un seul juré selon les révélations de la présidente du jury vendredi dans le WashingtonPost. Le Français de 37 ans a été condamné le 4 mai à passer le reste de sa vie en prison pour complicité avec les auteurs des attentats du 11 septembre 2001 qui ont fait près de 3.000 morts. Les jurés avaient déclaré, au terme de la première partie du procès, que Moussaoui était passible de la peine de mort à cause de ses mensonges au FBI lors de son arrestation en août 2001.
Selon la présidente les jurés ont voté par onze voix contre une, dix voix contre deux et dix voix contre deux en faveur de la peine capitale contre le Français d'origine marocaine sur les trois chefs d'inculpation pour lesquels il encourait la mort. Or, cette peine ne pouvait être rendue qu'à l'unanimité des douzes jurés sur l'une des trois charges. L'anonymat des votes n'a pas permis de savoir lequel des jurés a sauvé la tête de Moussaoui.
Ce qui a eu le don d'agacer les autres jurés. «J'ai ressenti de la frustration parce quenombre d'entre nous ont été trompés par l'anonymat de celui qui a voté "non". Nous ne connaîtrons jamais ses raisons. Nous ne serons jamais en mesure d'examiner les raisons qui ont motivé ce choix à la lumière des preuves, des faits et de la loi», a confié la présidente du jury «Washington Post». Selon ce témoin, les délibérations ont failli mal tourner lors de la troisième journée de débats en raison des frustrations occasionnées par le scrutin 11 contre 1 alors que personne n'avait élevé d'objection à la peine de mort pendant les discussions.La semaine dernière, le journal avait interviewé un juré qui avait voté en faveur de la prison à perpétuité. Il avait justifié ce vote en disant que le rôle de Moussaoui dans les attentats du 11 septembre lui paraissait marginal. Il précisait que d'autres jurés partageaint son point de vue, mais il n'avait pas détaillé les votes.

/ Liberation /
http://20six.fr/nul

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vendredi, mai 12, 2006

Nigeria: explosion d'un oléoduc


Plus de 150 personnes ont été tuées dans l'explosion d'un oléoduc vendredi matin près de Lagos
Ce nouveau bilan a été fourni par un journaliste de l'AFP sur place.


Selon la Croix-Rouge, le conduit a éclaté alors que des trafiquants étaient en train de pomper du pétrole pour remplir des centaines de jerrycans, qui ont alors pris feu. Des corps carbonisés étaient visibles sur une longueur d'environ 100 m le long de la plage, a constaté l'AFP.
Les cadavres les plus proches de l'oléoduc étaient quasiment réduits en cendres et donc très difficiles à comptabiliser. Le journaliste de l'AFP a vu des corps figés, statufiés par la chaleur alors qu'ils tentaient de fuir et, dans l'eau, les restes carbonisés d'un petit bateau avec des corps flottant alentour. Des agents de la Croix Rouge ont retrouvé sur les lieux de l'accident, un village de l'agglomération de Lagos, "quelque 500 bidons servant à transporter du carburant". Les explosions d'oléoducs ne sont pas rares au Nigeria: des trafiquants ou des habitants vont parfois jusqu'à saboter les installations pétrolières pour voler du carburant. Ces dernières années, des centaines de personnes ont péri dans des accidents de ce genre.
info.france3.fr/monde/21025353-fr.php

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CHANT DU DRAPEAU NOIR


Pourquoi ce drapeau teint en noir?
Pourquoi cette teinte sinistre ?
- L'anarchie est faite d'espoir
Et la mort n'est pas son ministre.
Nous portons le deuil des méchants
Des ambitieux et des cupides,
Des capitalistes avides
Qui font couler du sang pour leurs penchants.
Nous annonçons l'approche du Grand Soir
Où les tyrans iront au pourrissoir.
Le capital engendre tous les crimes
Et nous portons le deuil de ses victimes.
Pourquoi ce drapeau teint en noir?
Pourquoi la couleur fatidique ?
- Nous portons le deuil du pouvoir,
De l'État, de la Politique.
Nous voulons notre libertéEt proclamons:
Quoi qu'on dise,
Chacun pourra vivre à sa guise
Quand sera mise à mort l'autorité.
Nous annonçons la fin des potentats
Filous, voleurs, menteurs et apostats.
La liberté rend égaux tous les êtres
Et nous portons le deuil de tous les maîtres.
Pourquoi ce drapeau teint en noir,
Couleur d'une grande tristesse ?
- Les hommes, enfin, vont avoir
Leur commune part de richesse.
Nous portons le deuil des voleurs
Qui tous les jours font des bombances
Pendant que, dès leur prime enfance,
Péniblement triment les travailleurs.
Nous annonçons humaine société
Où tous auront bien-être et liberté.
Du patronat les formes sont maudites
Et nous portons le deuil des parasites.
Pourquoi ce drapeau teint en noir
Ainsi que le corbeau vorace?
- Les humains viennent d'entrevoir
Qu'ils sont tous d'une même race.
Nous portons le deuil des soudards
Vivant de rapine et de guerre.
Les peuples veulent être frères
Et des nations brûlent les étendards.
Nous annonçons l'ère de vérité,
Ère d'amour et de fraternité!
Des généraux l'existence est flétrie
Et nous portons le deuil de leur patrie.
Pourquoi ce drapeau teint en noir?
Est-ce une religion suprême ?
L'homme libre ne doit avoir
Pour penser nul besoin d'emblème!
- L'anarchiste n'accorde pas
A ce drapeau valeur d'idole,
Tout au plus n'est-ce qu'un symbole,
Mais en lui-même il porte son trépas
Car annonçant la fin des oripeaux
Il périra comme tous les drapeaux.
En Anarchie où régnera la Science,
Pour tout drapeau, l'homme aura sa conscience.

Chanson de Louis Loréal (1922)

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Carnage dans la capitale somalienne


Des affrontements entre milices islamistes et pro-américaines ont fait 80 morts ces derniers jours à Mogadiscio.

L'ACCALMIE n'aura duré que quelques heures à peine. Hier, dès le soleil levé, les combats qui font rage depuis quatre jours dans Mogadiscio entre milices rivales ont repris. Les affrontements, les pires qu'ait connus la capitale somalienne depuis dix ans, auraient déjà coûté la vie à 80 personnes. Selon la Croix-Rouge, les morts sont pour la plupart des civils, victimes des échanges des salves de kalachnikovs ou des tirs de mortiers au nord de la ville.

Dans cette cité en ruine, où règnent depuis une décennie l'anarchie et le despotisme de petits chefs de guerre, le retour des combats n'a pas surpris. Pas plus que n'a étonné l'absence de réponse aux appels au calme lancés depuis trois jours par les Nations unies. En vain, François Fall, le représentant de Kofi Annan, a conjuré les combattants de cesser «cette guerre contre leur propre peuple».

Nébuleuse islamiste
Depuis plusieurs semaines, la tension montait entre les forces des tribunaux islamistes et l'Alliance pour la restauration de la paix et contre le terrorisme (ARPCT), un groupement hétéroclite de chefs de factions soutenues, financièrement et tactiquement, par les Etats-Unis. Ce soutien serait au coeur de la flambée de violence. L'implication de Washington dans le cloaque somalien s'est renforcée depuis le 11 septembre 2001. Les Etats-Unis tiennent sous surveillance ce pays sans Etat, redoutant, non sans raison, de le voir servir de refuge et de nouvelle matrice à al-Qaida.

Quelques mois seulement après les attaques contre les tours jumelles de New York, une base américaine, forte aujourd'hui de près de 1 500 hommes, était installée à Djibouti. Il s'agissait de remettre pied dans la Corne de l'Afrique, de soutenir les pays amis de la région et de freiner, de loin, la «talibanisation» de la Somalie.
Les services de renseignement occidentaux assurent que quatre ou cinq hauts responsables de la nébuleuse islamiste, dont les principaux auteurs des attentats contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie en 1998, se cachent en Somalie. Ils soupçonnent aussi certains dignitaires somaliens d'entretenir des contacts au Pakistan et dans les pays du Golfe, voire de participer à l'entraînement de combattants étrangers.
Reste que pour certains experts américains, cette stratégie d'«endiguement» a fait long feu. L'attaque contre un hôtel à Mombasa, au Kenya, en 2002, puis l'implication d'un ressortissant éthiopien dans les attentats ratés de Londres en juillet 2005 en sont autant de preuves. Autre signe d'échec : ces dernières années, loin de reculer, l'influence de tribunaux islamiques sur la Somalie, seule source de l'ordre face à l'arbitraire violent des miliciens, n'a fait que grandir au sein de la population.
L'ONU estime même que les forces des tribunaux contrôleraient «80% de Mogadiscio». Même si ce chiffre semble exagéré à maints observateurs, Washington aurait décidé, en janvier 2006, d'accélérer les choses. «Al-Qaida va être hors de contrôle là-bas et nous voulons les arrêter. Nous payons des gens», a récemment affirmé un responsable américain cité par l'AFP.
En février, l'ARPCT voyait le jour. Mohammed Qanyare Afrah, l'un des fondateurs, reconnaît que l'Alliance accepte «tout soutien matériel» tout en disant que l'initiative était «purement nationale». L'aide américaine se serait déjà montée à plusieurs centaines de milliers de dollars.
De leur côté, les chefs islamiques accusent l'ARPCT d'être à la solde d'intérêts étrangers. «En oubliant toute approche politique, les Américains ont choisi la plus naïve et la stupide des manières de lutter contre le terrorisme. Cela revient à jeter les habitants de Mogadiscio dans les bras des terroristes», analyse Roland Marchal, chercheur au Centre d'études et de recherches internationales (Ceri) de Paris.
Tanguy Berthemet
12 mai 2006
/ Lefigaro /

LISTE NOIRE

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Carnage dans la capitale somalienne


Des affrontements entre milices islamistes et pro-américaines ont fait 80 morts ces derniers jours à Mogadiscio.

L'ACCALMIE n'aura duré que quelques heures à peine. Hier, dès le soleil levé, les combats qui font rage depuis quatre jours dans Mogadiscio entre milices rivales ont repris. Les affrontements, les pires qu'ait connus la capitale somalienne depuis dix ans, auraient déjà coûté la vie à 80 personnes. Selon la Croix-Rouge, les morts sont pour la plupart des civils, victimes des échanges des salves de kalachnikovs ou des tirs de mortiers au nord de la ville. Dans cette cité en ruine, où règnent depuis une décennie l'anarchie et le despotisme de petits chefs de guerre, le retour des combats n'a pas surpris. Pas plus que n'a étonné l'absence de réponse aux appels au calme lancés depuis trois jours par les Nations unies. En vain, François Fall, le représentant de Kofi Annan, a conjuré les combattants de cesser «cette guerre contre leur propre peuple».
Nébuleuse islamiste
Depuis plusieurs semaines, la tension montait entre les forces des tribunaux islamistes et l'Alliance pour la restauration de la paix et contre le terrorisme (ARPCT), un groupement hétéroclite de chefs de factions soutenues, financièrement et tactiquement, par les Etats-Unis. Ce soutien serait au coeur de la flambée de violence. L'implication de Washington dans le cloaque somalien s'est renforcée depuis le 11 septembre 2001. Les Etats-Unis tiennent sous surveillance ce pays sans Etat, redoutant, non sans raison, de le voir servir de refuge et de nouvelle matrice à al-Qaida.
Quelques mois seulement après les attaques contre les tours jumelles de New York, une base américaine, forte aujourd'hui de près de 1 500 hommes, était installée à Djibouti. Il s'agissait de remettre pied dans la Corne de l'Afrique, de soutenir les pays amis de la région et de freiner, de loin, la «talibanisation» de la Somalie.
Les services de renseignement occidentaux assurent que quatre ou cinq hauts responsables de la nébuleuse islamiste, dont les principaux auteurs des attentats contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie en 1998, se cachent en Somalie. Ils soupçonnent aussi certains dignitaires somaliens d'entretenir des contacts au Pakistan et dans les pays du Golfe, voire de participer à l'entraînement de combattants étrangers.
Reste que pour certains experts américains, cette stratégie d'«endiguement» a fait long feu. L'attaque contre un hôtel à Mombasa, au Kenya, en 2002, puis l'implication d'un ressortissant éthiopien dans les attentats ratés de Londres en juillet 2005 en sont autant de preuves. Autre signe d'échec : ces dernières années, loin de reculer, l'influence de tribunaux islamiques sur la Somalie, seule source de l'ordre face à l'arbitraire violent des miliciens, n'a fait que grandir au sein de la population.
L'ONU estime même que les forces des tribunaux contrôleraient «80% de Mogadiscio». Même si ce chiffre semble exagéré à maints observateurs, Washington aurait décidé, en janvier 2006, d'accélérer les choses. «Al-Qaida va être hors de contrôle là-bas et nous voulons les arrêter. Nous payons des gens», a récemment affirmé un responsable américain cité par l'AFP.
En février, l'ARPCT voyait le jour. Mohammed Qanyare Afrah, l'un des fondateurs, reconnaît que l'Alliance accepte «tout soutien matériel» tout en disant que l'initiative était «purement nationale». L'aide américaine se serait déjà montée à plusieurs centaines de milliers de dollars.

De leur côté, les chefs islamiques accusent l'ARPCT d'être à la solde d'intérêts étrangers. «En oubliant toute approche politique, les Américains ont choisi la plus naïve et la stupide des manières de lutter contre le terrorisme. Cela revient à jeter les habitants de Mogadiscio dans les bras des terroristes», analyse Roland Marchal, chercheur au Centre d'études et de recherches internationales (Ceri) de Paris.
Tanguy Berthemet
12 mai 2006
/ Lefigaro /

LISTE NOIRE

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jeudi, mai 11, 2006

Pourquoi les partis sont nuls

Les partis politiques marocains sont nuls. Ce n’est pas une opinion qu’on peut discuter ou nuancer, ce n’est pas un procès en instance, c’est un verdict sans appel que nul, d’ailleurs, ne conteste. Il arrive même que la sentence - les partis sont nuls - soit déclinée en présence de membres du gouvernement, par ailleurs figures de partis vénérables ou méritants (comme dans un colloque organisé récemment à Paris par les étudiants marocains des grandes écoles) sans que les intéressés y trouvent à redire. Comment nier l’évidence ?

Pour être devenu un lieu commun de la politique marocaine, l’incapacité déclarée des partis ne cesse de surprendre. Les partis en question ont tout de même une histoire glorieuse qui ne se réduit pas au combat contre le protectorat. Mohammed V a été un grand roi parce qu’il a su rester en phase avec les formations politiques, à l’époque l’Istiqlal et le PDI (Parti démocratique de l’indépendance). Après la libération du royaume en 1955, ce qu’on appelle ici le Mouvement national a continué à jouer un rôle essentiel. L’Istiqlal et l’Union nationale des forces populaires (UNFP, issue d’une scission du premier et qui deviendra en 1975 l’Union socialiste des forces populaires, USFP), pour ne citer que les partis qui ont démontré leur capacité à garder leur autonomie face au Palais, ont tenu leur rang dans la lutte pour la démocratie. Hassan II avait dit un jour à son professeur de mathématiques, Mehdi Ben Barka, qu’il « n’accepterait jamais que la monarchie soit mise en équation ». Il avait pris soin d’interdire dans la première Constitution du royaume (1962) le parti unique et d’instaurer, à sa manière, le multipartisme en encourageant l’organisation politique du pays berbère et en parrainant, la veille de chaque consultation électorale, des « partis Cocotte-Minute ». L’objectif constant était d’empêcher le Mouvement national d’avoir le monopole de la représentation populaire. Mais le même Hassan II n’avait jamais rompu les liens avec les leaders des « vrais » partis, y compris les hommes qui travaillaient à sa perte. Après avoir négocié pied à pied avec la Koutla (Bloc démocratique rassemblant essentiellement Istiqlal, USFP et PPS) une Constitution équilibrée, il avait appelé au pouvoir ceux qu’il avait toujours combattus pour mettre en place le « gouvernement d’alternance », dirigé par le socialiste Abderrahmane Youssoufi.
Comment expliquer, alors, que ces partis, qui n’ont pas démérité de la démocratie et qui ne sont pas étrangers à l’évolution, lente mais réelle, de l’ancien Empire chérifien vers une monarchie constitutionnelle, soient gagnés depuis par un engourdissement pathétique et semblent carrément hors jeu. Ils siègent au gouvernement, certains parmi eux sont d’excellents ministres, mais chacun sait que leurs performances, ils les doivent plus à leur coefficient personnel qu’aux partis qu’ils sont censés représenter. D’ailleurs, lors de la formation du cabinet Driss Jettou, c’est le Palais davantage que leur famille politique supposée qui a suscité leur désignation.
La carence des partis en tant que tels pose problème. Les manifestations, les symptômes de nullité sont patents. Il existe au Maroc un Parlement, avec deux Chambres ; il est issu d’élections régulières ; il compte une majorité plurielle (USFP, Istiqlal, Mouvance populaire, PPS, RNI, etc.) et une opposition (notamment islamiste). Mais les Marocains ne sont guère passionnés par leur Parlement. À vrai dire, rien ne s’y passe qui ressemblerait à une activité parlementaire digne de ce nom : débats, confrontations, motions de censure, enquêtes… Même lorsqu’il s’est agi de la réforme du code de la famille (Moudawana), qui avait enflammé les esprits, le Parlement a brillé par son absence. C’est le Palais qui a diligenté les débats dans le pays ainsi que l’élaboration des compromis nécessaires, et le Parlement s’est contenté d’entériner la nouvelle législation.
La presse des partis offre un autre symptôme. Alors que les journaux connaissent un foisonnement réel avec des résultats de qualité inégale, les titres « historiques » ronronnent et, même lorsqu’ils font peau neuve, ont de la peine à retrouver leur influence perdue. Al-Ahdath Al-Maghribiya, le quotidien dont les ventes ont franchi le seuil des 100 000 exemplaires, est animé par Ahmed Brini qui a fait ses armes dans Al-Ittihad Al Ichtiraki (socialiste) mais a dû s’en éloigner pour créer un vrai journal. As-Sabah, l’autre titre arabe, qui le talonne et même le dépasse, est issu du groupe L’Éco­nomiste que dirige Abdelmouneim Dilami, en dehors de toute obédience partisane. Du côté des hebdomadaires, les publications proches des partis ont pratiquement disparu. Parmi les titres francophones, rien de comparable dans l’univers politique avec Tel quel d’Ahmed Reda Benchemsi, qui constitue, malgré les libertés qu’il prend parfois avec la déontologie, le fleuron de la nouvelle presse.
Avec le recul des partis et simultanément l’émergence d’une presse dynamique, audacieuse, qui en veut, on assiste à une curieuse inversion des rôles, des perceptions et des attentes de l’opinion. C’est le monde à l’envers. Ce sont les journaux qui font de la politique et les partis qui commentent. Il n’est pas certain que cette substitution des rôles, cette confusion des genres, soit bénéfique pour la démocratie. La presse gagnerait à résister aux tentations politiques et à respecter scrupuleusement les exigences d’un métier qui consiste d’abord - on l’oublie trop souvent ici - à rechercher la vérité et à la dire modestement.
Mais les incursions de la presse hors de ses frontières ne font que souligner l’impéritie des partis. Les velléités « impérialistes » des journaux n’auront peut-être qu’un temps, mais on ne voit pas, pour le moment, comment les partis pourront sortir de leur léthargie. Leur carence a de quoi préoccuper tous ceux qui ont à cœur l’avenir de la démocratie dans ce pays. Car, faut-il le rappeler, les partis sont consubstantiels à la démocratie, il n’y a point de démocratie sans partis.
Ce qui n’arrange rien, c’est que les « solutions » répandues dans l’opinion semblent malheureusement relever de la pensée magique. Parce que les partis sont réputés traditionnels, ont fait leur temps, on croit qu’ils vont céder la place à de nouveaux partis. De fait, plusieurs ont vu le jour avec l’intention affichée d’occuper les places vacantes et ils ont disparu comme ils sont nés, du jour au lendemain, et aucun n’a résisté à l’épreuve des urnes.
La faveur dont bénéficie ces derniers temps le Parti de la justice et du développement (PJD) doit également beaucoup à la pensée magique. N’ayant jamais siégé au gouvernement, il est crédité des vertus du changement. À y regarder de plus près, on découvre que la formation islamiste est tout aussi « traditionnelle » que les autres et que le changement qu’elle se propose d’opérer ne va pas nécessairement dans la bonne direction (voir l’interview de Saad Eddine ?el-Othmani, leader du PJD, J.A. n° 2360 du 2 avril 2006).
Après les solutions fausses ou illusoires, voici l’erreur de diagnostic. Selon une opinion très répandue, exprimée de façon diffuse ou déclarée, c’est le fonctionnement de la monarchie, sinon la monarchie elle-même, qui est à l’origine du mal. Les partis sont faibles parce que le système monarchique, hérité de Hassan II, est trop fort. En d’autres termes, c’est la prépondérance du roi et de la « monarchie exécutive » qui a provoqué le déclin des partis et l’anémie de la vie politique. Il suffirait donc de réduire les prérogatives du roi pour réanimer les partis et la scène publique par la même occasion. À cet effet, on évoque régulièrement une révision de la Constitution, mais il n’est pas certain, s’agissant très précisément de la question des partis, qu’elle puisse produire le salut attendu.
À vrai dire, chacun peut constater que le roi comble un vide plutôt qu’il empêche ou inhibe les initiatives. En mobilisant les compétences, il a à cœur d’accélérer les réformes et les grands chantiers qui sont en train de transformer le royaume. Son activisme est sans doute le fruit de son coefficient personnel, mais il s’explique aussi par les carences et les défaillances des autres protagonistes en titre de la vie politique. Le petit peuple ne s’y trompe pas : « Heureusement qu’il y a le roi… »
L’explication est ailleurs. Le mal réside dans le déphasage des partis par rapport aux temps nouveaux. Le Maroc a profondément changé, mais les partis n’ont pas pris toute la mesure du changement. Ils sont traditionnels dans leur tête, et pas parce qu’ils sont anciens. Ils sont dépassés, désorientés, paumés parce que, paradoxalement, ils ont atteint leurs objectifs et n’ont pas su s’en donner de nouveaux. Pendant quarante ans, ils ont affronté Hassan II. C’était la monarchie qui était en cause. Ils avaient leurs idées sur la monarchie, diverses et variées, mais il est clair que leur monarchie assurément plurielle n’était pas celle, unique, de Hassan II. D’une manière ou d’une autre, de l’intérieur du système ou aux marches de la légalité, ils ont combattu pour le pouvoir, pour ne pas dire pour le pouvoir suprême. Mais cette question a été tranchée une fois pour toutes par Hassan II avec, et c’est essentiel, l’assentiment de tous, à commencer par les partis. Désormais, le Maroc vit sous sa monarchie, forte, constitutionnelle, intouchable. Le gouvernement d’alternance a consacré la conclusion, dans la concorde d’un long combat douteux. C’est la fin d’une époque et un happy end.
Dans l’euphorie, on ne s’était pas aperçu que les partis avaient perdu au passage leur raison d’être. Ayant focalisé pendant des lustres toute leur attention et toute leur énergie sur la monarchie. Maintenant que la monarchie est incontestée, ils se sont retrouvés pour ainsi dire en chômage politique. Certes, le pouvoir suprême n’est pas tout ; d’autres pouvoirs situés à des niveaux moins élevés et qui concernent la vie quotidienne des Marocains (éducation, habitat, santé…) sont tout aussi essentiels.
De Hassan II à Mohammed VI, il y a une autre manière de faire de la politique, moins noble, plus modeste, plus terre à terre. La classe politique tarde visiblement à s’en accommoder. Il n’est même pas certain qu’elle puisse y parvenir. Une chose reste sûre : tant que les partis ne se seront pas adaptés au nouveau Maroc, ce qui implique un profond changement des mentalités et des comportements, une véritable mise à niveau politique, ils risquent fort de persévérer dans leur nullité et d’avoir leur avenir derrière eux.
/ Jeuneafrique /

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mercredi, mai 10, 2006

ESCLAVAGE

"Faire la lumière sur les pagessombres de notre histoire"

Accompagné de Joey Starr et Olivier Besancenot, le collectif Devoirs de Mémoires (DDM) est allé recouvrir d'un voile noir la statue de Colbert devant l'Assemblée nationale mardi 9 mai peu avant minuit. Quel message avez-vous voulu faire passer ?
- L'idée était de se démarquer de la journée de commémoration du 10 mai qui est pour nous une journée de recueillement à la mémoire des victimes de la traite des Noirs. En recouvrant la statue de Colbert -qui reste dans l'imaginaire collectif comme un grand homme de la nation- nous avons voulu mettre en lumière la dualité de ce personnage qui trône aujourd'hui devant la maison du peuple français, l'Assemblée nationale. Colbert, on le sait moins, est également l'auteur du Code noir, établi sous Louis XIV, qui régissait la traite des Noirs et qui a complètement réifié les esclaves, qui les a transformés en objets mobiles.
Quel regard portez-vous sur l'ampleur des manifestations d'aujourd'hui ? Une journée est-elle suffisante ?
- Nous avons toujours eu une revendication claire à DDM: nous militons pour que la journée de commémoration de l'esclavage soit un jour férié, pour que les gens puissent prendre le temps de réfléchir réellement à ce que fût la traite des Noirs. Cette journée vient uniquement célébrer la loi Taubira qui a été votée il y a de cela cinq ans! C'est plutôt long pour réagir. Et nous aurions souhaité quelque chose de plus important. Malheureusement le temps pour préparer cet événement nous a été compté, Jacques Chirac ayant annoncé la date du 10 mai comme journée de commémoration il y a seulement cinq mois.
Les choses ont-elles vraiment évolué depuis mai 2001, date du vote de la loi Taubira ?
- Les choses ne bougent que depuis peu. On n'a assisté que récemment à un réveil national quant à la question noire en France, notamment dû à l'échec de la politique d'intégration à la française. Il reste énormément de stigmates et d'idées reçues à déconstruire.Il faut encore faire la lumière sur les pages sombres de notre histoire, histoire qui est toujours écrite par les vainqueur, et qui entraîne des conséquences encore aujourd'hui chez les fils, petits-fils et arrière petits-fils de tirailleurs. Il existe un lien direct entre l'esclavagisme et les problèmes d'intégration que peut connaître la France. La traite négrière a entraîné la colonisation et la colonisation est une des causes du malaise. La traite des Noirs a également jeté les bases de l'exploitation de l'homme par l'homme. Elle a aussi entraîné une vision hégémonique de l'Europe sur le reste du monde. Une vision qui est encore prégnante aujourd'hui. L'histoire est toujours porteuse de sens.Propos recueillis par Raphaël Legendre
(le mercredi 10 mai)
/ Nouvel Observateur /
Entretien

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Des larmes sur les ruines


Dans la banlieue est de Jérusalem, à Beit Hanina, une Palestinienne assise sur les ruines de sa maison. détruite par les autorités israéliennes parce qu'elle ne disposait pas d'un permis de construire en règle. Selon le Conseil économique et social des Nations Unies, il existe, dans la ville sainte, une politique de discrimination sur les permis de construire, favorisant les constructions pour les Juifs. En 1967, Jérusalem comptait 263 307 habitants : 195 700 Juifs et 54963 Arabes. En 2004, il y a 706 000 habitants : 458 000 Juifs (dont 200 000 à l'est) et 225 000 Arabes.
Liberation
mardi 09 mai 2006

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mardi, mai 09, 2006

Palestine : le spectre de la guerre civile


La bande de Gaza a été lundi le théâtre d’affrontements armés d’une ampleur sans précédent entre les islamistes du Hamas et le parti Fatah du président Mahmoud Abbas. En Palestine, où la situation humanitaire s’aggrave de jour en jour après la décision de la suspension des aides européennes et américaines un nouveau pas vers la guerre civile vient d’être franchi. Une fois encore, des affrontements interpalestiniens entre les partisans Hamas et ceux du Fatah ont éclaté enflammant à nouveau les territoires palestiniens. C’est fois-ci, le bilan est lourd. Deux militants du Fatah et un islamiste du mouvement du Hamas ont trouvé la mort tandis qu’onze autres furent blessés lors de ces affrontements armés d'une ampleur sans précédent depuis le début de la cohabitation.

Ces heurts, dans la localité d'Abassane dans le sud de la bande de Gaza, sont survenus après l'échec de discussions entre le gouvernement issu du Hamas du Premier ministre Ismaïl Haniyeh et Mahmoud Abbas sur les moyens de sortir de la crise politico-financière provoquée par la suspension des aides directes internationales à l'Autorité palestinienne. Les affrontements armés ont éclaté entre activistes des deux bords après une série d'enlèvements de membres du Fatah et du Hamas.
Des échanges de tirs à l'arme automatique ont opposé les activistes rivaux et au moins une roquette antichar a été tirée lors des affrontements qui ont duré près de deux heures à l'aube. Selon la police locale, les affrontements ont cessé, mais «la situation est très tendue». « Des hommes armés, la plupart du Fatah, sont toujours dans les rues de Abassane», a ajouté la police. Deux activistes du Fatah, âgés de 25 ans, et un membre du Hamas, âgé de 20 ans, ont été tués dans les échanges de tirs. Un responsable local de la sécurité préventive a été grièvement blessé. Le Hamas a fait porter au Fatah la responsabilité des heurts.
« Le problème a commencé dans la nuit de dimanche à lundi lorsqu'un groupe de la Sécurité préventive a kidnappé trois membres d'Ezzedine Al-Qassam » la branche armée du Hamas, a affirmé son porte-parole, Sami Abou Zouhri. « Nous avons essayé de mettre fin aux affrontements en entrant en contact avec des responsables du Fatah mais il n'y a pas eu de réponse positive de leur part, » a-t-il ajouté. Le Fatah a rejeté ces accusations affirmant que des membres des Brigades Ezzedine Al-Qassam avaient tenté d'enlever un garde du corps du chef de la Sécurité préventive dans la bande de Gaza, Salman Abou Moutlak.
Les heurts font suite à l'échec, samedi dernier, de la rencontre entre le président palestinien Mahmoud Abbas et le Premier ministre Ismail Haniyeh qui ne sont pas parvenus à régler leurs différends sur les questions de sécurité afin de mettre un terme au boycott financier menaçant de faillite le gouvernement du Hamas.
Les relations entre les deux partis sont tendues depuis plusieurs semaines. Le 22 avril, des affrontements entre partisans des deux groupes avaient déjà fait plus d'une trentaine de blessés. Le Hamas a remporté les élections législatives de janvier, mettant fin à une décennie d'hégémonie du Fatah sur les institutions palestiniennes. Aujourd’hui, le gouvernement palestinien dirigé par le Hamas, est boycotté par la communauté internationale vu que le mouvement radical refuse toujours de reconnaître l’Etat d’Israël. L’Autorité palestinienne traverse une grave crise financière. Et le spectre de la guerre civile menace les territoires palestiniens déjà instables.
L'Onu tire la sonnette d’alarme
Une crise humanitaire est "aux portes" de la bande de Gaza en raison de la crise financière à laquelle fait face le gouvernement dirigé par le Hamas, privé d'aide internationale, a averti vendredi 5 mai l'agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa). « Il y a deux semaines, le compte à rebours d'une crise humanitaire à Gaza s'était déclenché.
Aujourd'hui, elle est à nos portes, » a affirmé dans un communiqué le responsable de l'Unrwa dans la bande de Gaza, John Ging. « Environ 55.000 familles de réfugiés à Gaza recevaient un salaire de l'Autorité palestinienne (...) Ces familles, qui ne l'ont pas reçu depuis deux mois, se tournent en grand nombre vers les centres d'aides de l'Unrwa, qui fonctionnent déjà à flux tendus », a-t-il ajouté. Selon M.Ging, il existe de « nouvelles pénuries de matériels médicaux dans les hôpitaux publics de la bande de Gaza ».
Aujourdhui

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lundi, mai 08, 2006

Nutrition : encore beaucoup à faire !


Un quart des enfants du monde en développement souffre d’une insuffisance pondérale grave. Le rapport Unicef Progrès pour les enfants (avril 2006) affirme que la communauté internationale perd du terrain dans la lutte contre la dénutrition des enfants : depuis 1990 le pourcentage mondial d’enfants de moins de cinq ans présentant une insuffisance pondérale n’a diminué que de 5%.
Les défis :
En dépit des promesses et appels humanitaires, le pourcentage d’enfants présentant une insuffisance pondérale* dans les pays en développement n’a que très légèrement chuté au cours des quinze dernières années : à peine 5% depuis 1990. Le rapport Progrès pour les enfants (avril 2006) présente un bilan complet, pays par pays.
Cette situation est la preuve que la communauté internationale ne remplit pas ses obligations à l’égard des enfants. Dans les pays en développement, un quart des enfants de moins de cinq ans (soit 146 millions) présente une insuffisance pondérale (27%). Près de la moitié de ces enfants vivent dans trois pays seulement : l’Inde, le Bangladesh et le Pakistan. La dénutrition contribue au décès de 5,6 millions d’enfants de moins de 5 ans chaque année.
La dénutrition attaque les enfants à tous les stades de leur vie. Qu’il s’agisse du bébé dont le poids à la naissance est trop faible et qui meurt au cours de son premier mois d’existence ou de l’écolier dont les capacités d’apprentissage sont amoindries par une carence en vitamines, rien ne compromet plus les capacités de survie et de croissance d’un enfant ou les chances d’une nation de se débarrasser du carcan de la pauvreté.
Deux régions du monde seulement ont de bonnes chances d’atteindre la cible des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) visant à diminuer de moitié d’ici 2015 le pourcentage mondial d’enfants de moins de cinq ans présentant une insuffisance pondérale. La région Amérique latine et Caraïbes est sur la bonne voie. La région Asie de l’Est et Pacifique n’est sur la bonne voie que grâce aux succès de la Chine.
L’absence de progrès dans le domaine de la nutrition infantile compromet d’autres initiatives cruciales portant sur les maladies, la mortalité infantile, la santé maternelle et l’éducation.
Les solutions :
La dénutrition ne se traduit pas seulement par la faim, mais aussi par des carences en nutriments microscopiques essentiels, carences qui retardent le développement de l’individu dès sa conception. Des programmes visant à remédier aux carences en micronutriments (comme l’iodation universelle du sel et la supplémentation en vitamine A) ont donné des résultats spectaculaires. Encourager l’allaitement maternel exclusif est également l’un des outils les plus efficaces pour garantir une bonne nutrition pendant la petite enfance et après.
Mais fournir des vivres ne suffit pas. La dénutrition plonge ses racines dans la pauvreté, la dégradation de l’environnement et une mauvaise gouvernance. Nous ne progresserons que lorsque la nutrition enfantine deviendra un élément central des politiques et budgets de développement au plan national et international, ceci afin de procurer un soutien aux communautés en se focalisant particulièrement sur les plus jeunes et les plus démunis.
De meilleures connaissances en matière de nutrition au sein des ménages et des communautés doivent venir compléter les politiques visant à sauvegarder la nutrition du jeune enfant, de même que les services sanitaires de base comme le contrôle des maladies, une eau salubre et un assainissement de base.
Une planification adéquate en prévision des crises humanitaires et une réponse appropriée à celles-ci sont également nécessaires.
Une approche commune est indispensable si l’on veut progresser. Aucune organisation, aucun pays ne peut s’attaquer seul à ce problème.
*L’insuffisance pondérale est diagnostiquée en fonction du poids, de la taille et de l’âge d’un enfant.

Unicef
Droits de l'Homme

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Rêves brisés

rêves brisés
ne peuvent se ... 250 x 384 pixels - 56 ko - jpg
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Va, reste calme au milieu du bruit et de l'impatience
et souviens-toi de la paix qui découle du silence.
Si tu le peux, mais sans renoncement, sois en bons termes
avec tout le monde; dis ce que tu penses, clairement,
simplement; et écoute les autres, même les sots et les ignorants, car eux aussi ont quelque chose à dire.
Évite les gens grossiers et violents car ils ne sont que tourments pour l'esprit.
Si tu te compares aux autres tu pourras devenir vaniteux ou amer; mais sache qu'ici-bas, il y aura toujours quelqu'un de plus grand ou de plus petit que toi.
Sois fier de ce que tu as fait et de ce que tu veux faire.
Aime ton métier, même s'il est humble; c'est un bien précieux en notre époque troublée. Sois prudent dans le monde des affaires, car on pourrait te jouer de vilains tours.
Mais que ceci ne te rende pas aveugle; bien des gens luttent pourun idéal et partout sur la terre on meurt pour ce que l'on croit.
Sois toi-même, surtout dans tes affections. Fuis le cynisme en amour car il est un signe de sécheresse du coeur et de désenchantement.
Que l'âge t'apporte la sagesse et te donne la joie d'avoir des jeunes autour de toi.
Sois fort pour faire face aux malheurs de la vie; mais ne te détruis pas avec ton imagination; bien des peurs prennent naissance dans la fatigue et la solitude. Et, malgré la discipline que tu t'imposes, sois bon envers toi-même.
Tu es un enfant de l'univers, tout comme les arbres et les étoiles et tu as le droit d'être ici; et même si cela n'est pas clair en toi, tu dois être sûr que tout se passe dans l'univers comme c'est écrit.
Par conséquent, sois en paix avec ton Dieu quelle que soit en toi son image, et à travers ton travail et tes aspirations, au milieu de la confusion de la vie, sois en paix avec ton âme.
Dis-toi qu'en dépit de ses faussetés, de ses ingratitudes, de ses rêves brisés, le monde est tout de même merveilleux.
Sois prudent.
Et tâche d'être heureux.
(Traduction d'un texte gravé sur l'église Saint-Paul de Baltimore.)
"Exige beaucoup de toi-même et attends peu des autres. Ainsi beaucoup d'ennuis te seront épargnés."
Confucius

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dimanche, mai 07, 2006

100.000 Irakiens ont fui depuis février


Plus de 100.000 Irakiens ont fui leur domicile depuis fin février en raison des violences.

Plus de 100.000 Irakiens ont fui leur domicile depuis fin février en raison de l'insurrection et de la montée des violences intercommunautaires, ont annoncé des responsables irakiens.Selon un rapport du ministère des Déplacements et Migrations, quelque 15.000 familles, chiites et sunnites, dans des proportions identiques à leur représentation au sein de la population, ont dû fuir leur domicile à la suite des violences qui ont suivi la destruction du sanctuaire chiite de Samarra, le 22 février.Quelque 7.680 familles se sont réfugiées dans les provinces chiites du sud de l'Irak et 3.200 environ ont trouvé refuge dans des provinces à dominante sunnite comme l'Anbar ou le Salahiddin.Tous les réfugiés ne se font pas enregistrer au ministère. Parmi les plus fortunés, beaucoup trouvent refuge chez des proches ou louent un logement dans une autre région.Sattar Nawrouz, porte-parole du ministère, a déclaré qu'un appel serait lancé à toutes les familles afin qu'elles se fassent enregistrer, qu'elles aient ou non besoin d'aide.
Nouvel Observateur

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