vendredi, janvier 23, 2009

Pourquoi Israël ne survivra pas

Israël a arrêté - momentanément - son impitoyable bombardement à Gaza, mais le nombre de victimes continue à augmenter à mesure que de nouveaux corps sont retirés des décombres.
Ali Abunimah - The Electronic Intifada /Info-palestine

Les crimes qu’Israël a perpétrés à Gaza, à partir de 11 heures 30 le 27 décembre 2008, resteront à jamais gravés dans l’histoire et la mémoire. Tel al-Hawa, Hayy al-Zeitoun, Khuzaa et les autres massacres israéliens viendront s’ajouter à la longue sinistre liste de Deir Yasin, Qibya, Kufr Qasim, Sabra et Shatila, Qana, et Jenin.
Une fois de plus, Israël a montré qu’il a la puissance et le manque de scrupules moraux nécessaires pour commettre des atrocités contre une population de réfugiés misérable qu’il a mise en cage et affamée.
La déshumanisation et la diabolisation des Palestiniens, des Arabes et des musulmans a atteint le point où Israël peut en toute bonne conscience bombarder leurs maisons, leurs lieux de culte, leurs écoles, leurs universités, leurs usines, leurs bateaux de pêche et leurs stations de police - bref, tout ce qui est nécessaire à une vie civilisée et organisée - et tout cela au nom de la guerre contre le terrorisme.
Et pourtant, paradoxalement, celui qui ne peut pas survivre à cette tentative de génocide c’est Israël en tant qu’État sioniste, et non pas la Palestine ou le peuple palestinien.
Israël n’a pas mené sa « guerre » contre les roquettes - celles-ci jouent le même rôle dans son argumentation que les armes de destruction massive inexistantes que les États-Unis ont utilisées comme prétexte pour envahir et occuper l’Irak.
Le vrai but d’Israël était de rétablir sa capacité de "dissuasion", irrémédiablement mise à mal après sa défaite de 2006 au Liban (traduction : sa capacité à soumettre des populations entières à coups de massacres et de terreur) et de détruire toute résistance palestinienne au contrôle israélo-juif total sur la Palestine historique depuis le Jourdain jusqu’à la Méditerranée.
En éliminant, ou en affaiblissant définitivement le Hamas et les autres factions de la résistance, Israël espérait ouvrir la voie à la signature d’un marché de" paix" avec le collaborateur palestinien en chef, Mahmoud Abbas, qui gèrerait les Palestiniens pour le compte d’Israël jusqu’à ce qu’ils puissent être forcés à partir une fois pour toutes.
Les dictatures « modérées » soutenues par les États-Unis et les monarchies absolues menées par l’Égypte et l’Arabie Saoudite ont appuyé le plan israélien en espérant prouver ainsi à leur population la futilité de toute résistance - que ce soit contre Israël ou contre leurs propres régimes en faillite.
Pour gagner, Israël devait casser la résistance palestinienne. Il a échoué. Bien au contraire, il a galvanisé et unifié les Palestiniens comme jamais auparavant. Toutes les factions se sont unies et ont combattu héroïquement pendant 23 jours. Selon des sources bien informées et dignes de foi, Israël n’a guère réussi à endommager la capacité militaire modeste, mais déterminée de la résistance. Israël a fait en revanche ce à quoi il excelle : il a massacré des civils dans l’espoir que la population se retournerait contre ceux qui combattaient l’occupant.
Israël a non seulement unifié les factions de la résistance à Gaza ; sa brutalité a eu pour effet de rallier tous les Palestiniens et les Arabes.
On dit souvent que les régimes arabes excitent la colère contre Israël pour faire oublier leurs propres échecs à la population. En fait, Israël, les États-Unis et les régimes arabes qui leur sont asservis ont tout essayé - spécialement la diabolisation de l’Iran et la création de tensions sectaires entre musulmans sunnites et chiites - afin de détourner l’attention de la Palestine.
Tout cela a échoué puisque des millions de personnes dans la région ont défilé pour soutenir la résistance palestinienne ; quant aux régimes arabes qui espéraient profiter du massacre de Gaza, ils ont été démasqués comme partenaires des atrocités israéliennes. Dans l’estime populaire, le Hamas et les autres factions de la résistance palestinienne ont rejoint le Hezbollah en tant que rempart contre le colonialisme israélien et occidental.
Israël n’a plus la moindre chance de se faire accepter dans la région en tant qu’État sioniste, si elle l’a jamais eue.
Ils se tromperaient lourdement, ceux qui en constatant la catastrophe de Gaza- destructions massives, rapport de cent à un pour le nombre de victimes palestiniennes, milliers de blessures causées par des armes sadiques - concluraient que les Palestiniens ne pourront jamais vaincre Israël et résister.
Il est vrai que pour ce qui est de tuer et de détruire la capacité d’Israël est sans égale. Mais le problème d’Israël n’est pas, comme sa propagande nous le répète, la destruction du terrorisme en utilisant suffisamment de puissants explosifs. Son problème est la légitimité, ou plutôt le manque profond et irréversible de légitimité. Israël ne peut simplement pas se frayer un chemin vers la légitimité à coups de bombardements.
Israël a été fondé en tant qu’ « État juif » par le nettoyage ethnique de la majorité arabe non juive de Palestine. Il n’est resté en vie que grâce au soutien occidental et au recours continu à la violence pour empêcher la population autochtone survivante de pratiquer ses droits politiques dans le pays ou de rentrer de son exil forcé.
Malgré cela, aujourd’hui, cinquante pour cent des habitants vivant sous gouvernement israélien dans la Palestine historique (Israël, Cisjordanie et Bande de Gaza) sont des Palestiniens non juifs. Et leur nombre augmente rapidement. Tout comme les nationalistes en Irlande du Nord ou les non blancs d’Afrique du Sud, les Palestiniens ne reconnaîtront jamais le « droit » d’une société coloniale à maintenir une ethnocratie à leurs dépens par la violence, la répression et le racisme.
Pendant des années, l’objectif du prétendu processus de paix a été de normaliser Israël en tant qu’ « État juif » et obtenir la bénédiction des Palestiniens pour leur propre dépossession et leur soumission. Quand cet effort a échoué, Israël a essayé de se « désengager » de Gaza - essentiellement une ruse pour convaincre le reste du monde que le million et demi de Palestiniens qui y étaient enfermés ne devraient plus faire partie de la population. Ils constituaient, selon la définition d’Israël, une « entité hostile ».
Dans son interview notoire de mai 2004 avec le Jérusalem post, Arnon Soffer, un des architectes du désengagement de 2005, a expliqué que cette initiative "n’est pas une garantie de paix" mais qu’elle garantit un État sioniste juif avec une majorité écrasante de juifs. Soffer a prédit qu’à l’avenir" lorsque que 2,5 millions de personnes vivront dans un Gaza fermé, ce sera une catastrophe humaine. Ces gens deviendront des animaux pires qu’ils ne le sont aujourd’hui avec l’aide d’un islam fondamentaliste fou. La pression à la frontière sera terrible".
Il a dit sans ambiguïté ce qu’Israël aurait à faire pour maintenir ce statu quo « si nous voulons rester en vie, il nous faudra tuer et tuer et tuer. Tous les jours, chaque jour". Soffer espérait que les Palestiniens finiraient par renoncer et quitteraient Gaza définitivement.
Par leur résistance, leur fermeté et leur sacrifice, les Palestiniens de Gaza ont mis cette politique en échec et ont réaffirmé qu’ils sont une partie inséparable de la Palestine, de son peuple, de son histoire et de son avenir.
Israël n’est pas la première entité coloniale à se trouver dans cette situation. Lorsque F.W. de Klerk, dernier président de l’Afrique du Sud de l’apartheid, a accédé au pouvoir 1989 ses généraux ont calculé qu’avec la puissance militaire écrasante à leur disposition, ils pouvaient maintenir le régime au pouvoir pendant dix ans au moins. Toutefois, c’eût été au prix de centaines de milliers de victimes et l’Afrique du Sud se serait trouvée encore plus isolée. Face à cette perspective, De Klerk a pris la décision de commencer à organiser le démantèlement de l’apartheid.
Quel sera le choix d’Israël ? En l’absence de toute légitimité politique et morale, les seuls arguments qui lui restent sont les tirs et les bombes. Livré à lui-même, Israël continuera certainement à essayer- et il le fait depuis soixante ans- de massacrer les Palestiniens jusqu’à ce qu’ils se soumettent. Israël a réussi à ce que, par comparaison, les dirigeants sud-africains de l’apartheid aient l’air sages, mesurés et humains.
Ce n’est pas parce que le gouvernement suprématiste blanc d’Afrique du Sud avait plus de scrupules que le régime sioniste qu’il n’a pas poussé l’escalade de la violence au niveau israélien de cruauté et d’audace. C’est parce qu’il a reconnu qu’il ne pourrait pas résister seul contre un mouvement mondial anti-apartheid solidaire avec la résistance interne.
A maintes reprises, Israël a échoué à employer sa « dissuasion militaire » pour forcer les Palestiniens et les autres Arabes à accepter la suprématie sioniste comme inévitable et permanente. À présent, des fissures apparaissent dans l’autre pilier de la puissance israélienne : le soutien et la complicité de l’Occident. Nous devons faire tout ce que nous pouvons pour le faire tomber.
Israël a commencé ce massacre avec le plein soutien de ses "amis" occidentaux. Ensuite il s’est produit quelque chose d’incroyable. Malgré les déclarations officielles de soutien, malgré la censure des médias, malgré l’habile hasbara (propagande) israélienne, il y a eu une mobilisation massive sans précédent du public en Europe et même en Amérique du Nord qui a exprimé son indignation et son dégoût.
Gaza sera probablement considéré comme le moment où la propagande israélienne a perdu sa capacité à mystifier, à faire taire, et à intimider, comme il le fait depuis si longtemps. Il devient même risqué de déployer l’holocauste nazi utilisé pendant longtemps par les sionistes pour réduire les critiques Israël au silence vu les comparaisons inimaginables que l’on entend maintenant constamment. Des universitaires juifs et palestiniens ont comparé les actions d’Israël à Gaza au massacre nazi du ghetto de Varsovie. Un cardinal du Vatican a parlé de Gaza comme d’un immense « camp de concentration ». Le membre du Parlement britannique, Gerald Kaufman, autrefois un ardent sioniste, a dit à la chambre des communes : "Ma grand-mère malade était alitée lorsque les nazis sont entrés dans sa maison à Staszow (Pologne). Un soldat allemand lui a tiré une balle dans la tête". Kaufman a poursuivi « ma grand-mère n’est pas morte pour fournir un alibi aux soldats israéliens qui assassinent les grand-mères palestiniennes à Gaza". Il a dénoncé les justifications de la porte-parole militaire israélienne comme dignes d’un " nazi".
Il y a eu, non seulement ce type de déclarations, mais aussi les énormes manifestations, les actions non violentes directes et le soutien sans précédent au boycott, au désinvestissement et aux sanctions émanant des grands syndicats d’Italie, du Canada et de la Nouvelle-Zélande. Un groupe de conseillers municipaux regroupant tous les partis à Birmingham - deuxième gouvernement municipal européen en importance - a demandé instamment au gouvernement britannique d’appliquer ces sanctions. Salma Yaqoub du parti RESPECT a expliqué" un des facteurs qui ont contribué à mettre fin au régime brutal d’apartheid en Afrique du Sud a été la pression internationale pour un boycott, économique, sportif et culturel. Il est temps qu’Israël commence à subir une pression similaire de la part de l’opinion mondiale"
Étant donné que sa vraie nature de projet colonial brutal et raté a été démasquée à Gaza, Israël est extrêmement vulnérable à ce genre de campagne. L’on n’a guère remarqué pendant le carnage de Gaza qu’Israël a pris une autre mesure très importante pour officialiser l’apartheid. Le comité des élections de la Knesset a décidé d’interdire aux partis arabes de participer aux prochaines élections. Le sionisme, idéologie de la suprématie raciale, de l’extrémisme et de la haine, est un projet agonisant en déroute qui ne trouve pas de nouvelles recrues. Si la pression est suffisante et s’exerce assez rapidement, il est probable que les Israéliens aussi trouveront leur propre de Klerk, prêt à négocier une voie de sortie. Chaque nouveau massacre rend le projet plus difficile, mais il n’est pas utopique de rêver d’une Palestine dé-sionisée, décolonisée et réintégrée donnant l’égalité de droits à tous ceux qui y vivent, indépendamment de leur religion ou de leur ethnie et permettant le retour des réfugiés.
Ce rêve est réalisable de notre temps. Mais il est loin d’être inévitable. Nous pouvons être certains que les gouvernements occidentaux et arabes continueront à appuyer l’apartheid israélien et la collaboration palestinienne sous couvert de" processus de paix" à moins que ce processus ne soit décisivement contesté. Les massacres israéliens se poursuivront jusqu’au cauchemar d’une paix à l’israélienne - c’est-à-dire apartheid et poursuite du nettoyage ethnique.
La mobilisation des trois dernières semaines a montré qu’un monde différent est possible et à notre portée si nous soutenons le mouvement de boycott, de désinvestissement et de sanctions. Même si elles ne le verront jamais, ce serait le monument dressé à la mémoire de toutes les victimes d’Israël.
Pourquoi-Israel-ne-survivra-pas#comm

Partager

lundi, janvier 19, 2009

Palestine et Israël : questions et réponses sur un conflit créé par l’Occident

16 janvier 2009 - Le corps d’un petit palestinien tué lors d’un raid aérien israélien dans Gaza - Israël a sans cesse donné la preuve d’une cruauté sans frein dans les multiples conflits que cet état belliciste a suscités au Moyen-Orient - Photo / AFP
Socialist Worker répond aux questions clefs sur le rôle de l’impérialisme dans la création des guerres israélo-arabes
Quelles sont les racines du conflit entre Israël et les Palestiniens ?
Les origines du conflit remontent à la fondation d’Israël en 1948. Cet Etat fut construit sur la dépossession des palestiniens après une campagne de nettoyage ethnique menée par les milices sionistes. Il s’en est suivi de 60 ans d’oppression israélienne continue envers le peuple palestinien.
Le sionisme, revendiquant un foyer national juif en Palestine, a émergé en tant que mouvement en Europe à la fin du XIXéme siècle comme une réponse à l’antisémitisme croissant. Au début, seule une toute petite minorité de juifs soutint ce mouvement.
Les sionistes déclarèrent que la Palestine était « une terre sans peuple pour un peuple sans terre ». Mais il se trouve que cette terre avait déjà un peuple. « La fiancé est belle mais elle est marié à un autre homme » constatèrent deux rabbins qui visitèrent la Palestine en 1897.
Le mouvement sioniste démarra lentement. A la fin de la première guerre mondiale la Palestine comptait 56 000 colons juifs contre un million d’arabes.
Depuis le début les dirigeants sionistes se sont tournés vers les principales puissances impérialistes dans leur entreprise d’appropriation des terres. Tout d’abord cela signifia de travailler avec la Grande Bretagne qui avait fait de la Palestine sa colonie après la Première guerre mondiale. L’après Seconde guerre mondiale marqua un tournant vers les Etats-Unis.
En 1947 les Nations Unies (ONU) mirent sur pied un plan de partition de la Palestine. Celui-ci donnait 55% du pays aux colons sionistes bien qu’ils ne représentait qu’un tiers de la population et ne possédaient qu’environ 6% des terres.
Mais cela n’était pas assez. En mars 1948 les milices sionistes lancèrent une campagne de terreur afin de s’emparer d’un maximum de territoire. Ils assassinèrent des centaines de villageois arabes et organisèrent le nettoyage ethnique de 750 000 personnes.
Les palestiniens fuirent l’oppression et la pauvreté a Gaza, en Cisjordanie et dans les pays voisins. Israël revendiqua environ 80% de la Palestine historique.
Aujourd’hui la « loi du retour » permet à n’importe qui d’ascendance juive d’émigrer en Israël mais refuse tout droit au retour aux palestiniens.
Israël s’est emparé du reste de la Palestine historique en 1967, pillant dès lors Gaza et la Cisjordanie et écrasant brutalement la résistance des palestiniens et leurs organisations.
Pourquoi Israël est-il impliqué dans tant de guerres ?
Israël a été constamment en guerre depuis sa création. Il s’agit là d’un Etat hautement militarisé doté par l’Occident des armes les plus avancées, comprenant des ogives nucléaires. Israël a une des armées les plus modernes au monde malgré une population de seulement 7,3 millions d’habitants.
Ce pays a bâti sa puissance militaire pour deux raisons : maintenir sous domination le peuple palestinien et agir en tant que « chien de garde » des intérêts occidentaux dans la région. Il a fait usage de son pouvoir afin d’humilier les mouvements arabes qui menaçaient la domination impérialiste au Moyen-Orient.
En 1956 Israël s’est associé à la France et à la Grande-Bretagne pour lancer une guerre contre l’Egypte [1]. En 1967 le pays fut à nouveau en guerre contre l’Egypte ainsi que contre la Syrie et la Jordanie.
Il fut impliqué dans une autre guerre avec l’Egypte et la Syrie en 1973. Israël a envahit par trois fois le Liban, en 1978, 1982 et 2006.
Le pays a également mené de nombreuses incursions en Egypte, en Syrie et au Liban. Il a bombardé les centrales nucléaires irakiennes en 1981. Son armée a occupé le sud-Liban de 1978 à 2000 lorsque la résistance conduite par le Hezbollah l’a forcé à se retirer.
Le massacre auquel nous assistons aujourd’hui à Gaza ne sera pas la dernière guerre d’Israël. La nature coloniale et impérialiste de cet Etat va inévitablement conduire à plus de conflits, de bombes et de morts.
Pourquoi l’Occident soutient-il Israël ?
A la fin du XIXéme siècle la Grande Bretagne occupait l’Egypte et contrôlait le canal de Suez. Ce lien entre la mer Rouge et la Méditerranée était une artère cruciale pour le pouvoir militaire et économique de l’Empire Britannique.
La Grande Bretagne craignait que le développement des mouvements de résistance nationale dans le monde arabe ne menace son contrôle sur le canal. Mais la Première guerre mondiale donna l’opportunité à la Grande Bretagne de sécuriser la frontière nord de l’Egypte ainsi que le canal de Suez.
Lorsque les troupes britanniques marchèrent sur Jérusalem en 1917, le ministre des affaires étrangère Arthur Balfour a conclu un accord avec le mouvement sioniste afin de transformer la Palestine en un avant-poste colonial de l’empire.
Ainsi le gouverneur britannique de Jérusalem déclara que le nouvel Etat sioniste va servir de « petit Ulster [2] juif loyal dans un potentiel océan de nationalisme arabe hostile ».
Cette relation entre Israël et l’impérialisme occidental fut résumé en 1951 dans un fameux article du quotidien israélien Haaretz : « Israël devient le chien de garde », « il n’y a aucune crainte à voir Israël entreprendre des mesures agressives à l’égard des Etats arabes si cela entre explicitement en contradiction avec les souhaits de la Grande Bretagne et des Etats-Unis. Mais si pour certaines raisons les puissances occidentales préfèrent parfois fermer les yeux, Israël peut toujours être utilisé pour punir un ou plusieurs voisins dont le manque d’obéissance à l’Occident a dépassé les limites de l’acceptable ».
Lorsque les Etats-Unis ont remplacé la Grande Bretagne comme puissance dominante au Moyen-Orient, Israël a consciencieusement modifié son allégeance.
Israël le prouva lui-même une nouvelle fois lorsqu’il bâti les armées d’Egypte, de Syrie et de Jordanie lors de la guerre des Six Jours. Cette victoire acheva de convaincre les Etats-Unis qu’Israël peut résoudre leurs problèmes au Moyen-Orient lorsqu’ils se battaient dans le même temps pour maintenir leur domination sur le Vietnam.
Les intérêts des Etats-Unis et d’Israël sont restés entremêlés depuis cette époque. Pour chaque action israélienne il faut avoir les intérêts américains à l’esprit. Cette relation est devenu encore plus importante depuis la révolution iranienne de 1979 et le désastre américain d’aujourd’hui en Irak.
Comme la colère jaillit de nouveau dans les rues des capitales arabes, les Etats-Unis ont plus que jamais besoin d’Israël leur « chien de garde » au Moyen Orient.
N’y a t-il pas une histoire emplie de haine entre juifs et arabes ?
Beaucoup affirment que les juifs et les arabes ne peuvent jamais vivre ensemble et estiment qu’il y a une longue tradition d’inimitié entre les deux peuples. Mais pourtant ce n’est pas ce que nous montre l’Histoire.
Les racines de l’hostilité actuelle sont très modernes. Celles-ci remontent au mouvement de colonisation sioniste qui s’est emparé de la Palestine. Mais avant cela chaque capitale arabe avait une communauté de juifs vivant aux côtés de leurs voisins musulmans et chrétiens.
Les juifs ont eu un rôle important dans la vie de villes comme Jérusalem, Le Caire, Damas, Beyrouth, Rabat, Bagdad et d’autres cités arabes. Il y a des centaines de noms juifs inscrits sur le mémorial dédié aux irakiens qui sont morts en combattant le colonialisme britannique dans les années 20. Ils ont constitués une part importante de la gauche et des mouvements nationalistes arabes qui se sont développés dans la lutte contre l’impérialisme durant les années 20 et 30.
Tout cela changea après la création d’Israël. Les juifs arabes furent chassés de leurs maisons par les dictateurs et rois arabes mis en place par l’Occident. Ce processus fut d’ailleurs encouragé par Israël [3].
Ces juifs arabes devinrent des citoyens de seconde zone en Israël. Ils n’ont jamais été les bienvenues au sommet de la société israélienne. Beaucoup ont conservé leur culture arabe et cultivent le rêve de revenir un jour chez eux.
Ainsi que dans beaucoup de régions du monde, les divisions, les discordes et les haines entre les peuples au Moyen-Orient sont un triste héritage de l’impérialisme occidental.
La solution de deux Etats n’est-elle pas la meilleure que nous pouvons espérer ?
Beaucoup de personnes défendent une solution à deux Etats, partitionnant la Palestine historique en deux pays, un pour les israéliens et l’autre pour les palestiniens espérant ainsi résoudre le conflit.
En surface cela peut sembler être la solution la plus réaliste. Mais à quoi pourraient bien ressembler ces deux Etats ?
La plupart des plans invoquent deux mini-Etats palestiniens sur la bande de Gaza et en Cisjordanie séparés l’un de l’autre par Israël.
Les palestiniens seraient entassés dans ces minuscules parcelles de territoire tandis qu’Israël conserverait la part du lion de la Palestine historique.
A aucun moment les millions de réfugiés palestiniens ne pourront retourner dans leurs villages. Mais la question du "droit au retour" pour toute solution juste et durable au conflit.
Ceux qui préconisent une solution à deux Etats ne peuvent résoudre la quadrature du cercle consistant à réconcilier terre et peuple. En revanche la solution a un Etat, c’est à dire un Etat multi-ethnique unifié, peut résoudre ces problèmes qui semblent insolubles.
La majorité des villages palestiniens restent vides et beaucoup sont en ruines. Ils peuvent facilement être reconstruits et rendus à leurs habitants d’origine.
Ceux qui souhaitent revenir dans les villes pourraient être facilement logés. Israël a ouvert ses frontières à des millions d’immigrants sans aucun problème.
Pourquoi la même chose ne pourrait-elle pas être faite avec les palestiniens ?
La principale barrière à la solution d’un Etat unique ne relève pas de considérations pratiques mais de la nature même du sionisme. C’est mouvement qui cherche à créer un Etat uniquement juif. Un Etat unique est donc totalement incompatible avec une telle idéologie raciste.
Les palestiniens ne se sont-ils pas vu offrir leur propre Etat dans le cadre du processus de paix ?
Les politiciens occidentaux et les médias aiment à présenter le processus de paix conduit par les Etats-Unis comme la seule façon d’apporter la justice aux palestiniens et la paix au Moyen-Orient.
Les accords d’Oslo, signés en 1993, étaient supposés donner aux palestiniens l’autonomie sur 17% de la Cisjordanie et 60% de la Bande de Gaza. Finalement cela devait mener à la création d’un Etat palestinien épanoui.
Le soulèvement palestinien de 1987, connu sous le nom d’Intifada, mis une grande pression sur Israël pour arriver à un accord. Mais Israël a toujours perçut la Palestine comme lui appartenant à lui seul et voulait garder le contrôle sur la plus grande partie possible du territoire.
Israël autorisa Yasser Arafat, chef de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), à devenir le leader de la nouvelle Autorité Palestinienne. Il fit d’énormes concessions à Israël, qui lui permit ensuite d’avoir une police propre au nom de son peuple.
Israël conserva le contrôle des routes, ressources et de vastes zones de terres saisies en 1967. Le nombre de colons israéliens dans les territoires occupés a doublé entre la signature de l’accord de paix et l’année 2000.
Les territoires palestiniens ressemblent à des bantoustans, ces Etats noirs supposés autonomes à l’intérieur du régime d’apartheid d’Afrique du sud en réalité contrôlés par le pouvoir raciste.
Le processus de paix n’a strictement rien fait pour améliorer la vie des palestiniens. La colère à ce propos entraîna le déclenchement de la seconde Intifada en septembre 2000.
Israël retira ses colonies de la bande de Gaza en 2005 mais conserva le contrôle de l’espace aérien ainsi que des frontière terrestres et maritimes. Il a tenté de détruire la résistance en ciblant le Hamas qui a remporté les élections de l’Autorité Palestinienne en 2006.
Quel est le rôle des masses arabes ?
Toute question sur le Moyen-Orient nous renvoi sur l’impérialisme. C’est l’impérialisme qui a créé Israël et c’est l’impérialisme qui le soutient aujourd’hui.
La priorité de l’impérialisme semble être passée du canal de Suez aux champs de pétrole. Mais les grandes puissances mondiales considèrent toujours le Moyen-Orient comme « le plus gros pactole de matières première dans l’Histoire du monde », ainsi que le déclara le département d’Etat américain en 1945.
L’impérialisme a besoin d’Israël en tant que son « porte avion insubmersible » car les régimes arabes sont en constant danger d’être renversés par des rébellions populaires.
La colère parmi les gens ordinaires dans le monde arabe repose à la fois sur la manière dont sont gaspillé les revenus pétroliers par une petite élite soutenue par l’occident mais aussi la terre, l’emploi, la pauvreté et la faim.
Lors des récentes manifestations en Egypte, les manifestants ont lancés des slogans à la fois contre Israël et contre le régime d’Hosni Moubarak. Des slogans du même type ont été entendus dans les autres capitales arabes.
La plupart des régimes arabes dépendent de l’impérialisme afin d’assurer leur propre survie. Ils craignent que la colère populaire au sujet de la Palestine pourrait entraîner une vague de révoltes comme celles qui ont balayé de nombreux régimes corrompus dans les années 50 et 60.
Les manifestations de masse auxquelles on assiste aujourd’hui en Egypte sont le résultat d’une double colère contre l’impérialisme et contre le régime de Moubarak. Les grèves contre les privatisations et pour un salaire minimum se nourrissent de la colère à propos de la Palestine. Cette rage entraîne à son tour davantage de grèves et des manifestations.
C’est pourquoi ces régimes craignent et haïssent les organisations de la résistance comme le Hamas en Palestine ou le Hezbollah au Liban. Toute résistance est un défi pour Israël, l’Occident et les régimes arabes.

© Copyright Socialist Worker, n°2133, 10 janvier 2009 http://www.socialistworker.co.uk/art.php ?id=16790 Traduit de l’anglais par Laurent Bauer
Notes du traducteur :
[1] L’Egypte venait alors de nationaliser le canal de Suez contre l’avis de la France et de la Grande Bretagne qui en avaient le contrôle.
[2] L’Ulster est la province irlandaise toujours sous contrôle britannique, que l’on connaît sous le nom d’Irlande du nord. Afin de s’assurer le contrôle de l’Irlande les britanniques appuyèrent la minorité protestante contre la majorité catholique. La marque de fabrique de l’impérialisme est tellement marquante que les catholiques s’identifient aux palestiniens et les protestants aux israéliens.
[3] Israël cherchait et cherche toujours a établir un majorité numérique juive afin de conserver le contrôle de la Palestine. Cela explique le refus du droit au retour des palestiniens qui risquerait de faire des juifs une minorité au sein d’Israël qui ne serait alors plus un Etat juif.
10 janvier 2009 - © Copyright Socialist Worker, n°2133 : http://www.socialistworker.co.uk/ar...
Traduit de l’anglais par Laurent Bauer
19 janvier 2009

Partager

dimanche, janvier 18, 2009

Palestine, les vrais coupables

Depuis des temps immémoriaux, l’Histoire nous apprend de ce que la suprématie des religions monothéistes hante les esprits des croyants.

Les enfants d’Abraham, de la lignée de David, disent être les premiers à croire en un Dieu unique. Le judaïsme est ainsi né. Avec l’avènement de Jésus, une nouvelle religion monothéiste apparut. Cette fois, il s’agit du christianisme, religion qui allait bouleverser les relations entre pratiquants du judaïsme et pratiquants du christianisme. Ces relations se sont envenimées depuis, jusqu’à nos jours pour voir, enfin un timide apaisement initié par le Pape Jean Paul II.
Mais, entre-temps, ce sont ces relations tendues qui ont généré les guerres de religion et même celles des croyances dérivées.
Pour se démarquer des autres croyances surtout de l’Islam, les Juifs vont, cette fois, revendiquer un lieu saint à savoir la Terre sainte. Ces aspirations allaient faire naître de graves querelles entre communautés religieuses, étrangères au Judaïsme. Même les croisés s’en mêlèrent pour récupérer, à leur tour, les lieux saints devenus, entre-temps musulmans.
Au XVIIè siècle et plus précisément en 1640, un certain Olivier Cromwell, fervent adepte du sionisme-chrétien (1) fut le premier chef d’Etat anglais qui allait évoquer, pour la première fois, la création de « l’Etat d’Israël ».
Que depuis, l’Europe des nations, bien divisée, se cherchait encore et l’idée s’évanouit, pour réapparaître au début de XXè siècle avec la fameuse déclaration « Balfour » (2), idée concrétisée en 1948, sous l’initiative des Européens occidentaux qui sont directement responsables du génocide auquel le monde entier, impuissant, assiste aujourd’hui. Même les Nations unies, complices en leur temps de la décision de création de l’Etat d’Israël, n’arrivent pas à s’entendre pour stopper cette tragédie.
Il est donc bon de revisiter l’Histoire
Nous sommes en 1917, pour sensibiliser la communauté juive à l’entrée en guerre des Etats-Unis au côté des alliés, réticents encore et pour aider la communauté juive d’Angleterre, devenue de plus en plus pressente et inquiète face aux graves tournures prises par le premier conflit mondial, mais aussi et surtout pour contrecarrer les velléités arabes du Moyen-Orient qui se réveillent au nationalisme, le Comte Arthur James Balfour (2), Premier ministre conservateur anglais d’alors, reprit l’idée de créer un foyer pour accueillir non seulement les Juifs d’Angleterre, mais aussi les Juifs des peuplades dispersées et errantes à travers le monde.
Pour cela, il accéléra l’idée de le créer dans la toute petite Palestine en annexant, si possible, la Judée et la Samarie sans oublier, bien sûr, la très chère Jérusalem. Le lieu choisi répondait plutôt au voeu ancien, formulé de tout temps, par les Juifs.
Nous sommes en 1918, avec la paix revenue, l’idée reprit du chemin, mais qui, par surprise, fut rattrapée par le temps et donc n’a pu voir le jour alors que le second conflit mondial éclata.
Nous sommes en 1945, cette fois l’idée s’accéléra avec la bénédiction, non plus du Comte Balfour, décédé depuis, mais surtout avec, cette fois, les grandes puissances occidentales vainqueurs de l’Allemagne-nazie. N’a-t-on pas appris que dans un entretien resté longtemps discret entre Roosevelt et Churchill, lors de la conférence de Yalta, les deux hommes d’Etat ont évoqué la possibilité de créer le foyer en « tailladant » une partie de l’Allemagne pour la punir de ses méfaits anti-démocratiques et ses horribles crimes ? L’idée échoua pour deux raisons :
La première est due au décès prématuré de l’un des deux hommes d’Etat et la seconde, au refus catégorique de la communauté juive particulièrement les « Ashkénaze » (3). Ces derniers voulant, farouchement le créer en Terre sainte. Cependant, cette idée fut, cette fois, freinée par la Grande-Bretagne, alors en protectorat en Palestine, craignant de ce que la création d’un tel foyer allait à l’encontre de ses intérêts et surtout de ne pas perdre pied au Moyen-Orient avec ses enjeux économiques et stratégiques. En effet, ses visées sur le pétrole du Moyen-Orient devenaient gourmandes. L’idée fut freinée aussi par la résistance des pays arabes à la suite de l’afflux croissant de Juifs venant d’Europe centrale, à partir de 1935, provoqué par les persécutions nazies.
Voyant l’idée s’éterniser et pour accélérer la naissance du foyer, la communauté juive recourut, comme dit plus haut, à des débarquements massifs des Juifs d’Europe en Palestine. L’exemple du bateau du nom de « Exodus » est la référence la plus connue au monde. Et pour mieux appuyer sa destinée, cette communauté devait recourir au terrorisme. La naissance de groupes de terreur dont le plus connu est la « Haganah » ont beaucoup influé sur le départ des Anglais de Palestine.
Nous sommes en 1948, le mandat bitannique en Palestine s’achève, un comité exécutif des Juifs de Palestine, sous la houlette du grand sioniste Bengourion, proclama l’indépendance d’Israël avec la bénédiction des puissances occidentales, principalement européennes et aussi avec la complicité des Nations unies bien sensibilisées à la cause, par le puissant lobby juif américain.
Ainsi est né cet Etat fantoche d’Israël avec ses frontières arbitraires, comme le précise si bien, un grand livre français de référence, pendant que celui de la Palestine, pourtant prévu en même temps, était jeté aux oubliettes.
Et depuis, quatre guerres ont opposé cet Etat, devenant de plus en plus puissant, aux pays arabes voisins. Sa puissance militaire est due essentiellement aux fournitures d’armes de plus en plus sophistiquées et dévastatrices, principalement par les Etats-Unis. Le coup de main apporté par ces derniers a permis, aisément, la réussite des sionistes sur toutes les armées des Etats arabes voisins, réunis.
Nous sommes en 2009 et depuis, l’Etat d’Israël est maître en ces lieux. Ghaza est aujourd’hui à feu et à sang, car devenue un immense camp de concentration, comme l’a si bien qualifié, récemment un homme politique français. En ce lieu et en ce moment, toutes destructions matérielles et massacres de populations laissent indifférents les pays dits de « liberté » et de « démocratie ».
C’est effectivement l’option « démocratique » de cet Etat qui a poussé et qui pousse de plus en plus les dirigeants des pays occidentaux à l’aider dans son entreprise diabolique. Les pays voisins étant encore à l’ère féodale ignorant leur démocratie !
Les massacres auxquels nous assistons aujourd’hui ne sont que la résultante, bien calculée, des efforts fournis par les dirigeants des pays occidentaux européens qui sont, aux yeux des observateurs avertis et éclairés, responsables bien plus que les Israéliens eux-mêmes de l’impasse dans laquelle ils ont jeté Arabes et Juifs en se servant de ces derniers pour contenir et juguler le monde arabo-musulman dans ses idées, devenant, à leurs yeux, de plus en plus dangereuses.
Pourtant, l’Histoire ancienne et même contemporaine est là pour nous rappeler la bonne entente entre Arabes et Juifs. N’a-t-on pas vu la communauté juive du temps de l’Espagne arabe, protégée par tous les sultans qui se sont succédé ? Les Ottomans, en leur temps ont fait de même dans les Balkans et en Mésopotamie. Bien plus, le Prophète Mohamed que le Salut soit sur Lui, n’a-t-il pas protégé son voisin juif même dans la pratique de sa religion ? Au Maghreb, où la communauté « Séfarade » (4) qui était importante, aucun signe de rejet n’était perceptible entre Arabes et Juifs. Bien au contraire, une entente parfaite se manifestait entre eux.
Ce sont donc les dirigeants des pays occidentaux, principalement européens et notamment l’Allemagne d’où le mal est parti, l’Angleterre pour son idée de création de l’Etat d’Israël et la France pour son aide sournoise et la fabrication de l’arme atomique, qui ont été à l’origine de la haine nouvelle née entre Arabes et Juifs. L’impasse à laquelle le monde entier assiste impuissant, aujourd’hui, est sous leur responsabilité directe et entière. C’est aux dirigeants de ces pays qu’il faudra se tourner pour exiger d’eux de guérir ce cancer qu’ils ont colporté et créé de toute pièce, sinon, cette maladie mortelle dégénèrera un jour en monstre immaîtrisable pour se retourner contre eux, ce qui ne saurait tarder.
Note :
1 - Le sionisme-chrétien est le nom donné à la croyance d’un certain nombre de chrétiens, en particulier des protestants fondamentalistes, que la création de l’Etat d’Israël en 1948 est en accord avec les prophéties bibliques et prépare ainsi le retour de Jésus sur terre comme Christ triomphant de l’Apocalypse.
Cette croyance se distingue du sionisme juif par son ancrage dans une vision religieuse et non politique du monde. Les sionistes chrétiens sont persuadés que le retour de Jésus provoquera la conversion des Juifs.
2 - La déclaration Balfour est une lettre adressée le 2 novembre 1917, par le compte Balfour (Premier ministre anglais) au Lord Rothschild et qui dit in extenso« J’ai le plaisir de vous adresser, au nom du gouvernement de sa majesté, la déclaration ci-dessous de sympathie avec les aspirations sionistes, soumise au cabinet et approuvée par lui.
Le gouvernement de sa majesté regarde favorablement l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte soit aux droits civils et religieux des communautés non juives existant en Palestine, soit aux droits et au statut politiques dont les Juifs disposent dans tout autre pays.
Je vous serais obligé de porter cette déclaration à la connaissance de la fédération sioniste ». ».
3 - Ashkénazes : Juifs originaires des pays germaniques ou slaves.
4 - Séfarades : Juifs originaires du Bassin méditerranéen.
18 janvier 2009 -
Le Quotidien d’Oran

DERNIERS ARTICLES /
Basta http://basta.20six.fr/

Disons non à la guerre A la mort, à la misère Arrêtons la violence La peur et la souffrance

Nous gagnerons la guerre à Gaza
Dans sa guerre contre Gaza, Israël a tué plus de 700 Palestiniens - des femmes et des enfants pour près d'un tiers - et a blessé plus de 3000...
Lire la suitePublié le 12 janvier 2009
Bourreaux d’enfants
Alors qu'Israël mène à Ghaza une effroyable entreprise d'épuration ethnique, le silence de certains intellectuels est assourdissant. Pas un mot en effet d...
Lire la suitePublié le 11 janvier 2009

Ô GAZA : ne pleure pas ! Ô Palestine : ne désespère pas !
Barbarie et cruauté sionistes sans nom... Un père pleure ses enfants massacrés dans une attaque israélienne Ô GAZA : ne pleure pa...
Lire la suitePublié le 10 janvier 2009

Israël prend délibérément les civils pour cible
« Abu Salah est mort, son épouse est morte. Tawfiq Abou est mort, son fils est mort, sa femme est morte aussi. Ibrahim Mohammed est mort, et sa mère est...
Lire la suitePublié le 10 janvier 2009

N’achetez plus ces produits, ils financent la guerre À gaza
Liste des produits israéliens à boycotterFace au drame des Palestiniens, nous ne pouvons pas faire grande chose, a part relayer les informations qui nous...
Lire la suitePublié le 09 janvier 2009

Nouveau crime de guerre : les sionistes enferment 110 gazaouis dans un immeuble...
Alors que l'on entre dans la 14ème journée d'agression, une nouvelle révélation vient s'ajouter à la longue liste de crimes ignobles auxquels...
Lire la suitePublié le 09 janvier 2009

Entretien avec Carlos ( Illich Ramirez Carlos )
Depuis la centrale de Poissy, en région parisienne, où il purge la quatorzième année de la peine de prison à vie à laquelle il a...
Lire la suitePublié le 08 janvier 2009

« Il faut protéger les civils à Gaza »
A Gaza, les bombardements incessants ont forcé la population à rester terrée chez elle, souvent sans eau courante, sans nourriture, sans...
Lire la suitePublié le 08 janvier 2009

Gaza : Israël redouble de violence face à une forte résistance
Israël entre dans ce qu'il nomme "la 3e phase" de son attaque qui consiste à prendre le contrôle des villes palestiniennes. Devant la violence et la...
Lire la suitePublié le 08 janvier 2009

Israël doit stopper son agression !
Message du Premier Ministre du gouvernement de Gaza Alors que la guerre israélienne et le blocus égyptien, financés par l’Arabie saoudite,...
Lire la suitePublié le 17 janvier 2009

La barbarie de l'armée israélienne ne connait pas de bornes
Chers ces images de l'attaque menée par l'armée israélienne contre des civils à Ghaza j'ai vu les photos et très perturbée en raison de so...
Lire la suitePublié le 17 janvier 2009

Crimes et chuchotements
Que restera-t-il après cette drôle de guerre que mène l’Etat juif contre un peuple sans protection, sans Etat, semé dans une géographie...
Lire la suitePublié le 17 janvier 2009

Israël bombarde des hôpitaux et un entrepôt de l’ONU
Les explosions dans la bande de Gaza se sont poursuivies après une journée marquée par les combats les plus acharnés que le territoire palestinien ait...
Lire la suitePublié le 16 janvier 2009

Les règles déontologique du journalisme adaptée à Gaza
Règle numéro 1 : Au Proche-Orient, ce sont toujours les Arabes qui attaquent les premiers, et c’est toujours Israël qui se défend. Cela...
Lire la suitePublié le 15 janvier 2009

Il tombe une bombe par seconde
Depuis le camp de réfugiés de Jabaliya dans la Bande de Gaza occupée "Live from Palestine" le 13 janvier 2009. (Wissam Nassar/MaanImages) La...
Lire la suitePublié le 15 janvier 2009

Est-ce que Gaza est un terrain de test pour des armes expérimentales ?
Les inquiétudes concernant l'utilisation par Israël d'armes non-conventionnelles et expérimentales dans la bande de Gaza s'accroissent de plus en plus, avec les...
Lire la suitePublié le 14 janvier 2009

Gaza : des milliers de maisons détruites et endommagées par Israël
Pendant que des civils sont assassinés, le CS des Nations-Unies passe un temps énorme à discuter de questions politiques litigieuses, alors qu’il...Lire la suite
Publié le 13 janvier 2009

L'axe de l'apocalypse se rue à l'assaut du camp de concentration de Gaza...
Chroniques de la Palestine occupée:A la tombée de la nuit, le 27 décembre 2008, l'Axe de l'Apocalypse, s'est ébranlé. Les portes de l'enfer se...Lire la suite
Publié le 13 janvier 2009

Bilan de la guerre nazie ouverte : 906 martyrs et plus de 4100 blessés dont la...
La guerre ouverte des nouveaux nazis sionistes n'a pas cessé d'exterminer et d'une manière très sauvage les civils palestiniens dans la Bande de Gaza,...Lire la suite
Publié le 12 janvier 2009

18.1.09 16:35

Partager