samedi, avril 25, 2009

La piraterie en Somalie est née pour protéger le pays du pillage occidental

Depuis l’effondrement du gouvernement central en Somalie, ce pays dépourvu de marine et de gardes-côtes a vu ses ressources pillées par de gros chalutiers qui pêchent illégalement dans ces eaux très poissonneuses. Pire encore, des entreprises et des hôpitaux européens se sont débarrassés là de leurs déchets toxiques via des filières mafieuses, provoquant l’apparition de maladies graves dans la population. La piraterie le long des côtes somaliennes, aujourd’hui endémique, est née comme un mécanisme d’auto défense des pêcheurs qui voulaient avant tout protéger leurs eaux ou tentaient de prélever une « taxe » sur les pilleurs. Rappel des faits par Johann Hari, journaliste de "The Independent."

En 1991, le gouvernement de la Somalie s’est effondré. Les neuf millions d’habitants du pays vivent depuis lors au bord de la famine. Mais de nombreuses organisations occidentales de la pire espèce ont mis à profit cette situation pour piller les ressources alimentaires du pays et et se débarrasser de déchets nucléaires dans les eaux somaliennes.
Vous avez bien lu : des déchets nucléaires. Dès que le gouvernement a disparu, de mystérieux navires européens ont commencé à apparaître au large des côtes de Somalie, immergeant des barils dans l’océan. La population côtière a commencé à tomber malade. Dans un premier temps, les habitants ont souffert d’éruptions cutanées étranges, de nausées et des bébés malformés sont nés. Puis, après le tsunami de 2005, des centaines de ces barils laissant fuir leur contenu se sont échoués sur le rivage. Les gens ont commencé à présenter des symptômes d’irradiation, et plus de 300 personnes sont mortes.
Ahmedou Ould-Abdallah, l’envoyé des Nations unies en Somalie, m’a déclaré : « Quelqu’un rejette des matériaux nucléaires ici. Il y a aussi du plomb, des métaux lourds comme le cadmium et le mercure. » La provenance d’une grande partie de ces déchets peut être retracée jusqu’à des hôpitaux et des usines européennes, qui semblent les confier à la mafia italienne pour s’en débarrasser à moindre coût. Lorsque j’ai demandé à M. Ould-Abdallah ce que les gouvernements européens avaient entrepris à ce sujet, il m’a répondu en soupirant : « rien. Il n’y a pas eu de nettoyage, aucune indemnisation, et pas [d’action] de prévention. »
Dans le même temps, d’autres navires européens pillaient les eaux somaliennes de leur ressource la plus importante : la pêche. Nous avons détruit nos stocks de poissons par la sur-exploitation, et aujourd’hui nous nous en prenons aux leurs. Les grands chalutiers qui pêchent illégalement au large de la Somalie capturent chaque année pour plus de 300 millions de dollars de thons, crevettes, homards et autres espèces dans ces eaux dépourvues de protection. Les pêcheurs locaux ont soudainement perdu leurs moyens de subsistance, et ils sont affamés. Mohammed Hussein, un pêcheur dans la ville de Marka, à 100 km au sud de Mogadiscio, a déclaré à l’agence Reuters : « Si rien n’est fait, bientôt il n’y aura plus beaucoup de poissons dans nos eaux côtières. »
C’est le contexte dans lequel ces hommes que nous appelons « pirates » sont apparus. Tout le monde convient que ce ont de simples pêcheurs qui les premiers ont utilisé leurs vedettes rapides pour tenter de dissuader les chalutiers et les bateaux poubelles, ou tout au moins pour leur imposer une « taxe ». Ces pêcheurs se désignent eux-même comme les Volontaires des Garde-côtes de la Somalie - et il n’est pas difficile de comprendre pourquoi. Dans une entretien surréaliste réalisé par téléphone, l’un des leaders des pirates, Sugule Ali, a déclaré que leur motif était « d’arrêter la pêche illégale et l’immersion des déchets , dans nos eaux... Nous ne nous considérons pas comme des bandits des mers. Nous considérons que les bandits des mers [sont] ceux qui pêchent illégalement et utilisent nos mers comme une décharge et rejettent leurs déchets dans nos mers et viennent [naviguer] en armes sur nos mers. »
Non, cela ne justifie pas la prise d’otages. Oui, certains d’entre eux sont sans aucun doute simplement des gangsters - en particulier ceux qui se sont emparé des livraisons du Programme Alimentaire Mondial. Mais les « pirates » ont l’appui de la population locale pour une bonne raison. Le site de presse indépendant somalien WardherNews a mené la meilleure enquête dont nous disposions sur ce que pensent les Somaliens ordinaires. Ses résultats indiquent que 70% « soutiennent fermement le piratage en tant que forme de défense nationale des eaux territoriales du pays ». En Amérique, durant la guerre d’indépendance, George Washington et les pères fondateurs payaient des pirates pour protéger les eaux territoriales américaines, parce qu’ils ne disposaient pas de leur propre marine ou de garde-côtes. La plupart des Américains soutenaient cette pratique. Est-ce si différent ?
Nous attendions-nous à ce que les somaliens affamés restent passivement sur leurs plages en pataugeant dans nos déchets nucléaires, et nous regardent capturer leur poisson afin que nous puissions le déguster dans les restaurants de Londres et de Paris et de Rome ? Nous n’avons pas agi contre ces crimes - mais lorsque les pêcheurs ont riposté en désorganisant le couloir de navigation par lequel transite 20% de l’approvisionnement mondial en pétrole, on avons commence à crier haro. Si nous voulons vraiment lutter contre la piraterie, nous devrions mettre fin à ses causes profondes - nos crimes - avant d’envoyer nos canonnières éradiquer les criminels Somaliens.
C’est un autre pirate, vivant au quatrième siècle avant JC, qui a le mieux résumé l’histoire de cette guerre contre la piraterie. Il avait été capturé et emmené devant Alexandre le Grand, qui voulait savoir « ce qu’il attendait en voulant conserver sa maîtrise des mers ». Le pirate a souri, et répondu : « Ce que vous attendez en vous emparant de la terre entière ; mais comme je le fais avec un petit bateau, je suis un voleur, alors que vous qui le faites avec une grande flotte, vous êtes appelé empereur ». A nouveau, notre grande armada impériale cingle aujourd’hui sur l’océan - mais qui est le voleur ?
Lire aussi
Les Britanniques affectionnent l’opérette Les Pirates de Penzance, de William Schwenck Gilbert et Sir Arthur Seymour Sullivan. Ces pirates sont de joyeux coquins. On ne peut pas en dire autant des pirates de Somalie et encore moins des pirates du Levant, la marine israélienne.
Piraterie : pratique d’attaquer et de voler les navires en mer (Oxford dictionnaire anglais compact)
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jeudi, avril 23, 2009

Mahmoud Ahmadinejad : « Le Conseil de sécurité a donné aux sionistes le feu vert

Intervenant devant la conférence mondiale contre le racisme (dite « Durban II », le président iranien a dénoncé la hiérarchisation des États au sein de l’ONU et de ses agences comme des expressions du racisme occidental. Il a souligné qu’usant de leur droit de veto illégitime, de grandes puissances ont permis le développement d’un régime raciste en Palestine occupée. Nous reproduisons ici l’intégralité de son discours.
Conférence de Durban II

M. le président, M. le secrétaire général des Nations Unies, Mesdames et messieurs,Nous sommes ici réunis, suite à la Conférence de Durban contre le racisme et les discriminations raciales, afin de nous accorder sur des lignes pratiques dans le cadre de notre campagne sacrée et humanitaire. Au cours des derniers siècles, l’humanité a connu d’immenses souffrances et douleurs. Au Moyen-âge, les penseurs et scientifiques étaient condamnés à mort. Une période d’esclavage et de commerce d’êtres humains lui succéda, lorsque des innocents par millions furent capturés et séparés de leur famille et de leurs proches pour être conduits en Europe et en Amérique. Ce fut une période sombre qui connut également son lot d’occupations, de pillages et de massacres d’innocents.
De nombreuses années s’écoulèrent avant que les nations ne se soulèvent et combattent pour leur liberté. Elles sacrifièrent des millions de vies pour expulser les occupants et proclamer leur indépendance. Cependant les pouvoirs autoritaires imposèrent rapidement deux guerres mondiales en Europe, qui dévastèrent en outre une partie de l’Asie et de l’Afrique et causèrent la mort d’environ cent millions de personnes, laissant derrière elles une dévastation sans précédent. Si seulement nous avions retenu les leçons des oppressions, de l’horreur et des crimes de ces guerres, un rayon d’espoir aurait illuminé l’avenir. Les puissances victorieuses se sont proclamées conquérantes du monde, tout en ignorant ou en minimisant les droits des autres nations par l’imposition de lois et arrangements.
[Déguisés en clowns, trois militants de l’Union des étudiants juifs de France introduits avec l’aide de la délégation diplomatique française, apostrophent l’orateur avant d’être évacués par le service de sécurité des Nations Unies.]Mesdames et Messieurs,Portons notre regard sur le Conseil de sécurité des Nations Unies, qui figure parmi les héritages de la Première et de la Seconde Guerre mondiale. Quelle était la logique de l’auto-attribution du droit de véto par les grandes puissances ? Comment une telle logique peut-elle s’accorder avec les valeurs humanitaires ou spirituelles ? Se pourrait-il qu’elle soit en conformité avec les principes reconnus de la justice, de l’égalité devant la loi, de l’amour et de la dignité humaine, ou plutôt ceux de la discrimination, de l’injustice, de la violation des droits humains ou de l’humiliation de la majorité des nations ? Ce conseil est le centre de décision mondial le plus important pour la défense de la paix et de la justice internationales. Comment s’attendre à l’avènement de la paix et de la justice lorsque la discrimination est légalisée et que l’origine des lois est dominée par la coercition et la force plutôt que la justice et le droit ?En dépit du fait qu’aujourd’hui de nombreux défenseurs du racisme condamnent la discrimination raciale par les mots et les slogans, des grandes puissances ont été autorisées à décider pour les autres nations, se basant sur leur propre intérêt et comme elles seules l’entendent. Elles peuvent facilement ridiculiser et enfreindre toutes les lois et valeurs humanitaires, comme elles l’ont montré.Après la Seconde Guerre mondiale, elles ont eu recours à l’agression militaire pour priver de terre une nation entière, sous prétexte des souffrances juives et des abus sur la question de l’Holocauste. Elles ont envoyé des migrants d’Europe, des États-Unis et d’autres parties du monde afin d’établir un gouvernement intégralement raciste en Palestine occupée et, de fait, à titre de compensation pour les graves conséquences du racisme en Europe, elles ont aidé à hisser au pouvoir les individus les plus cruels et les racistes les plus répressifs en Palestine.
Le Conseil de sécurité a contribué à la stabilisation du régime sioniste et a soutenu les sionistes durant les soixante dernières années, leur donnant un feu vert pour poursuivre leurs crimes.
[Les ambassadeurs des États membres de l’Union européenne quittent la salle tandis que fusent les applaudissements des uns et les huées des autres]
Il est d’autant plus regrettable qu’un certain nombre de gouvernements occidentaux, avec les États-Unis, se soient engagés à défendre ces individus racistes responsables de génocide, alors même que la conscience éveillée et les esprits libres du monde entier condamnent les crimes sionistes d’agression, de massacres et autres brutalités commises lors des bombardements de civils à Gaza. Ces gouvernements ont toujours soutenu ou sont restés silencieux face aux actes infâmes du régime sioniste. Fort malheureusement la raison de leur soutien et de leur silence est que le sionisme égoïste et barbare est parvenu à pénétrer profondément leur structure politique et économique, ce qui inclut leur législation, leurs médias de masse, leurs entreprises, leur système financier et leurs agences de sécurité et de renseignement. Ils ont imposé leur domination au point que rien ne puisse être fait contre leur volonté. Dans certains pays, même les changements de gouvernement ne font jamais fléchir le soutien aux sionistes, bien qu’ils soient tous conscients de leurs crimes : cela est en soi fort regrettable.Tant que la domination sioniste se maintiendra, de nombreux pays, gouvernements et nations ne seront jamais en mesure de jouir de la liberté, de l’indépendance et de la sécurité. Tant qu’ils seront au sommet du pouvoir, la justice ne triomphera jamais dans le monde et la dignité humaine continuera d’être offensée et piétinée.
Il est grand temps que l’idéal du sionisme, qui constitue le paroxysme du racisme, soit brisé.Chers délégués, Mesdames et Messieurs,Quelles sont les causes profondes de l’attaque U.S. contre l’Irak ou l’invasion de l’Afghanistan ? Quel était le mobile de l’invasion de l’Irak, en dehors de l’arrogance de l’administration U.S. d’alors et de la pression croissante, exercée par les détenteurs de richesse et de pouvoir, visant à étendre leur sphère d’influence par la défense des intérêts des grands fabricants d’armes, de l’annihilation d’une culture noble de milliers d’années d’histoire, de l’élimination d’une menace potentielle et concrète en provenance des pays arabes vis-à-vis du régime sioniste usurpateur, du contrôle et du pillage des ressources énergétiques du peuple irakien ? Pourquoi en effet près d’un million de personnes ont été déplacées et ont perdu leur logement ? Pourquoi en effet le peuple irakien a-t-il subi d’énormes pertes s’élevant à plusieurs centaines de milliards de dollars et pourquoi des centaines de milliards de dollars ont-ils été pris au peuple états-unien en conséquence de ces actions militaires ? L’action militaire contre l’Irak n’a-t-elle pas été planifiée par les sionistes et leurs alliés de l’administration U.S. d’alors, avec la complicité des grands fabricants d’armes ?
L’invasion de l’Afghanistan a-t-elle restauré la paix, la sécurité et le bien-être économique dans ce pays ? Les États-Unis et leurs alliés ont non seulement échoué à limiter la production de drogue en Afghanistan ; les cultures illicites de narcotiques se sont multipliées durant leur présence. La question essentielle est : quelle était la responsabilité et le travail de l’administration U.S. d’alors et de ses alliés ? Représentaient-ils les États du monde ? Ont-ils été mandatés par eux ? Ont-ils été autorisés, au nom des peuples du monde, à interférer aux quatre coins de la planète, et bien entendu particulièrement dans notre région ? Ces mesures ne constituent-elles pas un exemple clair d’égocentrisme, de racisme, de discrimination ou d’atteinte à la dignité et à l’indépendance des nations ?
Mesdames et Messieurs,Qui est responsable des crises économiques actuelles ? Où les crises ont-elles commencées ? En Afrique ? En Asie ? Ou alors cela venait-il d’abord des États-Unis, s’étendant ensuite à l’Europe et à leurs alliés ? Ils ont longtemps imposé, par leur pouvoir politique, leurs règles économiques inéquitables à l’économie internationale. Ils ont imposé un système financier et monétaire dépourvu de mécanisme régulateur international adapté à des nations et gouvernements n’ayant aucune influence sur ses orientations et politiques. Ils n’ont même pas autorisé leurs citoyens à superviser ou contrôler leur politique financière. Ils ont imposé toutes leurs lois et règlementations, en dépit de toutes les valeurs morales, seulement pour protéger les intérêts des détenteurs de richesses et de pouvoir. Ils ont de plus donné une définition de l’économie de marché et de la compétition privant de nombreux États des possibilités offertes à d’autres dans le monde. Ils ont même transféré leurs problèmes à d’autres ; infectant leur économie avec des milliers de milliards de dollars de déficit budgétaire alors que la vague de crise sévissait. Et aujourd’hui ils injectent des centaines de milliards de liquidités provenant des poches de leur propre peuple dans les banques, entreprises et institutions financières en faillite, rendant la situation de plus en plus compliquée pour leur économie et leur peuple. Ils pensent uniquement à protéger leur pouvoir et leur argent ; ils ne se soucient guère des peuples du monde, ni même du leur.
M. le président, Mesdames et Messieurs,Le racisme est enraciné dans le manque de connaissances concernant la vérité de l’existence humaine comme créature choisie par Dieu. Il est aussi le produit de sa déviation du véritable chemin de la vie humaine et du devoir de l’humanité dans le monde de la création. L’absence de vénération consciente de Dieu, l’incapacité à réfléchir à la philosophie de la vie ou au chemin de la perfection, toutes ces entorses aux principales composantes des valeurs divines et humaines ont réduit le champ de vision de l’humanité, faisant des intérêts limités et individuels sa seule boussole. C’est pourquoi les cellules du pouvoir maléfique ont pris forme, puis étendu leur contrôle en privant les autres de chances équitables et justes. Le résultat a été l’élaboration d’un racisme débridé constituant la menace la plus sérieuse pour la paix internationale.
Sans aucun doute, le racisme est le symbole d’une ignorance profondément enracinée dans l’histoire, et il s’agit en effet d’un signe de frustration dans le développement de la société humaine. Il est donc extrêmement important de resituer les manifestations de racisme dans les situations ou les sociétés où l’ignorance, le manque de connaissances prévalent. Cette conscience et cette compréhension générales de la philosophie de l’existence humaine est le principal combat contre de telles manifestations. La clé pour comprendre la vérité selon laquelle le genre humain est centré sur la création de l’univers est un retour aux valeurs morales et spirituelles, et finalement la volonté de vénérer Dieu le tout-puissant. La Communauté internationale doit initier des actions collectives pour susciter la prise de conscience dans les sociétés souffrant toujours de l’ignorance du racisme, de manière à mettre un terme à la propagation de ces malveillantes manifestations.
Chers amis,Aujourd’hui la communauté humaine est confrontée à un genre de racisme qui a terni l’image de l’humanité au début du troisième millénaire. Le mot « sionisme » incarne un racisme qui a faussement recours à la religion et abuse du sentiment religieux pour cacher sa haine et son horrible visage. Il est cependant très important de souligner les objectifs politiques de certaines des puissances mondiales et ceux qui contrôlent des intérêts économiques, des richesses énormes dans le monde. Ils mobilisent toutes leurs ressources, dont leur influence économique, politique et médiatique mondiale pour apporter leur soutien au régime sioniste et s’efforcent singulièrement d’atténuer l’indignité et la disgrâce de ce régime. Ce n’est pas uniquement une question d’ignorance et il est impossible de dompter de tels phénomènes par de simples messages culturels. Des efforts doivent être déployés afin de mettre un terme aux abus, par les sionistes et leurs soutiens, à l’encontre de la volonté politique et internationale et, en respect de la volonté et des aspirations des nations, les gouvernements doivent être encouragés et soutenus dans leurs combats visant à éradiquer ce racisme barbare, à avancer vers une réforme des mécanismes internationaux actuels.
Vous êtes, sans aucun doute, tous informés des complots de certains pouvoirs et des cercles sionistes contre les objectifs et les aspirations de cette conférence. Malheureusement beaucoup d’informations peuvent être diffusées dans un but de soutien au sionisme et à ses crimes, et il en va de la responsabilité des honorables représentants des nations de faire le jour sur ces campagnes qui sont en opposition avec les valeurs et principes humains.Il devrait être admis que le boycott d’une telle conférence, d’une étendue internationale exceptionnelle, est une réelle indication du soutien à cet exemple manifeste de racisme. En défendant les Droits de l’homme, il est d’une importance capitale de défendre également les Droits des nations à participer équitablement à tous les processus de prise de décisions internationaux importants, hors de l’influence de certaines puissances mondiales. En second lieu il est nécessaire de restructurer les organisations internationales existantes et leur agences respectives. Cette conférence constitue ainsi un test et l’opinion publique mondiale nous jugera aujourd’hui et demain.
M. le président,Le monde connaît des bouleversements fondamentaux. Les relations de pouvoir sont devenues si ténues et fragiles. Nous pouvons désormais entendre le bruit des piliers de l’oppression mondiale se fissurant. Les grandes structures politiques et économiques sont au bord de l’effondrement. Les crises politiques et sécuritaires s’intensifient. La crise émergente de l’économie mondiale, au sujet de laquelle il est difficile de faire d’heureux pronostics, démontre amplement la réalité des changements mondiaux profonds qui se manifestent de façon croissante. J’ai beaucoup insisté sur la nécessité de corriger la mauvaise direction dans laquelle le monde est aujourd’hui dirigé. J’ai également mis en garde contre les sévères conséquences si nous remettons à plus tard cette responsabilité cruciale. Aujourd’hui, dans le cadre de cet auguste et bénéfique événement, j’aimerais déclarer à tous les dirigeants et penseurs présents à cette conférence et engagés pour la cause de la paix, de la liberté, du progrès et du bien-être humain que la gouvernance inéquitable et injuste du monde arrive maintenant au bout du chemin. Cette issue était inévitable sachant que la logique de cette gouvernance imposée était oppressive. La logique de prise en main collective des affaires globales est en revanche basée sur de nobles aspirations se concentrant sur l’être humain et la suprématie du Dieu tout-puissant. Elle bute donc contre toute politique ou plan allant à l’encontre des intérêts des nations. La victoire du bon contre le mauvais et la mise en place d’un système mondial juste sont la promesse de Dieu et de ses messagers, et elle constitue un but commun pour les êtres humains des différentes sociétés et générations au cours de l’histoire.
L’avènement d’un tel avenir dépend de la connaissance de la création et représente la foi dans le cœur de tous les croyants. La réalisation d’une société globale est de fait l’accomplissement d’un système commun global dirigé avec la participation de toutes les nations du monde à tous les niveaux de prise de décision et au trajet certain vers ce but sublime. Les capacités scientifiques et techniques, ainsi que les technologies de communication, ont contribué à l’émergence d’une compréhension commune et répandue de la société humaine et ont posé les fondations essentielles à un système commun. Il incombe maintenant à tous les intellectuels, penseurs et dirigeants du monde d’assumer leur responsabilité historique avec la ferme conviction qu’il s’agit de la bonne direction.
Je souhaite en outre insister sur le fait que le libéralisme occidental, comme le communisme, connaît son crépuscule car il a échoué à percevoir la vérité du monde et de l’humanité telle qu’elle est. Il a imposé ses propres aspirations et sa propre direction aux êtres humains sans tenir compte des valeurs humaines et divines, la justice, la liberté, l’amour ou la fraternité, a réduit la vie à une intense compétition au service des intérêts matériels individuels et de groupe. Nous devons tirer les enseignements du passé en initiant des efforts collectifs pour relever les défis actuels. Dans cette perspective et pour conclure mon propos, je souhaiterais attirer votre aimable attention sur deux points importants : Il est absolument possible d’améliorer la situation mondiale existante. Cependant, force est de constater que cela n’est réalisable que par la coopération de tous les États afin de tirer le meilleur des capacités du monde. Ma participation à cette conférence est à mettre sur le compte de mes convictions concernant ces problèmes importants et à notre responsabilité commune pour la défense des droits des nations contre le sinistre phénomène qu’est le racisme. Une fois constatée l’inefficacité des systèmes politiques, économiques et de sécurité internationaux actuels, il est nécessaire de se concentrer sur les valeurs divines et humaines et en se référant à la véritable définition de l’humanité, basée sur la justice et le respect des droits dans le monde entier, sur l’admission des mauvaises pratiques dans la gouvernance mondiale passée, pour entreprendre des mesures collectives afin de réformer les structures existantes. Dans cette optique, il est essentiel de réformer rapidement la structure du Conseil de sécurité, ce qui implique de mettre fin au droit de veto discriminatoire et de réformer le système financier et monétaire mondial actuel. Il est évident que le manque de compréhension du caractère urgent de la nécessité de changement n’a d’égal que les coûts beaucoup plus conséquents de toute remise à plus tard de ces questions.
Chers amis,Avancer vers la justice et la dignité humaines est comme suivre le rapide courant d’une rivière. N’oublions pas l’essence de l’amour et de l’affection. L’avenir radieux de l’être humain est un bien précieux pouvant servir notre cause en nous rassemblant pour ériger un monde nouveau empli d’amour, de fraternité et de bénédiction. Un monde dépourvu de pauvreté et de haine, méritant la bienveillance renouvelée du Dieu tout-puissant et le juste encadrement de l’être humain parfait. Joignons tous nos mains dans l’amitié en accomplissant notre part dans la réalisation d’un monde meilleur comme celui-là.

Mahmoud AhmadinejadPrésident de la République islamique d’Iran
20 avril 2009DepuisGenève (Suisse)par Mahmoud Ahmadinejad
Réseau Voltaire
23.4.09 20:40
http://basta.20six.fr/basta/art/166615707/
Dernière entrée : Des munitions en provenance des États-Unis livrées à Israël, Sur le long terme... , Journée Internationale des Semences dédiée aux Irakiens et aux Afghans , Avec ma méthode, vous pourrez faire de l'argent SANS EN DÉPENSER!" , Des ONG de défense des droits humains...

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mercredi, avril 22, 2009

Des ONG de défense des droits humains...

...« L’OLP s’est pliée au boycott usaméricain de la conférence de l’ONU sur le racisme (Durban II) »

Bethléem (Ma’an) – Une conférence sur le racisme, sous l’égide de l’ONU, débute ce lundi, mais le calvaire des Palestiniens ne sera pas à l’ordre du jour, en partie parce que les diplomates de la Palestine eux-mêmes ont cédé sous la pression des USA, affirment des organisations de la société civile.
Le Projet de résolution de la Conférence d’examen de Durban – qui se tiendra à Genève, en Suisse – ne comporte aucune référence aux Palestiniens, ni à la Palestine, pas plus qu’à Israël et à l’occupation de territoires palestiniens par ce pays. Toutes les références de cette nature ont été supprimées d’un premier projet de document, au mois de mars, par le Comité de Préparation de la conférence.
D’après son site web officiel, cette conférence a pour finalité d’ « évaluer les progrès vers les objectifs fixés par la Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance, à Durban, en Afrique du Sud, en 2001 ».
Ladite conférence s’était terminée dans la controverse, les USA et Israël en ayant claqué la porte afin de protester contre des tentatives de dénoncer Israël en tant qu’auteur d’une politique raciste.
Dans une lettre ouverte signée par une cinquantaine d’organisations de défense des droits humains palestiniennes, arabes et internationales, il est mentionné que « cette initiative (de supprimer toute référence à la Palestine ) a été – malheureusement – approuvée par des délégations arabes officielles à Genève, dont la Mission permanente d’observation de la Palestine auprès de l’Office des Nations Unies à Genève. »
Cette lettre accuse les diplomates palestiniens et arabes d’avoir capitulé devant la menace de boycotter la conférence proférée par les USA, Israël, le Canada et les pays européens, en supprimant toute allusion à Israël et aux Palestiniens.
Cette concession n’a toutefois pas suffi à persuader les USA, le Canada, l’Italie et Israël de revenir sur leur décision de boycotter la conférence. Les associations de la société civile disent que les diplomates de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) ont renoncé à leur principal atout de marchandage contre un plat de lentilles.
Une des organisations signataires de cette lettre, le BADIL Resource Center for Palestinian Residency and Refugee Rights, basé à Bethléem, a accusé la délégation palestinienne à l’ONU de « saper en permanence » le travail des associations de défense des droits de l’homme visant à faire de la lutte des Palestiniens une partie constitutive consensuelle du combat contre le racisme.
La présidente de Badil, Ingrid Jaradat Gassner, a dit que la délégation palestinienne aurait dû mobiliser d’autres diplomates arabes et africains, dans « un effort conjoint visant à insérer des propos utiles dans le projet » et organiser une « résistance et une protestation coordonnées contre la suppression de la Palestine dudit projet de résolution ».
À la question de savoir pour quelle raison les négociateurs palestiniens avaient accepté la suppression de leur propre peuple de l’ordre du jour, le chef de la mission de l’OLP près de l’ONU, à Genève, Ibrahim Khraishi, a déclaré à l’agence Ma’an que « la décision avait été prise par tous les groupes » de supprimer toute référence à des pays en particulier. « Certains représentants africains ne veulent pas que certains pays africains soient mentionnés… comme le Soudan. L’Europe ne veut pas qu’Israël soit mentionné… Nous ne voulons singulariser aucun pays, comprenez-vous ? »
« Cette histoire, là, selon laquelle la Palestine aurait été supprimée du projet de résolution, ça n’est pas vrai », a-t-il ajouté, arguant du fait que le simple fait que les objectifs du document adopté en 2001 soient réaffirmés impliquerait que la Palestine serait évoquée de manière implicite dans le projet.
À la question de savoir pourquoi les USA, le Canada et l’Italie persistent à boycotter la conférence, en dépit de la suppression de toute référence à Israël et aux Palestiniens, M. Khraishi a répondu que ces pays recherchent, en réalité, d’autres concessions ; ils exigent de facto que la conférence d’examen de Durban ne s’aligne pas sur les objectifs dégagés à Durban en 2001.
Dans leurs déclarations publiques, les USA ont indiqué qu’ils soutiennent cet objectif apparemment contradictoire de nier rétrospectivement les orientations données par la conférence de Durban.
Dans une déclaration faite mardi dernier, le Département d’État a dit : « Nous saluons le récent progrès… dans la rédaction du document, qui a supprimé tout propos singularisant un pays ou un conflit, toute terminologie impliquant un concept de « diffamation d’une religion », ainsi que toutes les exigences de réparation au profit des victimes de l’esclavage. »
« Certains éléments demeurent cependant dans le texte actuel du projet, qui continuent à poser des problèmes importants », poursuivait la déclaration. « Les USA pensent que pour être viable, tout projet de résolution de la Conférence d’examen doit être résumé et ne pas réaffirmer dans sa totalité la Déclaration et le Programme d’Action (DDPA)défectueux de Durban 2001. »
Interrogé sur cet énoncé des exigences usaméricaines, Mme Jaradat, présidente de Badil, a dit que le fait de ne pas avaliser le document de 2001 « équivaudrait carrément à ne pas tenir la conférence de Genève ».
M. Khraishi a quant à lui précisé qu’il ne savait pas exactement quelles conditions devaient être remplies pour persuader les USA de participer à la conférence, mais il a dit que la délégation usaméricaine « attendait des instructions de Washington », et spécifiquement de la secrétaire d’État Hillary Clinton.
L’essentiel, a prétendu M. Khraishi, c’est qu’ « il est impossible de mentionner la Palestine et Israël ». Il a invoqué le fait qu’une tentative d’insérer in extremis un passage faisant référence à une « occupation de soixante années » s’était heurtée au veto usaméricain.
M. Khraishi n’a pas non plus écarté la possibilité que la dernière journée des réunions préliminaires, vendredi, puisse amener de nouvelles modifications. Il a indiqué que le ministre des Affaires étrangères de l’ Autorité palestinienne, M. Riyad Al Maliki était dans l’avion, et qu’il venait à Genève afin de s’adresser au comité préparatoire de la conférence.
Les délégations au sommet de Durban, en 2001, avaient fini par adopter un document intitulé Déclaration et Programme d’Action (DDPA), qui stipule, à son article 63 : « Nous sommes préoccupés par le calvaire du peuple palestinien sous le joug d’une occupation étrangère », et « nous reconnaissons le droit inaliénable du peuple palestinien à l’autodétermination et à l’instauration d’un État indépendant ». L’article 64 appelle « à une paix juste, globale et durable dans la région [du Moyen-Orient] ».
Les Palestiniens figurent, dans ce document, dans une liste de « victimes du racisme, de la discrimination raciale, de la xénophobie et de l’intolérance connexe ». Dans cette seule section sont mentionnés divers peuples, dont « les peuples africains et les peuples d’origine africaine, les Asiatiques, les réfugiés, les demandeurs d’asile, les personnes déplacées, les populations métisses des Amériques, les Rom/Tziganes/Sinti/Gens du voyage, les femmes et les personnes infectées ou affectées par le virus du sida (HIV) ». La même section du document déclare que « l’Holocauste ne doit jamais être oublié. »
Le projet de document de la conférence de 2009, qui ne comporte plus que dix-sept pages, a fait sauter toute référence non seulement aux Palestiniens, mais aussi à la plupart des autres populations spécifiques. Sa version la plus récente continue à en appeler à la remémoration de l’Holocauste, ainsi qu’à la lutte contre les « idéologies néonazie, néofasciste » ainsi que contre toutes les idéologies prônant la violence. Le document comporte une unique référence (non spécifiée, NdT) à une « occupation étrangère », en association avec le racisme.
Les Palestiniens ayant été ainsi rayés du programme, Badil et ses partenaires sont en train d’organiser une « Conférence d’examen d’Israël », qui permettra aux organisations de la société civile de mettre en débat des analyses et des stratégies de la lutte contre « l’apartheid, le colonialisme et l’occupation. »
Traduction Marcel Charbonnier révisé par Fausto Giudice tlaxcala.es
22.4.09 19:50
http://basta.20six.fr/basta/art/166582419/Des-ONG-de-defense-des-droits-humains-

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mardi, avril 21, 2009

Mahmoud Ahmadinajad à la Conférence de « Durban II » : une vérité qui dérange

« A la fin de la deuxième guerre mondiale, prenant prétexte des souffrances juives ils (les Européens, ndlr) ont eu recours aux moyens militaires pour créer une nation de sans abris. Ils ont envoyé des migrants d'Europe et des Etats unis et d'autres parties du monde afin d'établir un gouvernement totalement raciste dans la Palestine occupée »

Ce sont les propos de Mahmoud Ahmadinejad qui ont fait bondir, sous prétexte d'antisémitisme et de négationnisme, hors de la salle les délégations européennes, Français en tête, lors de la Conférence « Durban II » sur le racisme, au siège de l'ONU de Genève ce lundi 20 avril, couvrant ainsi l'ensemble du discours du président de la République islamique d'Iran
Certes, le discours du président iranien a été ouvertement anti-israélien, mais certainement pas antisémite, et encore moins négationniste. On pourrait même dire que Mahmoud Ahmadinejad a osé la question essentielle que personne ne pose, à savoir : sur quelle légitimité l'État d'Israël s'est-il fondé ?
On pourrait d'ailleurs confronter les paroles de Mahmoud Ahmadinejad à celles de l'ancien premier ministre israélien David Ben Gourion : « Si j'étais un leader arabe, je ne signerais jamais un accord avec Israël. C'est normal; nous avons pris leur pays. Il est vrai que Dieu nous l'a promis, mais comment cela pourrait-il les concerner ? Notre dieu n'est pas le leur. Il y a eu antisémitisme, les Nazis, Hitler, Auschwitz, mais était-ce leur faute ? Ils ne voient qu'une seule chose : nous sommes venus et nous avons volé leurs terres. Pourquoi devraient-ils accepter cela ? » (1)
En effet, on se demande bien pourquoi. Du point de vue du droit, la revendication d'un territoire après 2000 ans ou plus sous le prétexte d'un « droit historique » est une absurdité qui ne tient pas la route un instant. Il n'est pas difficile de concevoir les bouleversements qui auraient lieu dans le monde si on reconnaissait à chaque peuple le droit de revendiquer des territoires sous le prétexte d'un « droit historique ». Mais, à part l'absurdité de la notion du « droit historique », en fait, la prétention sioniste est insoutenable, pour la raison que les Juifs de nos jours ne possèdent pas de lien racial avec les Hébreux de l'antiquité.
En réalité, la Palestine est un pays qui, de tous temps, a été habité par les Palestiniens. Il existe une fausse idées qui suggère que les Palestiniens arabes ont habité le pays durant treize siècle seulement et qu'ils seraient les descendant des musulmans venus de la Péninsule d'Arabie lors de la conquête musulmane du VIIème siècle. Or, cette théorie est historiquement fausse. L'apport de la conquête musulmane de la Palestine a été surtout un apport en religion plutôt qu'un apport en population. La population qui vivait alors en Palestine ne fut ni déplacée ni exterminée. Un certain nombre d'habitants embrassèrent l'Islam, mais la plupart d'entre-eux, surtout les chrétiens arabes, gardèrent leur religion. Les Arabes, il faut le rappeler, sont un peuple pré-islamique et les Palestiniens, à la différence des Hébreux qui avaient envahi la Palestine vers le XIIème siècle avant Jésus-Christ, n'ont jamais été des envahisseur, mais les habitants autochtones du pays. Ils étaient les descendant des Cananéens, des Philistins et autres tribus qui avaient habité la terre de Canaan depuis l'aube de l'histoire. Même au sommet de l'invasion hébraïque venue d'Égypte, les Cananéens continuèrent à lutter contre les envahisseurs. Quant aux Philistins, ils ne furent jamais subjugués en continuèrent à contrôler le littoral sud du pays.
Un autre fantasme, d'ailleurs très savamment répandu, voudrait faire croire que les Juifs de nos jours sont les descendants des Hébreux qui auraient envahi la Palestine dans les temps bibliques. Cette fausse conception a été forgée par les sionistes au début du siècle dernier, de sorte à donner une apparence de droit à leur revendication d'un foyer national juif en Palestine. Mais en fait, les Juifs de descendance palestinienne constituent une infime minorité. Les Juifs ont été d'aussi zélés convertisseurs que les chrétiens ou musulmans. Avant l'ère chrétienne, les Juifs avaient converti à la religion monothéiste de Moïse d'autres sémites (ou arabes), des Grecs, Des Égyptiens, des Roumains en grand nombre. Le prosélytisme juif ne s'exerça pas avec une moindre activité par la suite, en Asie, dans tout le nord de l'Afrique, en Italie, en Espagne, en Gaule. L'immense majorité des Juifs russes, polonais, galiciens, descend des Khazars, population tartare du sud de la Russie qui se convertit massivement au judaïsme au temps de Charlemagne. On le voit bien, pour parler d'un « peuple juif » qui trouverait son origine en Palestine, il faut être ignorant ou de mauvaise foi : il n'y a jamais eu de « peuple juif ».
Aussi, l'indignation et le départ des délégations européennes à cette conférence ressemble surtout à habile manœuvre de diversion, sous couvert d'antisémitisme, pour couvrir les propos du président Ahmadinejad, de sorte à ce que les populations d'Europe ne puissent savoir sur quels mensonges s'est édifié l'État d'Israël. Assurément,la culpabilité qui hante les dirigeants européens les contraint à considérer toute critique envers l'occupant sioniste comme une offense et une atteinte à leur propre intégrité.
A aucun moment, lors de son allocution, le président iranien n'a appelé à la destruction d'Israël, ni nié ou minimisé la Shoah. Il a seulement rappelé une vérité qui dérange en nous invitant à regarder l'histoire en face : l'Etat d'Israël n'a aucune légitimité, ni historique, ni en droit.

1: David Ben-Gourion, premier ministre israélien, cité par Nahum Goldmann dans "Le Paradoxe Juif", page 121
Lire également
L’Exil du peuple juif remis en cause
Mardi 21 Avril 2009 / Frédéric Courvoisier, Mecanopolis / Alterinfo
21.4.09 20:55
http://basta.20six.fr/basta/art/166521771/
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dimanche, avril 19, 2009

Le gouvernement égyptien contre le Hezbollah

Les accusations égyptiennes s’inscrivent dans le cadre d’une stratégie d’une partie des pouvoirs arabes pour faire de l’Iran (et aussi de la Syrie, du Hezbollah et du Hamas) l’ennemi principal, au détriment de la lutte contre Israël.

Sur le site du Monde (« L’armée israélienne sur ses gardes à la frontière égyptienne », 14 avril) : « L’armée israélienne a été placée en état d’alerte élevé le long de la frontière avec l’Egypte, a annoncé mardi 14 avril un haut responsable de l’Etat hébreu. Les forces de sécurité égyptiennes sont à la recherche de treize hommes soupçonnés d’appartenir au Hezbollah et de préparer des attentats contre les ressortissants israéliens dans le Sinaï. »
Le quotidien revient sur les origines de la crise :
« Les autorités égyptiennes avaient annoncé, mercredi 8 avril, l’arrestation de quarante-neuf personnes liées au Hezbollah et accusées de préparer des attentats en Egypte. Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a reconnu que le leader présumé des personnes arrêtées, un Libanais identifié comme Sami Chehab, était bien membre de son mouvement et qu’il se trouvait en “mission logistique” en Egypte afin de faire parvenir du matériel militaire aux Palestiniens de Gaza. »
Dans son discours, dont on trouvera le texte intégral en anglais ci-joint, Hassan Nasrallah rappelle la chronologie des événements :
« — Le 19 novembre 2008, les autorités égyptiennes ont arrêté (avec d’autres Arabes) un citoyen libanais, accusé d’avoir transporté des armes et des équipements à travers la frontière égyptienne vers la Palestine. Certains médias ont mentionné l’appartenance de cette personne au Hezbollah. Mais les choses se sont arrêtées là, et le Hezbollah n’a pas réagi.
— Quelques semaines plus tard, Israël lançait sa guerre contre Gaza. Le Hezbollah a alors défendu l’ouverture du passage de Rafah pour lever le siège de Gaza et aider la résistance. Comme le gouvernement égyptien ne l’a pas ouvert, nous l’avons dénoncé, ce qui a suscité une forte campagne des médias et des autorités contre nous, mais rien n’a été dit de cette affaire d’arrestation.
— Après la guerre, la situation s’est calmée, et une certaine réconciliation arabe a eu lieu. »
Jusqu’au 8 avril, ajoute Nasrallah, quand le procureur général égyptien a publié une déclaration affirmant que la direction du Hezbollah envoyait certains de ses cadres en Egypte pour recruter des membres égyptiens, et que le parti avait décidé de préparer des opérations en Egypte même. Plus aucune mention n’est faite de l’aide à Gaza.
Nasrallah commente alors ces faits, affirmant que l’organisation n’a pas peur de dire ce qu’elle fait. « Oui, Sami Chehab est un membre du Hezbollah, oui il a participé à une action pour transférer des équipements et aider la résistance à Gaza. Or cette accusation n’est pas reprise par les autorités égyptiennes, qui inventent des mensonges selon lesquels nous viserions des objectifs en Egypte, et même certaines hautes personnalités. Quant au nombre de personnes, pas plus de dix (et non cinquante, comme le dit Le Caire) étaient liées à Sami. »
Nasrallah a répété que le Hezbollah était un parti libanais et qu’il ne cherchait pas à s’ingérer dans les affaires des pays arabes ou musulmans, ni à y créer des cellules. Il a aussi nié vouloir répandre le chiisme en Egypte.
La presse israélienne revient longuement sur cette crise (lire « Egypt to Hezbollah : We’ll strike back if you attack us », de Yoav Stern, Haaretz, 13 avril). Selon Yossi Melman, Amos Harel et Avi Issacharoff de Haaretz (14 avril), c’est le Mossad qui a fourni aux Egyptiens les informations pour arrêter la cellule du Hezbollah (« Mossad tip led to capture of Hezbollah cell in Sinai ». Le quotidien reprend les accusations égyptiennes, y compris celle qui affirme que le Hezbollah voulait attaquer des bateaux dans le canal de Suez pour le bloquer, et termine par cette phrase significative : « La découverte de ce réseau amènera l’Egypte à mieux comprendre la position israélienne. »
Zvi Barel, dans Haaretz (12 avril), « Egypt’s top ennemy », inscrit cette campagne égyptienne dans la lutte régionale contre l’Iran :
« La publication de détails et les accusations contre Hassan Nasrallah – tenu directement responsable de financer et d’organiser un réseau terroriste en Egypte – visent en partie à contrer les critiques acerbes du chef du Hezbollah à l’encontre de l’Egypte durant l’opération Plomb durci. Nasrallah a accusé l’Egypte de collaborer avec Israël contre les Palestiniens. De la même manière que le régime égyptien a rallié les médias locaux contre le Hamas, il cherche à nuire à l’image du Hezbollah comme défenseur des Palestiniens. » Le journaliste poursuit en affirmant que cette campagne vise aussi la Syrie et l’Iran, tenus pour responsables de l’échec de la réconciliation palestinienne. L’Iran, en particulier, est désigné comme l’ennemi des Arabes.
Il est sûr que la popularité du Hezbollah, notamment depuis la guerre du Liban de 2006, inquiète une partie des pouvoirs arabes. D’autant que cette organisation est désormais reconnue par différentes puissances occidentales, le Royaume-Uni ayant décidé d’ouvrir un dialogue avec elle (lire « Lebanon’s Hezbollah savors increasing legitimacy », par Borzou Daragahi, Los Angeles Times, 13 avril).
La plupart des forces politiques égyptiennes, y compris la gauche officielle (par la voix de Rifaat Al-Saïd, président du Tagamou&rsquo, ont rallié le camp du pouvoir. Seule exception, les Frères musulmans, principale organisation d’opposition, qui a déclaré que le Hezbollah et l’Egypte avaient les mêmes ennemis et que Le Caire devait ouvrir le passage de Rafah. Les Frères musulmans ont aussi nié le fait que des membres de leur organisation aient participé à la cellule du Hezbollah (« Egypt group denies ’spy cell’ », Al-Jazeera English, 15 avril). Par ailleurs, l’Egypte menace le Hezbollah de représailles (lire « Egypt : Hizbullah will pay heavy price for plotting attacks », par Roee Nahmias, Ynet, 15 avril).
La presse panarabe attaque violemment ceux qui défendent le Hezbollah. Ainsi, le chroniqueur Tariq Alhomayed, rédacteur en chef de Asharq alawsat, quotidien financé par un prince saoudien, publie un éditorial intitulé « Look Who’s Defending Hezbollah ! » (14 avril) :
« Qui défend le Hezbollah ? La réponse est simple et ne requiert pas une grande intelligence : les défenseurs du Hezbollah sont la Syrie, l’Iran, le Hamas et les Frères musulmans égyptiens, le même groupe qui a provoqué toutes les crises survenues entre les pays arabes. » En revanche, bien sûr, Israël n’est responsable de rien...
Même tonalité dans Al-Hayat. En revanche, Alquds alarabi, quotidien publié à Londres, condamne, par la voix de son rédacteur en chef Abdelbari Atwan, les attaques contre le chef du Hezbollah (pour les lecteurs arabophones).
Ecrivant depuis Damas dans Asia Times (« Egypt has Hezbollah in its sights », 15 avril), Sami Moubayed s’interroge :
« Un fait demeure et pose question : Chihab et ses camarades ont été arrêtés en Egypte le 19 novembre 2008, plus d’un mois avant la guerre israélienne contre Gaza, qui a commencé le 27 décembre. L’Egypte a rendu l’affaire publique le 8 avril et les observateurs s’interrogent : pourquoi ce délai ? » Pourquoi ne l’a-t-elle pas fait durant la guerre contre Gaza, poursuit Moubayed, alors que Nasrallah accusait le gouvernement égyptien de prendre ses ordres des Etats-Unis et demandait l’ouverture du passage de Rafah ?
Ces accusations égyptiennes s’inscrivent dans le cadre d’une stratégie d’une partie des pouvoirs arabes pour faire de l’Iran (et aussi de la Syrie, du Hezbollah et du Hamas) l’ennemi principal, au détriment de la lutte contre Israël. Cette stratégie était celle de la droite néoconsevatrice américaine. Sera-t-elle celle du président Obama ? Ou les ouvertures en direction de l’Iran prévaudront-elles ?

19 avril 2009 / Alain Gresh / France-Palestine
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